Fosses Mag'

NOVEMBRE 2001
  Fichier en format PDF
SEPTEMBRE 2001
JOURNÉES DU PATRIMOINE
JUIN 2001
ETE 2001
MAI 2001
FAISONS TOUS LA FETE LE 12 MAI
AVRIL 2001
ELECTIONS
MARS 2001
L'AGORA: LA PLACE DE TOUS LES PUBLICS
FEVRIER 2001
PIROUETTE: UN LIEU DE VIE
JANVIER 2001
LE POINT EMPLOI A.N.P.E.


   
L’EVENEMENT
SEPTEMBRE 2001
 
 
JOURNÉES DU PATRIMOINE
FOSSES FÊTE 1000 ANS D'ACTIVITÉ POTIÈRE

Fosses est à l'honneur les 15 et 16 septembre au Village de 10h à 18h. Exposition sur les fouilles archéologiques, marché de potiers, présentation de l'argile extraite à Fosses, visite de l'église Saint-Etienne, diaporama, présentation de l'ouvrage de Rémy Guadagnin. Un week-end entièrement consacré au patrimoine historique et artisanal de Fosses.

Interview de Rémy Guadagnin, responsable du service archéologie du Musée national des Arts et Traditions Populaires.

Peut-on dresser un premier bilan de ces 10 années de fouilles à Fosses ?
Le premier bilan, c'est d'avoir réussi en dix ans à couvrir une période de production de mille ans. Il faut admettre que nous avons eu un peu de chance, notamment au moment de fouiller la ferme Laforest, située en plein coeur du village, et qui s'est avéré être le 18ème secteur de production et dans lequel nous avons trouvé plusieurs ateliers. Toutes ces opérations de fouilles nous ont permis de couvrir mille ans d'activité potière, d'évolution des techniques, de la vie quotidienne, des mentalités, de la vie familiale. Le bilan est très largement positif. Sauf que l'inconnue demeure l'origine de la production, de l'activité, qu'on ne sait toujours pas dater aujourd'hui.
Vous avez publié un premier ouvrage et vous préparez actuellement le deuxième volume...
Le premier ouvrage, c'est la synthèse de tout ce qui a été fait en 10 ans : l'origine de notre intervention, la révélation de l'importance du site. Car il faut savoir que la céramique occupât une place très importante dans la vie quotidienne des Français pendant des siècles. Il y avait des dizaines de céramiques dans chaque foyer d'Ile-de-France. Et les potiers de Fosses ont alimenté ce marché gigantesque pendant mille ans. Ce qui représente des millions de céramiques dans toute la région.
Comment peut-on être sûr qu'une céramique trouvée à Paris provienne de Fosses ?
De la même manière qu'on peut identifier un criminel avec son ADN, nous avons un code qu'on appelle caractérisation dans lequel sont enregistrées toutes les composantes chimiques de l'argile de Fosses. Cette matière première qui se trouve à cinquante mètres de l'église de Fosses, nous l'avons analysée. Nous avons pu faire sa caractérisation, ainsi que celles de tous les pots produits à Fosses depuis le IXème siècle. Quand on a un doute sur une céramique trouvée à Paris, Pontoise ou Senlis, on en soumet un morceau à l'analyse chimique et on obtient une réponse scientifique qui permet de prouver l'origine de cette céramique.
N'est-il pas réducteur de limiter l'activité à la seule commune de Fosses ? N'ont-ils pas finalement sévit tout le long de la vallée de l'Ysieux ?
L'Ysieux sert de limite communale. Quand on sort de l'église Saint-Etienne pour descendre la rue de la Source, à gauche on est à Marly-la-Ville, et à droite à Bellefontaine. Quand on dit que les potiers étaient à Fosses, Bellefontaine ou Marly, il s'agit d'un périmètre relativement restreint autour de l'Ysieux. On peut aussi préciser qu'il y a eu à certains moments une activité potière à Lassy et Gascourt.
Pour se faire une idée de ce que représentent vos travaux est-il possible de quantifier les moyens mis en oeuvre ainsi que le matériel mis au jour ?
Pendant dix ans, nous avons été trois permanents : Muriel Hue, Michel Ceccini, et moi-même. Pendant les congés universitaires nous avons aussi le concours d'étudiants en archéologie, de bénévoles de l'association JPGF fondée en 1961 et qui a pour vocation de mettre en évidence et de valoriser le patrimoine du Pays de France. En période de fouilles, nous pouvons réunir une équipe d'une trentaine de personnes. Si on veut chiffrer ce qui a été mis au jour, il y a environ 50 tonnes de céramiques qui ont été extraites du sol de Fosses en 10 ans. Il a fallu un travail considérable pour remonter toutes ces céramiques. Au niveau de la muséographie, on peut estimer à 500 pièces ce qui a été trouvé. Quant aux formes incomplètes mais néanmoins utilisables pour des descriptions scientifiques, c'est de l'ordre d'environ 2000. Le deuxième tome de la publication sera le catalogue chronologique et typologique de cette céramique. C’est-à-dire qu'on montrera la production des potiers à chaque époque, avec toute la gamme de leur production. C'est un exemple unique en France.
Quel enseignement tirer de ces découvertes à Fosses ?
On peut déjà avoir une idée de l'évolution des modes alimentaires, à savoir qu'on sait que la viande était au départ cuite, rôtie, puis bouillie ; la viande demande l'utilisation de marmites. Or ces marmites arrivent très tard puisqu'elles ne sont pas utilisées avant le XIVème siècle. La grande période, c'est le XVIème siècle, sous l'influence italienne et allemande. On a par exemple des pots qui ressemblent à des "huguenotes" parce qu'elles ressemblent aux marmites amenées par les Protestants au XVI ème siècle. On peut ainsi suivre l'évolution des modes alimentaires, différencier les modes alimentaires en milieu bourgeois des modes alimentaires en milieu paysan qui n'ont pas beaucoup varié depuis le très haut moyen-âge. La fameuse "poule-au-pot" que voulait Henri IV pour chaque famille à la fin du XVIème siècle est tout à fait révélatrice. C'était l'aubaine à cette époque de pouvoir manger une poule en fin de semaine. Et il faut savoir que la consommation de viande était très rare au moyen-âge, sauf pour les classes aisées. Tout ça ressort bien dans l'utilisation de la gamme des céramiques à usage rural, de celles destinées aux communautés urbaines, voire aux bourgs monastiques de Saint-Denis où nous avons là une tout autre gamme de production, beaucoup plus luxueuse et beaucoup plus variée.
Vous avez trouvé en 1995 une superbe assiette frappée de la Fleur de Lys tout près de l'école Dumas. À qui pouvait-elle appartenir ?
Cette assiette est datée précisément de la première moitié du 16ème siècle, on pourrait dire de l'époque de François 1er. Je ne dis pas qu'elle était destinée à la table royale, mais elle était destinée au moins à une aristocratie locale. On sait qu'aux abords de la vallée de l'Ysieux, il y avait des résidences secondaires importantes dès le moyen-âge appartenant à de grands officiers de la Couronne ou de la très haute bourgeoisie.
Avez-vous mis au jour d'autres pièces particulièrement intéressantes ?
Je suis fier du travail qui a été accompli. Ce ne serait pas très objectif de dire qu'on préfère la production du XIIème, du XIIIème ou du XIVème siècle. Je peux simplement dire que j'aime beaucoup une scène qui représente l'Annonciation, un bas-relief en terre cuite qui date de la fin XVème ou début XVIème siècle.
Quelles sont les perspectives de vos travaux aujourd'hui ?
Nous allons terminer une opération de fouilles programmées, une opération motivée par des critères scientifiques, dans une parcelle de 700 mètres carrés, à 50 mètres à l'Est de l'église Saint-Etienne, l'ancienne ferme Laforest. Cette ferme cachait les vestiges d'ateliers du XIVème, XVème et XVIème siècles. La fouille va s'achever cette année. Après nous reviendrons terminer la fouille programmée entre l'école Dumas et l'église. Il existe en effet un projet de mise en valeur de l'église et de ses environs, du Village de Fosses et de son patrimoine.

L'église Saint-Etienne
Saint-Etienne est une église romane, modifiée au cours des XIIIème et XVIème siècles. Saint-Etienne est un monument de premier ordre. On retiendra en particulier son chevet, son abside romane, son portail (bâti sous Saint-Louis), sa façade méridionale du XVIème siècle. On estime par ailleurs que les potiers ont fréquenté cette église pendant des siècles. Des familles de potiers sont enterrées dans le petit cimetière qui jouxte au Nord l'église Saint-Etienne. La visite de l'église est assurée pendant les journées du Patrimoine par les Amis de Saint-Etienne.

Un livre de référence
"Fosses-Vallée de l'Ysieux. Mille ans de production céramique en Ile-de-France. Volume 1 : les données archéologiques et historiques." De Rémy Guadagnin. Publication du CRAM. Ouvrage disponible à la librairie du Musée national des Arts et Traditions populaires, 6 avenue Mahatma Gandhi, 75116 Paris (Tél. 01 44 17 60 30). Prix : 280 francs.

Une activité qui a de l'avenir
Fosses peut compter sur mille ans d'activité potière. Mais Fosses est aussi tourné vers l'avenir. Elisabeth Lory, 26 ans, potière et fossatussienne depuis près de 2 ans, intervient dans les écoles de la ville et initie les jeunes Fossatussiens à la poterie. Elle a également décidé de reproduire les céramiques de Fosses, en accord avec les archéologues. Un travail très difficile compte tenu de la faible épaisseur des céramiques cuites à Fosses pendant plusieurs siècles.

Un marché potier
Elisabeth Lory sera bien sûr présente à l'occasion des journées du patrimoine, en présence d'une dizaine de potiers venus d'Ile-de-France, mais également de Normandie et de Bourgogne. Ce véritable marché de potiers sera l'une des grandes animations du week-end.

Une exposition salle Delambre
La salle Delambre sera ouverte de 10h à 18h pendant les journées du patrimoine. L'association JPGF propose une exposition sur le thème des 10 ans de fouilles à Fosses. L'ouvrage de Rémy Guadagnin sera présenté par l'auteur. Michel Ceccini présentera l'argile extraite à Fosses à une profondeur de 3 mètres. Un diaporama sera également présenté, ainsi que quelques-unes des plus belles céramiques.

Un heureux hasard
Tout a commencé au bord du chemin d'Hérivaux en mai 1989. Les premières découvertes archéologiques sont le fruit du hasard à l'occasion de travaux sur un chantier de construction. Par la suite les archéologues vont de découvertes en découvertes, mettant au jour un site unique en Ile-de-France, témoignage d'une activité potière soutenue pendant mille ans à proximité de l'Ysieux. Cette intense activité artisanale ayant totalement disparu de l'inconscient collectif à Fosses, personne n'aurait pu imaginer il y a dix ans que l'origine même du nom de la ville pouvait avoir un lien avec les fosses d'extraction de l'argile.

L’EVENEMENT  

 

 

 
JUIN 2001

ETE 2001

Vive le soleil et la lumière de l'été. Il y a mille choses à faire ou à voir à Fosses. Du sport bien sûr, des activités culturelles ou éducatives, des promenades entre amis, des voyages au bord de la mer, des barbecues entre voisins. Vous pouvez laisser libre cours à votre imagination. Les plus jeunes peuvent également prendre contact avec les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse et des sports. Il y aura toujours quelqu'un pour vous donner un conseil, une astuce, un bon plan pour partir et profiter de l'été.

Le Centre de loisirs

L'équipe d'animateurs du Centre de Loisirs accueille les enfants à partir de 2 ans et demi à 12 ans. Cet été est placé sous le signe de l'amusement et de la découverte. Avec pour le mois de juillet le thème du jeu avec la réalisation d'olympiades interveilles le 13 juillet de 14h à 18h et la préparation du défilé sur le même thème. Au mois d'août les enfants partiront à la découverte de l'eau sous toutes ses formes. Plusieurs séjours sont également proposés du 9 au 14 juillet et du 31 juillet au 4 août : Arradon pour les plus de 9 ans, Saint-Hilaire pour les moins de 7 ans.
Le Centre de Loisirs vous propose également du camping sur la base de loisirs de Saint-Leu d'Esserent du 23 au 25 juillet pour les 7/8 ans, et du 25 au 27 juillet pour les enfants âgés de 9 à 12 ans, du 13 au 14 août pour les 6/7 ans, et du 16 au 17 août pour les 8/12 ans.
Des sorties sont par ailleurs au programme : Château de la Roche Guignon, Mer de Sable, Musée du Jouet, Sea Life, Cité des Sciences, promenades en vélo, randonnées pédestres.
Une quantité d'activités variées seront proposées au Centre de Loisirs avec tout le matériel été : tonnelle, mobilier de jardin, piscine, jeux, etc. Des veillées seront enfin proposées au cours de cet été 2001 !

Le Service Jeunesse

Le point-Jeunes
Il est ouvert pendant tout l'été de 10h à 12h et de 14h à 18h (sauf les jours où des sorties sont organisées). Il accueille les jeunes de 12 à 16 ans et accompagne les projets des jeunes de 17 à 25 ans. Des sorties culturelles et de loisirs sont proposées (piscine, cinéma etc.) ainsi que des soirées à thèmes (barbecue, vidéo, foot, etc. Si vous voulez réaliser un projet, un week-end camping par exemple, contactez le Point-Jeunes. Les animateurs trouveront toujours une bonne solution pour vous donner un coup de main.
Tel : 01 34 72 45 49.

Les Séjours été
Le service Municipal de la Jeunesse vous propose des séjours de 12 jours en Camargue. L'hébergement est assuré au Centre d'accueil de Lavalduc. Les jeunes âgés de 12 à 14 ans peuvent s'inscrire pour le séjour du 13 au 24 juillet. Les 15/17 ans peuvent s'inscrire au séjour du 2 au 15 août. Renseignements complémentaires auprès du Service Jeunesse au 01 34 47 40 24.

SMIDJ
Le SMIDJ est fermé du 16 juillet au 26 août. En juin et et jusqu'au 16 juilet, vous avez la possibilité de bénéficier d'une aide dans votre recherche d'un job d'été. Ouvert le lundi, mardi, mercredi et vendredi de 10h à 12h et de 14h30 à 17h30, le jeudi de 14h30 à 19h30.

SOS Rentrée : Vous êtes collégien ou lycéen et vous n'avez pas obtenu l'affectation dans l'établissement ou la filière de votre choix ? Faites-vous connaître et venez remplir un dossier SOS-Rentrée au SMIDJ afin de tenter de trouver une solution.

Le Point-Emploi ANPE est fermé du 6 au 24 août.

Le Service des Sports

Vous avez entre 12 et 18 ans ? Le Service des Sports vous propose un large éventail d'activités sportives dans le cadre de l'initiative Fosses Tous Sports.
Des stages sont organisés en partenariat avec les associations dans les différents équipements de la ville (tennis, plongée, tennis de table...)
Des activités dans les équipements sportifs sont également possibles à la journée ou à la demi-journée. Le programme détaillé de Fosses Tous Sports sera disponible au Service des Sports à partir du 15 juin, et sur le site Internet de la ville.

Les jeunes de Fosses sur la bande FM.

Retrouvez les reportages réalisés par les jeunes de Fosses le 12 mai dernier aux jardins de Serres, et dans le cadre de la Semaine thématique sur la communication et le langage sur Radio Belovaque, 96.7 et 106.5 FM le mercredi 20 juin de 18h30 à 20h30.

 

   
L’EVENEMENT
MAI 2001
 
 
FAISONS TOUS LA FETE LE 12 MAI

C’est la fête à Fosses le 12 mai ! Une véritable fête pour tous les publics. Les festivités commencent le matin par le Carnaval des Ecoles. Une multitude d’animations vont ensuite rassembler une foule de Fossatussiens autour du kiosque des Jardins de Serres. Spectacles, activités culturelles et sportives, stands associatifs, espaces d’échanges, de restauration, de jeux, ou de rencontres. On est là pour parler, débattre, bouger, vivre au rythme d’un monde en mouvement, se rassembler en toute convivialité pour vivre ensemble.

Carnaval

Le matin à partir de 9h30 : carnaval dans les rues de Fosses sur le thème de la Bande Dessinée Emmenés par les enfants des écoles de la ville, quatre défilés accompagnés de Batucadas (groupes inspirés des musiques brésiliennes) déambuleront dans les rues de Fosses pour se rejoindre et arriver groupés au jardin de Serres.
Autour des établissements scolaires Daudet, Dumas, Mistral et Barbusse, 4 compagnies - Koté Rue, Les Percu Terreux d’la Beauce, Effet Non Stop et Qui tonne - ainsi que des associations locales - ECAM, Les Simples d’esprit (?), Les Motards en vadrouille... animeront les rues de la ville !
Un final avec l’ensemble des musiciens/percussionnistes aura lieu à l’arrivée au parc Serres, vers 11 heures.
L’après-midi : fête au jardin de Serres à partir de 12h et jusqu’à 18h30.
Sur le thème de la charte de la ville.

Spectacles

12h30 Gribouille et Gigi : duo chant - accordéon. (classiques de la chanson française)
14h00 “Nico et Arno” (Cie PiR2) : acrobatie Burlesque
14h30” Croch’ pied” (Cie Hydragon) : fanfare déambulatoire (percussions & cuivres)
15h15 : Gribouille et Gigi : duo chant - accordéon. (classiques de la chanson française)
15h50 : Contes pour toute la famille par l’association “Poussières d’étoiles”
16h15 : “Goltoch3” (Cie PiR2) : acrobatie Burlesque
16h50 : “Au fil du temps”, Denis Josselin : funambule
17h20 : Contes pour toute la famille par l’association “Poussières d’étoiles”
17h45 : L’art dans l’âme (association d’artistes Fossatussiens) : chanson Hip-Hop, R & B, Rap
18h00 : La Bandita (fanfare déambulatoire) : cumbia, cha-cha, salsa

Espace RESTAURATION

Le comité de jumelage Fosses - Serres (2) : Assiette froide, spécialités grecques
Le service jeunesse (3) : plat chaud
La fête au village (6) : grillades, poulets, andouillettes, frites...
ECAM (14) : assiette chaude de spécialités antillaises (accra, colombo de poulet...)
Le COS - Comité des OEuvres Sociales de la ville (14) : sandwich
Des espaces assis vous permettront de boire un verre et de déguster tous ces différents plats.
Possibilité de boire le café, pâtisseries, confiseries...
Les prix : à partir de 15Frs, 10Frs pour les boissons gazeuses.
Espace rencontres.

Service Municipal Jeunesse et Sports (stands 3, 4, 18, 20 et 21)
Animation autour du Slam (nouvelle forme de poésie urbaine), réalisation d’un clip vidéo, enregistrement d’une émission de radio, Cyber café au point jeune (18), informations sur les activités du service Jeunesse et Sports (présentation des activités d’été), animations sportives (dont initiation au Kanoé Kayak)

Association de jumelage Fosses -Serres (stand 2)
Exposition autour des derniers échanges entre Fosses et Serres

Comité de jumelage Fosses - Kampti (stand 9)
Vente/exposition d’objets africains. Vente d’objets réalisés par les enfants du centre de loisirs

Service Vie des Quartiers & l’association Club Images et Sons (stand 1)
Echange, animation autour de la citoyenneté et de la charte de la ville

Le foyer Bouquet d’Automne (stand 19)
Exposition, jeu/tombola avec un ours géant en peluche à gagner, vente d’objets confectionnés au foyer.

L’association Poussières d’étoiles (stand 16).
Animations autour du conte en direction des petits et des grands.

ESPACES JEUX

Gonflables (stand 12 et 15) : le château Lancelot et le toboggan clown
Aires de jeux pour les 7-12 ans et les 4-6 ans (2F les 5 minutes)

Animations sportives (stand 20 et 21) : Sur le terrain d’évolution auront lieu différentes animations. Une piscine sera également montée afin d’y découvrir le Canoé Kayak.

Pêche à la ligne (stand 10) : canards et poissons du jardin de Serres, lot pour chaque pêcheur.

Maquillage, avec la Compagnie Tableaux vivants (stand 11) :
Transformation des visages en une infinie variété de personnages, véritables tableaux vivants (5F le maquillage).

Les motards en vadrouille (stand 17) : baptême de sides (10F le tour, gratuit pour les - de 5 ans accompagnés, photo souvenir 20Fen A5, et 30F en A3)

Sakado (stand 7) : jeux gratuits pour les enfants.

Association Simples d’esprit (?) (stand 5) : jeux itinérants, tours de magie, animations...

La fête au village (stand 5) : Tir au pigeon et casse bouteilles.

Bibliothèque Georges Brassens (stand 7) : jeux gratuits pour les enfants.

Service enfance (stand 8, 9 et 13) : Stand d’activités manuelles autour du recyclage, jeu “basket déchets”, “détruisons la pollution” (chamboul’tout), “évitons les obstacles” (jeu - parcours en direction des plus petits).

Spectacles

Gribouille et Gigi :
Animation musicale en duo “chant/accordéon”, à travers un répertoire de vielles chansons françaises (padam padam, mon manège à moi, la bohême, jolie môme, un mauvais garçon, frou frou...)

Cie Pir2 : Nico & Arno
Voltiges absurdes dans un univers fringant. Deux monocycles sans complexe se poursuivent, s’empilent au périmètre du cercle.
C’est un duo cocasse et étrange. L’un sait faire des acrobaties, l’autre s’essaie maladroitement à l’imiter en lui servant la soupe et en grignotant petit à petit l’attention du public qui se marre, frémit, applaudit.

Cie Pir2 : Goltoch 3 :
Des pneus volent, des chaises s’empilent, s’épilent, un vélo s’emmêle, un trio d’énergumènes tente des prouesses les plus improbables dans un univers désuet fait d’objets récalcitrants, d’empoignades circassiennes et de rythmiques agitées.

Denis Josselin - funambule :
"être entre ciel et terre. Marcher sur la ligne de l’horizon, sur un rayon de soleil."
Après une formation de mime, de danseur et de cirquassien, qui sont pour lui ses premières découvertes de l’envol du corps, Denis Josselin concrétise sa passion des airs et du fil en se lançant pour la première fois sur un fil au-dessus d’un lac en 1988.
Depuis il joue de prouesses, il défie les lois de l’équilibre avec grâce. Il part à la conquête d’un clocher, taquine les toits d’immeubles et traverse les étendues d’eau sereinement.

Cie Hydragon :
"accoutrés de costumes lunaires venus d’ailleurs, ni toubadours, ni futuristes, mais inspirés de la bande dessinée... cabrioles, brusques arrêts, silence, musique !"
Cette fanfare est une source constante de bonne humeur d’émotion et de générosité. Avec une faculté d’adaptation étonnante, ils improvisent, jouent et entretiennent une interactivité avec le public qui reste leur source constante d’inspiration, de plaisir et de vrai échange.

La Bandita :
La Bandita joue une musique originale et joyeuse qui met des fourmis dans les jambes et le sourire aux lèvres, une musique populaire qui s’adresse à tous les publics, à toutes les générations. La Bandita rassemble dans la danse et permet d’oublier les différences. La formation de fanfare leur permet de déambuler au milieu du public, ce qu’affectionnent les musiciens, aussi à l’aise sur scène que dans la rue.
Difficile de rester insensible à la bonne humeur contagieuse de cette musique entraînante et sans frontière.

L’EVENEMENT  

 

 

 
AVRIL 2001

ELECTIONS DES 11 ET 18 MARS 2001

Les élections municipales des 11 et 18 mars 2001 ont été remportées par la liste citoyenne conduite par Alain Lacombe. Fosses mag’ vous présente la nouvelle équipe municipale ainsi que la liste complète des nouveaux élus.

C’est un événement majeur en démocratie. Les habitants ont le choix d’élire les personnes qui vont les représenter et animer la vie de la cité. Scrutin de proximité s’il en est, les élections municipales se sont déroulées les 11 et 18 mars derniers. A Fosses, ces élections ont été remportées le 18 mars par la liste citoyenne rassemblant autour d’Alain Lacombe des candidats communistes, socialistes, écologistes et des acteurs de la vie locale. Une semaine plus tard, le dimanche 25 mars, le nouveau conseil municipal s’est réuni en séance publique afin d’élire le maire et ses adjoints. La séance a été ouverte par le maire, Alain Lacombe, qui a donné lecture des résultats des élections. André Joly, en sa qualité de doyen de l’assemblée, a pris ensuite la présidence de ce conseil municipal qui a élu les différents adjoints. Cette séance a en outre été marquée par le remerciement de la municipalité à plusieurs élus du précédent mandat. Un moment chargé d’émotion où l’assemblée a vivement applaudi Arlette Ponce qui était maire adjointe, déléguée à l’enfance et à l’enseignement, Guy Roland qui était maire adjoint délégué à la communication, Arlette Noël ex-conseillère municipale, et Jean-Paul Olivier, lui aussi ancien conseiller municipal. Fosses Mag’ vous présente dans ce dossier la composition du bureau municipal, ainsi que la liste des élus du nouveau conseil municipal de Fosses.

Alain Lacombe, Maire
Maire de Fosses depuis 1983, Alain Lacombe a été réélu maire par 21 voix pour (sur 28). Il entame son quatrième mandat à la tête de la municipalité. Comptable, âgé de 57 ans, il préside plusieurs structures intercommunales et est Président de l’Association départementale des élus communistes et républicains (ADECR).

Patrick Ventribout
Patrick Ventribout a été élu par 22 voix (sur 29). Directeur d’école, âgé de 52 ans, Patrick Ventribout est délégué à l’urbanisme, l’environnement et les travaux.

Eric Vaillant
Eric Vaillant a été élu par 22 voix (sur 29). Chargé de mission, âgé de 39 ans, Eric Vaillant est délégué à l’enfance, les affaires scolaires et la jeunesse.

Djamila Soufi
Djamila Soufi a été élue par 22 voix (sur 29). Conseillère en formation, âgée de 36 ans, Djamila Soufi est déléguée à la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité.

Madeleine Barros
Madeleine Barros a été élue par 22 voix (sur 29). Infirmière retraitée, Madeleine Barros est déléguée à l’action sociale, la solidarité et la santé.

Claudine Auvray
Claudine Auvray a été élue par 22 voix (sur 29). Femme au foyer, âgée de 44 ans, Claudine Auvray est déléguée à la vie économique, le commerce et l’artisanat.

Marc Mauvois
Marc Mauvois a été élu par 22 voix (sur 29). Formateur, âgé de 35 ans, Marc Mauvois est délégué aux sports.

Christiane Bige
Christiane Bige a été élue par 22 voix (sur 29). Secrétaire, âgée de 52 ans, Christiane Bige est déléguée aux finances et au personnel.

M’Baïreh Lisette
M’Baïreh Lisette a été élu par 22 voix (sur 29). Directeur de comptes, âgé de 49 ans, M’Baïreh Lisette est délégué à la communication, aux relations publiques et aux jumelages.

Denis Vemclefs
Denis Vemclefs a été élu par 22 voix (sur 29). Directeur culturel, âgé de 40 ans, Denis Vemclefs est délégué à la culture, aux loisirs et animations.

LISTE DES CONSEILERS MUNICIPAUX

Elus de la liste « Pour Fosses, la ville à la campagne »
Sabine Salmon
Viviane Schille
André Joly
Monique Grare
Xavier Richez
Marie Pocard
Michel Wasselin
Jacqueline Haesinger
Michel Degouys
Mylène Lacombe
Pierre Barros
Lilian Cobo

Elus de la liste « Rassemblement pour Fosses »
François Lusinchi
Alain Boussemart

Elus de la liste « Avenir Fossatussien »
Michel Traversino
Chantal Jeanne
Jean-Claude David
Danielle Bouvry
Lionel Assous

MUNICIPALES : RESULTATS DU 18 MARS

Bureau 1 2 3 4 5 6 7 Total
Inscrits 856 1049 919 863 490 797 916 5890
Votants 80 636 508 445 294 435 533 3331
Nuls 20 32 19 8 7 8 24 118
Exprimés 460 604 489 437 287 427 509 3213
 
LACOMBE 250 302 254 212 141 185 207 1551
LUSINCHI 58 119 71 48 30 94 65 485
TRAVERSINO 152 183 164 177 116 148 237 1177
  460 604 489 437 287 427 509 3213
 
  Lacombe Lusinchi Traversino
TOTAL 48,27% 15,09% 36,63%
 
Bureau 1 2 3 4 5 6 7  
LACOMBE 54,35% 50,00% 51,94% 48,51% 49,13% 43,33% 40,67%
LUSINCHI 12,61% 19,70% 14,52% 10,98% 10,45% 22,01% 12,77%
TRAVERSINO 33,04% 30,30% 33,54% 40,50% 40,42% 34,66% 46,56%

CANTONALES : RESULTATS DU 18 MARS

Bureaux Inscrits Votants Exprimés Nuls MESSEANT LACOMBE
 
1. Hôtel de ville 852 475 55,75% 445 93,68% 30 171 38,43% 274 61,57%
2. Barbusse 1040 622 59,81% 592 95,18% 30 282 47,64% 310 52,36%
3. Daudet 914 502 54,92% 474 94,42% 28 208 43,88% 266 56,12%
4. Mistral Maternelle 859 440 51,22% 415 94,32% 25 185 44,58% 230 55,42%
5. Village 490 294 60,00% 279 94,90% 15 114 40,86% 165 59,14%
6. COSEC 793 429 54,10% 401 93,47% 28 200 49,88% 201 50,12%
7. Mistral Primaire 913 522 57,17% 493 94,44% 29 261 52,94% 232 47,06%
TOTAL 5861 3284 56,03% 3099 94,37% 185 1421 45,85% 1678 54,15%

 

   
L’EVENEMENT
MARS 2001
 
 
L’AGORA : la place de tous les publics

L’Agora, créé il y a tout juste deux ans, est un espace où l’on pratique la musique et l’informatique. Mais c’est avant tout un lieu de rencontres et d’échanges pour tous. Fosses Mag’ vous propose d’en savoir plus sur cette place de tous les publics en compagnie de Soraya Ouaqef, coordinatrice de l’Agora.

«J’y viens plusieurs fois par semaine, pour les cours de musique bien sûr mais aussi pour surfer sur internet et pour faire de l’informatique.»
Cette jeune Fossatussienne de 13 ans a presque tout dit. Mais presque seulement tant les activités pratiquées à l’Agora sont diverses. Créé en mars 1999, l’Agora ne désemplit pas. Enfants, parents d’élèves, retraités, membres du mouvement associatif, tout le monde se bouscule (gentiment) aux portes de l’Agora du matin jusqu’à très tard le soir.
Les différents ateliers concernent des activités très diverses.
Ce peut être une séance de formation pour les demandeurs d’emploi, une réunion sur le thème de la retraite complémentaire, l’assemblée générale d’une association, du soutien scolaire en direction des enfants et des jeunes, un atelier de théâtre, un cours de danse ou de gymnastique, un atelier photo ou des cours d’anglais. Quant à l’espace multimédia, il accueille à tour de rôle les élèves des différentes écoles, les jeunes et les adultes, les personnes âgées, et à certaines heures toute personne qui en fait la demande, moyennant une contribution relativement modeste : 30 francs, ou 10 francs pour les détenteurs de la carte Atout Fosses.
Impossible d’évoquer les activités de l’Agora sans aborder la qualité et la diversité des différents cours qui y ont lieu : formation musicale, batterie, guitare, flûte, piano, violon, etc.
Fidèle à sa vocation d’origine qui est d’accueillir tous les publics, l’Agora reçoit également les permanences de l’avocat conseil et du conciliateur (le nouveau conciliateur devrait arriver bientôt, n.D.L.R.). Enfin l’Agora peut tout simplement accueillir le don du sang, expression symbole, s’il en est, de la solidarité et du don de soi.

Soraya Ouaqef, Coordinatrice de l’Agora

F.M. : Qu’est-ce que l’Agora?
S.O. : La volonté de la municipalité était de créer un endroit où tous les publics se retrouvent sur des activités, des projets. L’Agora est un espace où il s’agit avant tout de recréer du lien social, de rapprocher les personnes, quelle que soit leur origine, leur milieu.
FM : Quelles sont les perspectives en cette année 2001?
SO : Un projet a été déposé à la Caisse d’Allocation Familiales pour obtenir l’agrément de la CAF. Cela permettrait de faire évoluer l’Agora, de le faire avancer avec les gens, de façon à ce que les gens ne se limitent pas à un rôle d’utilisateurs ou de consommateurs, mais qu’ils s’impliquent davantage dans un projet d’ensemble, avec une réelle dimension sociale.
F.M. : L’idée serait donc de dépasser le cadre strict de l’activité pour laquelle on se retrouve à l’Agora?
S.O. : Il y a effectivement un vrai brassage des publics quand on travaille sur des projets. Ca peut être un projet initié par l’Agora, un autre service municipal ou pourquoi pas une association. J’ai par exemple en mémoire un groupe celto-berbère, Muggar, qui est venu à Germinal. Nous avons, à cette occasion, travaillé avec des jeunes, des mamans, des gens de Fosses-Village, des gens d’un peu partout en fait qui ont travaillé sur ce thème. On souhaite vraiment développer ce genre d’initiatives, ces réflexions autour de projets ou de thèmes qui nous amènent à dépasser notre seul cercle de référence et à nous ouvrir sur l’extérieur.
F.M. : On a un peu l’impression qu’il se passe toujours quelque chose à l’Agora. Peut-on accueillir plus de monde et ouvrir de nouvelles activités?
S.O : Commence effectivement à devenir compliqué. On a encore quelques créneaux de libre, mais pas aux heures qui conviendraient aux personnes qui nous sollicitent. On a une forte demande pour les soirées, le mercredi et le samedi. Or il est clair que nous sommes vraiment complets sur ces plages horaires. On peut sans doute imaginer de nouveaux créneaux le vendredi, qui est un jour où l’activité de l’Agora est plus calme. Mais il ne faut pas faire naître de fausses illusions car nous risquons d’être confrontés à un problème matériel, à savoir la mise à disposition des salles, nous travaillons beaucoup en ce moment sur le thème du brassage des populations, des générations, des publics Nous ne manquons pas de projets, notamment en direction des adolescents et des jeunes adultes.
F.M. : L’Agora semble vouloir travailler encore davantage en partenariat avec le monde associatif. Est-ce une impression?
S.O. : Oui, je souhaite qu’on travaille encore plus avec les associations, tous ensemble, pour aller encore plus loin, développer les contacts, les échanges, ouvrir de nouvelles perspectives. Je pense que si nous obtenons l’agrément de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), nous serons plus à même de répondre à de nouveaux projets, et à de nouvelles ambitions, dans le cadre d’un véritable centre social à Fosses.

L’EVENEMENT  

 

 

 
FEVRIER 2001

PIROUETTE : UN LIEU DE VIE

Pirouette est une halte-jeux pour les enfants en bas âge. C’est aussi un relais pour les assistantes maternelles et un lieu d’information pour les parents. Fosses Mag’ vous propose d’en savoir plus sur ce lieu de vie créé en 1998 en compagnie de Geneviève Gomez, responsable de Pirouette.

F.M. : Quelle est l’attente des parents qui contactent Pirouette ?
GG : L’attente est diverse. Il y a des mamans qui sont en congé parental, qui ont fait le choix d’arrêter de travailler pour élever leur enfant. Elles sont souvent conscientes que leur enfant a envie de connaître autre chose que l’univers de la maison, qu’il puisse rencontrer d’autres enfants dans un cadre adapté au monde de l’enfance comme c’est le cas de Pirouette. Elles ont aussi besoin de temps pour elles même, de contact social. Un certain nombre de femmes actives ont tendance à idéaliser le fait de rester à la maison. Une fois confrontées aux contraintes liées à cette nouvelle vie, avec un enfant en bas âge, elles aspirent à reprendre contact avec l’extérieur.
FM : L’enfant vient-il à Pirouette avant tout pour s’amuser ?
GG : L’enfant joue et c’est essentiel. Mais ici on est équipé, formé, pour développer d’autres activités d’éveil, le préparer d’une certaine manière à entrer à l’école maternelle. C’est d’ailleurs une demande forte de la part de parents qui souhaitent pour leur enfant une transition entre la vie à la maison et le monde de l’école. L’enfant acquiert à Pirouette une expérience de vie sociale en petits groupes.
FM : Peut-on inscrire facilement son enfant à Pirouette ?
GG : Les démarches sont simples, mais il faut faire partie des inscrits. Nous avons une capacité d’accueil de 40 inscrits. Or nous avons beaucoup plus de demandes. Il y a donc une liste d’attente. Il faut attendre que des places se libèrent. C’est particulièrement le cas en septembre quand les enfants les plus grands entrent à l’école. Il faut parfois être patient.
FM : Y a t’il une nouveauté en ce début d’année 2001 ?
GG : Oui nous proposons une demi-journée d’éveil musical le jeudi matin de 9h à midi depuis le 25 janvier. Cet atelier s’ajoute aux deux journées d’accueil des enfants le mardi de 9h à midi et de 14h à 17h, et le vendredi de 9h à 16h30. L’autre nouveauté qui en est au stade du projet consisterait à organiser des groupes d’expression un soir par mois pour des parents qui viendront aborder des questions sur des thèmes ayant trait à l’éducation. C’est d’ailleurs un projet où j’espère que les parents seront vraiment acteurs, et qu’ils s’exprimeront sur le choix des sujets à aborder par exemple. Par ailleurs nous recrutons une éducatrice jeunes enfants à temps partiel, qui encadrera les groupes d’enfants en association avec Florence Lalau.
FM : En quoi consiste le relais assistantes maternelles ?
GG : C’est un lieu d’information et de conseil. On vient se renseigner parce qu’on recherche un mode de garde pour un enfant de moins de 6 ans. Les parents ont ainsi les réponses aux questions qu’ils se posent : comment trouver une assistante maternelle, comment rédiger un contrat de travail, quelles sont les démarches administratives à entreprendre, quels sont les organismes à contacter. Pirouette est également un lieu d’échanges pour les assistantes maternelles. Elles peuvent se rencontrer, obtenir des conseils sur le statut, l’exercice du métier, l’accueil et l’éveil de l’enfant. Tous ces renseignements peuvent s’obtenir par téléphone, à l’occasion d’un rendez-vous, ou en groupe.
FM : Combien coûte l’heure en halte-jeux à Pirouette ?
GG : De 7 à 16 francs, le tarif étant calculé en fonction du quotient familial, le relais étant gratuit.

L’avis d’une maman Catherine Asinot, 29 ans, secrétaire médicale en congé parental.
FM : Que pensez-vous de Pirouette ?
CA : J’ai été en liste d’attente pendant deux mois. Une place s’est libérée, je suis ravie. Nous faisons en ce moment notre heure d’adaptation et ça me convient parfaitement. J’ai l’impression que mon fils sera bien à Pirouette. Les personnes qui sont ici sont professionnelles. Elles savent mettre les enfants en confiance.
FM : Quel est votre attente en tant que maman ?
CA : Surtout de savoir que mon fils est dans un lieu sûr, qu’il sera bien pendant que je ne serai pas avec lui. De mon côté je pourrai vaquer à d’autres occupations en ayant l’esprit en paix. Mon but principal étant de confier mon fils à la halte-jeux pendant mes cours d’auto-école. Je peux ainsi aller tranquillement faire mes heures de conduite.

 

   
L’EVENEMENT
JANVIER 2001
 
 
LE POINT EMPLOI A.N.P.E.

On l’a dit et redit : l’emploi redémarre en France. C’est vrai dans le Val d’Oise en général ; ça l’est aussi à Fosses. Si l’on peut se féliciter d’une telle tendance, des Fossatussiens sont encore sur la touche. D’autres doivent se contenter d’un « petit boulot » sans grand rapport avec leur formation initiale ou bien d’un emploi précaire. Retour sur ce sujet capital avec Brigitte Blanc, directrice de l’agence ANPE de Gonesse.

Situé dans les locaux du SMIDJ, le point emploi est ouvert le lundi matin de 8h45 à 12 h 15, le mardi de 8h45 à 12 h 15 et de 13 h 45 à 17h15, le mercredi de 13 h 45 à 17h15 et le jeudi de 8h45 à 12 h 15.
Ouvert en mars 2000, le point emploi accueille les personnes qui recherchent un emploi, les salariés qui souhaitent changer d’emploi ou obtenir des informations sur les formations, les jeunes qui vont bientôt se retrouver sur le marché du travail, toute personne qui désire un conseil pour rédiger un CV ou une lettre de motivation. 366 passages ont été enregistrés de mars à juin.
190 personnes ont obtenu un entretien, dont 101 inscrites à l’ANPE. De juillet à septembre, 148 personnes ont obtenu un entretien, dont 79 inscrites à l’ANPE.
Les demandeurs d’emploi ont accès au listing d’offres d’emplois communiqué par l’antenne ANPE de Gonesse. Ils peuvent également consulter les petites annonces publiées dans la revue Cadre Hebdo, Carrières Publiques, Le Parisien, Le Figaro. Ils peuvent aussi surfer sur le site Internet www. anpe. fr. Interview de Brigitte Blanc, Directrice de l’agence ANPE de Gonesse:

F.M.: Pourquoi l’ANPE a t-elle proposé la création d’un point emploi à Fosses ?
B.B. : Fosses est l’une des communes les plus éloignées de l’agence de Gonesse, puisqu’elle est située à près de 25 kilomètres ; de plus il y a plus de dix mille habitants, donc c’est une ville relativement importante. On a toujours pensé qu’il y avait un problème d’accessibilité aux services de l’emploi pour les habitants de Fosses. Dans le cadre de la politique de développement partenarial de l’agence, l’ANPE a souhaité créer un partenariat plus fort avec la commune de Fosses, via le nouveau dispositif qui nous le permettait, c’est-à-dire les emplois jeunes correspondants de proximité. L’ANPE a été dotée d’un certain nombre d’emplois jeunes correspondants de proximité et j’ai pu obtenir ce poste qui est cofinancé par la mairie de Fosses. Ce qui nous a guidés c’est d’abord le besoin identifié des demandeurs d’emploi de la commune de Fosses compte tenu de leur éloignement géographique.
F.M. : On dit que l’emploi redémarre, en particulier dans le Val d’Oise. Est-ce une réalité à Fosses ?
B.B. : Il faudrait faire une analyse poussée. Il y a des entreprises en développement sur le secteur mais le moteur principal c’est l’aéroport de Roissy qui actuellement rassemble plus de 65 000 salariés. Il y a 8 000 recrutements par an, dont 3 000 créations nettes chaque année et cela devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Il y a donc une réelle difficulté à trouver le personnel pour les entreprises qui cherchent à embaucher sur le secteur de Roissy. Sur Fosses, on a des entreprises notamment logistiques qui vont continuer à s’implanter, mais cela concerne plus Marly ou Saint-Witz que Fosses. F.M. : Quel est le genre de difficultés auxquelles doit faire face le demandeur d’emploi de Fosses ?
B.B. : Concernant les emplois situés sur le secteur de l’aéroport de Roissy la grande difficulté c’est l’absolue nécessité d’avoir un moyen de transport pour se rendre à l’aéroport. Il n’y a pas de transport en commun qui desserve l’aéroport avec les contraintes de travail de l’aéroport c’est-à-dire qu’on travaille en horaire décalé 7 jours sur 7, sachant qu’on peut être souvent amené à travailler entre 4 heures du matin et minuit. Donc je dirais que quand on n’a pas de voiture et qu’on habite Fosses, on peut assez facilement aller travailler à Paris ou Saint-Denis. Mais c’est presque impossible d’aller travailler à l’aéroport Charles-De-Gaulle. Il y a cependant de dispositifs qui existent comme l’association Papa Charly qui loue des véhicules quand on obtient un contrat de travail à l’aéroport. Mais il faut de toute façon le permis de conduire. Il faudrait développer des systèmes de type allo-bus qui existent sur les villes situées en Contrat de Ville comme Gonesse ou Sarcelles.
F.M. : Quelles autres difficultés rencontrez-vous avec les demandeurs d’emploi ou les chefs d’entreprises ?
B.B. : On a une difficulté d’adéquation entre l’offre et la demande. On a beaucoup d’offres d’emploi à l’ANPE de Gonesse, près de 5000 offres d’emploi déposées par an, et on a en même temps beaucoup de demandes mais le volume des demandes d’emploi diminue comme partout. On n’a pas toujours les demandeurs qui correspondent aux offres et puis parfois les offres d’emploi sont surévaluées. On n’a pas toujours besoin de gens qui ont bac + 2. La grosse difficulté côté demandeur, c’est qu’il y a des secteurs qui ont été désaffectés, comme les métiers du bâtiment, la restauration, les métiers de bouche, tout ce qui a trait à la technique, la métallurgie, le transport. Or on a énormément d’offres dans ce secteur puisqu’on est un secteur très développé en transport logistique, avec l’aéroport et toutes les PME qui se sont développées autour, et on manque par exemple de chauffeurs poids lourds. C’est un vrai problème. On a aujourd’hui des entreprises qui ont des camions qu’elles ne peuvent pas faire tourner parce qu’il n’y a pas de conducteur. Donc l’agence a engagé des programmes très importants de qualification du public. C’est-à-dire qu’on fait passer le permis poids lourds à des demandeurs d’emploi qui ont été évalués sur leur capacité à conduire un véhicule de ce type, et on organise tout un accompagnement, une proposition d’offre à ces demandeurs d’emploi. La logique de l’agence aujourd’hui, c’est vraiment d’être au coeur de l’emploi entre les demandeurs et les entreprises et de monter des actions de formation en lien évidemment avec nos partenaires, les centres de formation, l’APFA, etc. pour répondre aux besoins et trouver des solutions. On a par exemple énormément de jeunes inscrits dans les métiers du secrétariat, avec des niveaux BEP, qui sont aujourd’hui insuffisants par rapport à ce que demande l’entreprise en matière de secrétariat. On essaye de faire réfléchir ces jeunes pour tenter d’élargir les débouchés professionnels, comme par exemple en direction de l’hôtellerie où il y a beaucoup de demande et où les hôtels forment sur le tas, et essayer d’élargir les cibles professionnelles dans certaines filières pour les diriger vers celles où il y a de l’embauche.
F.M. : A votre connaissance, des Fossatussiens ont-ils obtenu un emploi ces derniers mois par l’intermédiaire du point emploi ?
B.B. : Oui bien sûr. Le travail de recherche d’emploi est plus efficace depuis l’ouverture du point emploi. Certains ont retrouvé un emploi au bout d’un mois, d’autres même au bout d’une semaine. Mais c’est très difficile à évaluer de façon quantitative dans la mesure où ceux qui retrouvent un emploi n’ont pas forcément le réflexe, ou tout simplement le temps, d’aller dire qu’ils ne sont plus demandeurs d’emploi.
F.M. : Quelles perspectives peut-on offrir aux jeunes et aux chômeurs de longue durée ?
B.B. : Dans le marché actuel, les jeunes se placent très bien. Sur l’Ile-de-France, il y a actuellement une baisse spectaculaire du nombre de jeunes inscrits. Il est vrai en revanche qu’il y a des jeunes qui ne sont pas dans cette dynamique de reprise d’emploi et il y a des choses à faire dans cette direction. Il est vrai aussi qu’il y a un taux de chômeurs longue durée à Fosses qui est élevé chez les adultes. Nous faisons appel à des prestataires, des organismes que l’ANPE rémunère, avec un cahier des charges très précis. On a déjà fait sur Fosses deux cercles de recherche d’emploi et on pourrait faire venir d’autres prestataires plus spécialisés dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi en grande difficulté. Sur Fosses on se rend compte quand même que la mobilité est un grand problème pour ces personnes et que les solutions sont certainement moins simples que pour les jeunes.
F.M. : Comment expliquez-vous qu’il y ait autant d’agences d’intérim à Fosses ?

B.B. : On a quelques grosses entreprises qui sont des grands clients des agences d’intérim et qui à elles seules doivent fournir l’essentiel du chiffre d’affaire de l’intérim. Il y a grossièrement trois ou quatre sociétés qui font beaucoup appel à l’intérim à Fosses, Survilliers, ou Marly.
F.M. : Pourquoi ?
B.B. : C’est une gestion du personnel, c’est une politique de l’entreprise et je pense que les sociétés d’intérim se sont implantées dans ce secteur parce que c’est un secteur en développement très bien desservi par l’autoroute du Nord, proche de l’aéroport Charles-De-Gaulle. C’est un lieu qui est appelé à se développer. Je pense que les agences d’intérim s’installent là où elles ont un marché. La correspondante emploi de Fosses, Stéphanie Penon, est régulièrement en contact avec ces sociétés d’intérim. L’ouverture du Point Emploi ANPE à Fosses était inscrite parmi les priorités du Contrat Local de Sécurité.