Fosses Mag'

NOVEMBRE 2000
SEMAINE DES DROITS DE L'ENFANT
AU COEUR DE LA CITE

OCTOBRE 2000

PAROLE(S) DE JEUNES

SEPTEMBRE 2000

FOSSES FAIT SA RENTREE SUR LE NET

JUIN 2000

FÊTE COMME FOSSES

MAI 2000
A GERMINAL, 10 ANS DE CULTURE

AVRIL 2000

LES REUNIONS DE QUARTIERS DU 20 AU 30 MARS

VIVRE ENSEMBLE EN TOUTE SECURITE
GARE ROUTIERE : TRAVAUX ACCOMPLIS
MARS 2000
MARIE-GEORGE BUFFET A FOSSES
CONTRAT LOCAL DE SECURITE : C’EST SIGNE !
POINT-EMPLOI ANPE : C’EST OUVERT !
BUDGET 2000 : MAITRISE ET DEVELOPPEMENT
FEVRIER 2000
FOSSES-KAMPTI, LE RETOUR
RECENSEMENT : NOUS SOMMES 10 045 !
HISTOIRE DE SCULPTURE

JANVIER 2000
ASSOCIATIONS D’IDEES

   
L’EVENEMENT
NOVEMBRE 2000  
 
SEMAINE DES DROITS DE L'ENFANT ...
AU COEUR DE LA CITE


«VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR L’EDUCATION» : C’est un des thèmes de la Charte «Vivre Ensemble à Fosses». Du lundi 20 au samedi 25 novembre, la semaine des droits de l’enfant organisée par la ville se propose de mettre en actions cette volonté. Parce que les petits Fossatussiens d’aujourd’hui deviendront les grands citoyens de demain, cette semaine est axée autour d’un questionnement fort : L’ENFANT AU COEUR DE LA CITE, soit ce qu’il y vit, ce qu’il y fait, ce qu’il y crée. Entre cinéma (du 15 au 20 novembre pour bien lancer la semaine !), expositions, nouvelles technologies, animations, bal et débats, tous les genres déclineront ainsi le sens de cette initiative, basée sur la convention internationale sur les Droits de l’Enfant adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le20 novembre1989.

LE FESTIVAL DE CINEMA Pour la deuxième année consécutive, le cinéma de l’Ysieux organise un festival de cinéma autour des Droits de l’Enfant. En 7 films, ce sont les différents parcours d’un enfant dans des cités et des pays comme la France, mais aussi le japon, l’Iran, les Pays-Bas, le Mozambique ou la Chine qui sont suivis, pour une semaine exceptionnelle véritable lancement de L’ENFANT AU COEUR DE LA CITE, du mercredi 15 au lundi 20 novembre. MERCREDI 15 JEUDI16 VENDREDI17 SAMEDI 18 DIMANCHE 19 LUNDI 20 CINEMA DE L’YSIEUXTarifs : habituels pour le 1er film ; + 14 francs à partir du 2ème, avec accès à tous les films !* Séances supplémentaires pour les groupes, sur demande ! LE VILLAGE DE MES REVES, de Yoichi Higashi (Japon)15h00*DON, de Abolfazl Jalili (Iran)17h00*SOIREE D’INAUGURATION : JEUX INTERDITS, de René Clément (France)21h00(Soirée gratuite sur présentation d’un carton d’invitation à retirer à l’Espace Germinal : 01 34 72 88 80 (Les moins de 18 ans doivent être accompagnés d’un adulte) LE GARCON QUI NE VOULAIT PLUS PARLER, de Ben Sombogaart (Pays-Bas)21h00* LE GARCON QUI NE VOULAIT PLUS PARLER, de Ben Sombogaart (Pays-Bas)18h00*DON, de Abolfazl Jalili (Iran)21h00* LE VILLAGE DE MES REVES, de Yoichi Higashi (Japon)15h00*LI, de Marion Hänsel (Allemagne)17h00*COMEDIA INFANTIL, de Solveig Nordlund (Suède-Portugal-Mozambique)21h00* LI, de Marion Hänsel (Allemagne)15h00*LE CERCLE PARFAIT, d’Ademir Kenovic (Bosnie)17h00* COMEDIA INFANTIL, de Solveig Nordlund (Suède-Portugal-Mozambique)18h00*LE CERCLE PARFAIT, d’Ademir Kenovic (Bosnie)21h00* LES EXPOSITIONS Du lundi 20 au samedi 25 novembre, trois expositions seront organisées à l’Agora : une en direction des adultes, une autre pour les jeunes autour de la citoyenneté, une enfin plus spécifiquement consacrée aux enfants et à leurs droits. Avec un fil rouge : celui de faire « Vivre Ensemble » tous les âges au coeur de la cité... Expositions ouvertes au public aux heures d’ouverture de l’Agora (01 34 72 49 30), avec accueil des écoles de Fosses en journée. NB : mercredi 22, des animations seront spécialement organisées pour les enfants du centre de loisirs, ainsi que pour ceux du quartier. LES NOUVELLES TECHNOLOGIES Du lundi 20 au samedi 25 novembre, des animations seront menées au Cyber-Espace de l’Agora, à partir de CD-Rom et de sites Internet consacrés aux Droits de l’Enfant. Les écoles seront également accueillies pour participer à ces ateliers interactifs et ludiques. Animations ouvertes au public aux heures d’ouverture de l’Agora (01 34 72 49 30), avec accueil des écoles de Fosses en journée. LES ANIMATIONS DU CENTRE DE LOISIRS Mercredi 22 novembre, grande journée spéciale Droits de l’Enfant avec... Pour les primaires : Le matin : La projection d’un film - surprise au cinéma de l’Ysieux. L’après-midi : L’organisation d’un rallye-citoyenneté, avec jeux de questions-réponses à travers toute la ville, pour bien ancrer l’enfant au coeur de la cité ! Rallye suivi d’une visite à l’Agora ! Pour les maternelles : Le matin : Accueil des parents au centre de loisirs autour d’une exposition autour des rythmes de l’enfant. LE BAL Mercredi 22 novembre à partir de 16h30 : Grand spectacle pour tous les enfants du centre de loisirs en perspective avec ce moment qui s’annonce joyeux... et animé ! (Sous réserve) NB : Les parents pourront récupérer leurs enfants sur place à la fin de la fête... AVEC LES ECOLES Sous réserve : une exposition pourrait tourner dans les différents établissements scolaires de la ville, avec la participation d’intervenants... LE GROUPE DE PAROLE DE PARENTS « Comment préparer notre premier enfant à son entrée en école maternelle ? » « Depuis que bébé est là, les nuits sont difficiles ! » « J’aimerais reprendre mon travail, mais comment s’organiser avec les enfants ? » « Depuis la naissance de son petit frère, ma fille est très jalouse... que faire ? »... Autant de questions que les parents peuvent se poser au quotidien ; autant d’échanges que la halte-jeux et le relais assistantes maternelles PIROUETTE se proposent de mettre en place chaque mois à partir du mardi 21 novembre prochain. C’est donc à l’occasion de la semaine des Droits de l’Enfant que cette initiative « PARENTS, VOUS AVEZ LA PAROLE » est lancée, tant elle s’inscrit parfaitement dans sa thématique générale : « VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR L’EDUCATION ». Avec cette action bien concrète, il sera ainsi possible aux parents de s’informer et de s’exprimer autour de leurs expériences avec d’autres, pour mieux avancer ensemble sur cette voie, parfois délicate, de la parentalité... PARENTS, VOUS AVEZ LA PAROLE, mardi 21 novembre à partir de 19h30, PIROUETTE. Soirée-débat en présence du monde éducatif local, d’élus et de Jean Epstein, psycho-sociologue, en partenariat avec la CAF : « DEVENIR GRAND, de l’acquisition de la marche à l’entrée en école maternelle (socialisation, éveil et développement de l’enfant) ». Ouvert à tout public, réservation PIROUETTE : 01 34 31 11 31. CONVENTION INTERNATIONALE SUR LES DROITS DE L’ENFANT Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20.11.1989 1. L’enfant a le droit à la vie. Il doit profiter des meilleures conditions pour son développement. 2. L’enfant a droit à la santé. Il doit recevoir les soins nécessités par son état. 3. L’enfant a droit à l’éducation. Il doit pouvoir apprendre à lire et à écrire et avoir des loisirs. 4. L’enfant a droit à une famille. 5. L’enfant a droit à une protection contre le racisme et toute forme de discrimination. 6. L’enfant a droit à une protection contre l’exploitation sexuelle et la maltraitance. Il doit savoir que son corps est à lui et que tout adulte doit le respecter. 7. L’enfant a droit à une protection contre l’exploitation dans le travail. 8. L’enfant a droit à une protection contre la guerre et la privation de la liberté. 9. L’enfant a droit à une identité culturelle et religieuse. 10. L’enfant a droit à l’expression sur tout ce qui le concerne dans sa vie de tous les jours. Fosses Mag’ décembre 2000 Titre de la une : Rétro 2000 Fosses entre modernité et citoyenneté RETRO 2000 La citoyenneté dans la modernité ou la modernité dans la citoyenneté : c’est la quadrature du cercle de l’année 2000 pour notre ville. La citoyenneté, parce qu’elle constitue le socle du développement de Fosses, ce qui donne son sens aux actions menées. La modernité parce que le 3ème millénaire est là qu’il faut affronter, avec les nouveaux défis d’une société en permanente évolution. Fosses ville moderne et citoyenne, c’est donc le thème générique de cette rétro de l’année 2000, qui rime avec ville... janvier 2000 Avec le début des travaux de la gare routière, l’année 2000 débutait résolument sous le signe de la modernisation de la ville, cette face indispensable à toute modernité. Pendant plus de 4 mois, l’aménagement des lieux a progressé, pour s’achever au printemps. Avec notamment la création d’un rond-point, côté terrain SNCF, les capacités de circulation ont été étendues, permettant une meilleure régulation du flux de véhicules. Pour l’ensemble du quartier, ces premiers aménagements constituent déjà une amélioration sensible du cadre de vie. C’est en effet une gare routière plus aérée, avec un trafic mieux maîtrisé et un environnement bonifié, qui a su se construire. De quoi bien envisager les prochaines étapes inscrites dans le cadre de la Zone d’Aménagement Concerté du quartier, qui devraient démarrer dans les prochains mois. Pour faire de la gare un véritable lieu de vie de la ville... février 2000 De 9 638 habitants en 1990, Fosses est passé à 10 045 en 2000... Les premiers chiffres du recensement réalisé par l’INSEE sont rendus officiels. Puisque, par définition, ils ne mentent pas, démonstration est faite : si notre ville a su développer services et équipements ces dernières années, sa population n’a, elle, guère progressé. A peine 400 habitants de plus en 10 ans, c’est en effet bien en dessous de la moyenne constatée au niveau national. Preuve que le pari de la ville à finir et de la campagne à préserver continue d’être relevé. Fosses la ville à la campagne ? C’est plus que jamais d’actualité ! mars 2000 La ministre de la Jeunesse et des Sports à Fosses : l’événement a marqué l’année locale. Placé sous le signe d’un slogan fort « Le sport de demain, quoi qu’il advienne nous appartient », le débat organisé à l’espace Germinal a permis à Marie-George Buffet de préciser le sens de son action, dans la perspective de l’adoption en cours de sa loi sur le sport. Avec un credo majeur, résumé d’une phrase : « Si le monde sportif dans son ensemble, et pas seulement son élite, veut qu’effectivement le sport de demain continue à lui appartenir, il doit se mobiliser sur ses valeurs originelles, et sortir d’une logique qui privilégie trop les intérêts financiers face aux intérêts humains ». Avec elle et le public venu en nombre, un plateau d’intervenants a su nourrir la discussion : Alain Lacombe, le maire de Fosses et son adjoint à la Jeunesse et aux Sports Eric Vaillant, bien sûr ; mais aussi Francis Parny, vice-président du Conseil Régional d’Ile de France ; Elie Le port, directeur départemental de la Jeunesse et des Sports ; Jean-Claude Giraud, sous-préfet de Montmorency ; Nicole Abar, présidente de l’association Liberté aux Joueuses... Un vrai temps fort donc qui a su dynamiser autant que valoriser les nombreuses associations sportives fossatussiennes... Autre temps fort d’un printemps qui s’annonçait ambitieux pour notre ville : la signature d’un Contrat Local de Sécurité avec l’Etat. Devant près de 150 personnes réunies à l’espace Germinal, le maire, Alain Lacombe, Alain Richard, ministre de la défense, Michel Mathieu, préfet du Val d’Oise et Xavier Salvat, procureur de la République, ont validé un document engageant près d’une trentaine d’actions capables de renforcer le bien-vivre à Fosses. Des actions vouées à se développer dans le temps, avec l’ensemble des partenaires concernés. Pour qu’avec modernité et citoyenneté, la ville puisse faire rimer le mot sécurité... avril 2000 C"a y est, elle est sortie et distribuée dans tous les foyers depuis un petit mois : la CHARTE « VIVRE ENSEMBLE A FOSSES » existe, et c’est son premier mérite. « Outil de travail sur nos droits et nos devoirs en collectivité, réflexion sur la place et le rôle de chacun dans la cité », cette première version est pour une bonne part le fruit des contributions des participants aux réunions de quartiers. Les sept thématiques développées en son sein sont en effet directement issues de ces rencontres citoyennes... Après quelques mois de "vie", un premier bilan de la Charte a pu être établi, qui démontre que si plusieurs centaines de Fossatussiens s’en sont saisies, sa vocation majeure consiste toujours en sa capacité à rester en mouvement. Aussi les propositions susceptibles d’« améliorer la vie de la ville » doivent-elles continuer à affluer. Rendez-vous est donc pris pour les semaines, les mois, les années à venir, à construire... mai 2000 « Fête comme Fosses », c’était le carnaval des écoles et ses centaines d’enfants et de parents, des spectacles et des animations au jardin de Serres, des stands à foison au rythme des associations, de la joie, de la bonne humeur, de la convivialité... Une grande fête de la ville donc doublée d‘une autre : celle du 10ème anniversaire de l’espace Germinal... Célébré par les concerts gratuits des groupes Man D’Dappa et Au P’tit Bonheur, ce haut lieu de toutes les cultures a su ainsi prendre date pour les 10 prochaines années à venir... Au moins ! été 2000 Du 1er au 21 juillet, ils étaient une dizaine de jeunes fossatussiens à participer à un chantier de coopération avec un des pays les plus pauvres du monde, le Burkina Faso. Encadrée par le Service Municipal de la Jeunesse et des Sports, cette initiative se voulait comme un prolongement des actions engagées par notre ville, dans le cadre du jumelage conclu avec le département de Kampti. Entre échanges, rencontres et projets de solidarité, ce séjour pas comme les autres a su poser de nouveaux jalons sur la longue route de la coopération à suivre pour progresser ensemble... Progresser et vivre ensemble : tout au long de l’été, de 3 ans à... beaucoup plus, le programme des activités de la ville a décliné cette proposition. Au centre de loisirs, avec des sorties et séjours jusqu’à 10 ans ; pour les 10 - 13 ans, avec le nouveau dispositif mis en place, entre activités d’éveil et sorties plurielles ; jusqu’à 17 ans, avec le Point-jeunes, du sport, des séjours, des activités proposés par le service Jeunesse et Sport... Avec aussi les deux journées à la mer organisées par le service Action Social, la bibliothèque, la piscine, le foyer Bouquet d’Automne pour les anciens... De quoi bien vivre l’été à Fosses ! septembre 2000 www.ville-fosses95.fr : c’était l’événement de la rentrée 2000 : Fosses a désormais "son" site Internet. Ses ambitions de fond ? Inscrire un peu plus notre ville dans le réseau des Nouvelles Technologies, cet aspect incontournable de la modernité... tout en privilégiant l’identité de la ville en faisant de ce site un forum interactif et citoyen. Ses objectifs de forme ? Rendre le site facile d’accès, rapide d’ouverture, agréable à consulter et bien sûr riche d’informations sur notre ville... Connectez-vous ! Autre événement de la rentrée : la fête du sport et le forum des associations, qui ont mobilisé plus de 50 associations en tout, pendant près de trois semaines. Animations, portes ouvertes ou soirée de remise des trophées ont su marquer l’édition 2000... ça Fosses Fort, et ce n’est pas fini ! octobre 2000 Pour la dernière série de réunions de quartiers du millénaire, tous les records de participation ont été battus, démontrant bien le succès grandissant de ces véritables forums citoyens. Du diagnostic de la ville aux problèmes spécifiques à chaque quartier en passant par la saison culturelle, les débats ont su, encore une fois, être aussi riches qu’animés ! Tous les moments forts, pages 10 et 11, en Visions de Quartiers... et rendez-vous à l’année prochaine. Aux actes citoyens ! Des citoyens bien dans leur ville, bien dans leur peau... et à l’aise avec leur coup de fourchette : les 172 convives du traditionnel banquet d’automne du foyer ont su montrer toute leur ardeur à bien vivre leur retraite... Une nouvelle vie de plus en plus active, toujours animée, souvent heureuse... et c’est une nouvelle jeunesse qui apparaît, un nouveau printemps qui voit le jour : vive les bouquets de printemps ! novembre 2000 L’enfant au coeur de la cité : c’était le thème de la semaine consacrée à leurs droits et organisée par la ville. Parce que les petits citoyens d’aujourd’hui feront la cité de demain, cette initiative a su s’inscrire dans la perspective d’un des thèmes fondamentaux de la Charte : « Vivre Ensemble en agissant pour l’éducation ». Débats, expos, festival de cinéma... Tout ce qui s’est passé durant cette semaine, c’est dans Fosses Mag’ de janvier, à ne pas rater ! Autre événement à ne pas manquer dans le 1er numéro du millénaire de votre magazine d’informations locales : le retour sur la belle fin de siècle de la bibliothèque Georges Brassens, avec l’exposition consacrée aux Bandes Dessinées fantastiques, le « petit marché du livre » toujours très attendu, ou le festival « Le conte en fête », organisé par l’association CIBLE 95 des bibliothèques du Val d’Oise... De quoi effectivement tourner la page de l’an 2000 ! décembre 2000 Déjà passée l’an 2000 ??? Et à quelle vitesse !!! Un dernier clin d’oeil sur la première bonne nouvelle de cette année pas comme les autres : le premier petit fossatussien, Martin Emelin... Qui a presque un an à l’heure où vous le voyez présentement en photo... Déjà ? ! ? Et voilà 2001, nouvelle borne, prochain siècle, nouveau millénaire qui sera donc fossatussien, citoyen et moderne, ou ne sera pas... Mais avant, et comme le veut la tradition, les animations commerciales se succéderont en ville les 16, 23 et 24 décembre pour célébrer Noël, comme il se doit ! Sans trop en dévoiler, de nombreuses surprises sont attendues... Dont le père Noël bien sûr, qui fera également un crochet par les écoles maternelles de la ville vendredi 22 décembre... Joyeuses fêtes et bonne année à toutes et à tous !

   
L’EVENEMENT
OCTOBRE 2000  
 
PAROLE(S) DE JEUNES

Ils ont entre 18 et 26 ans, vivent à Fosses ou y ont grandi. Ils sont entrés dans la vie active ou poursuivent leurs études, se passionnent pour la musique ou s’impliquent dans des chantiers de coopération, se sentent déjà mûrs ou pas du tout adultes, à l’aise dans leurs baskets ou pas trop bien dans leur peau... Ils ou elles donc, ce sont ces jeunes fossatussien(ne)s, véritables forces vives de notre communauté, eux (elles) qui représentent plus d’un tiers de notre population totale... Ces jeunes se racontent ici et maintenant, entre jeunesse au présent et espoirs au futur. Ce qu’ils veulent ? « La vie et rien d’autre ».

 

VANESSA LIAUTEY, 24 ANS, COMEDIENNE
Une petite nana de banlieue qui évolue dans le milieu du théâtre parisien... Si je vous dis que c’est pas facile, vous me croyez ? Et pourtant, depuis sept ans que je me suis lancée là-dedans, j’aime cette vie, de plus en plus. Au point que pour moi, c’est clair : je veux grandir, m’affirmer avec ma passion, ma vocation qui est celle d’être, de devenir chaque jour un peu plus, un peu mieux comédienne... Comment c’est né ? Dès l’âge de 6 ans, ma mère m’a inscrit au conservatoire de danse... Adolescente, j’étais de plus en plus attirée par la scène, j’avais la trouille de m’essayer au théâtre, qui me paraissait aussi fascinant qu’effrayant... Du coup, je suis allée voir ce qu’il en retournait à l’atelier-théâtre de ma ville, Fosses. J’ai pris mes premiers cours, sous la direction de Xavier Lemaire, me suis coltinée avec un poême de Victor Hugo... Là, j’ai senti que quelque chose se passait pour moi, quelque chose qui allait peser sur ma vie... 7 ans plus tard, j’ai appris beaucoup, progressé sûrement, exerçant ce métier à temps plein, profondément, assidûment. Le clin d’oeil de l’histoire, c’est que je vais repasser dans ma ville le 27 octobre prochain, sur les planches de l’espace Germinal (voir page 13, La vie culturelle)... Et pas en tant que comédienne, mais carrément comme metteur en scène d’une pièce d’un auteur qui m’est cher : Xavier Durringer. Non pas que je veuille changer de direction : il s’agit plus ici d’un concours de circonstances, d’ailleurs assez précieux en ce qu’il me force à écouter et à voir mieux le travail des autres acteurs. Et puis, je bosse avec ma famille de comédiens, la compagnie Ananas Compasus, que l’on a créée à quelques-uns à la sortie des cours, il y a deux, trois ans... Mon futur ? Il passe par la scène, devenu un enjeu vital pour moi. Avec toute la sincérité, toute l’honnêteté dont je peux faire preuve, avec comme moteur cette intégrité qui me pousse à faire ce qui me plaît, plutôt qu’à chercher ce qui pourrait me réussir... Je vais ainsi enchaîner Durringer et la scène nationale de Sête, Molière - avec Xavier Lemaire, d’ailleurs - et Feydeau, traçant ma route. Une route que je veux la plus belle, la plus accomplie possible...

JEAN-MARC LEBARBE, 20 ANS, JEUNE TRAVAILLEUR
Très vite, j’ai su que les études, ça n’était pas pour moi. Je n’accrochais pas, et puis j’avais envie d’entrer dans la vie active, de m’assumer seul. J’ai arrêté l’école après un BEP de comptabilité, une filière qui ne me ressemblait pas. J’ai trouvé du travail dans la foulée. Actuellement, je suis vacataire à l’espace Germinal, où je fais essentiellement un boulot de régisseur lumières. J’apprends sur le tas ce métier, qui me plaît de plus en plus, car j’y fais pas mal de rencontres. Dans mon esprit, c’est clair : je sais que je peux réussir, même sans avoir fait d’études poussées. Dès que j’ai cherché un peu sérieusement, j’ai trouvé un emploi... Pour moi, c’est une question de volonté et de courage. Fosses ? ça a changé en 10 ans ! La ville a pris de l’ampleur, ne serait-ce que dans ses activités ou ses équipements. Bien sûr, cela manque toujours un peu d’animations, mais enfin c’est tout de même un endroit où il fait bon vivre... Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de problèmes, notamment pour les jeunes. Habitant le quartier des 3 Collines, j’ai été confronté avec quelques-uns de mes copains à des situations de conflits avec des adultes, qui n’arrivent guère à se régler encore aujourd’hui. Tout se passe un peu comme si la seule présence d’un groupe de jeunes quelque part devait nécessairement générer des problèmes. Alors que, concrètement, qu’est-ce qu’on fait la plupart du temps ? On discute, on s’amuse, rien de bien méchant. Si on fait un peu de brouhahas, on essaie de se calmer. Je crois que tout le monde gagnerait à être un peu plus tolérant. Et c’est valable aussi pour nous. A bon entendeur...

JENNY LIENNEL, 26 ANS, EDUCATEUR SPORTIF
Avec un Brevet d’Etat d’Educateur Sportif en poche, je viens de créer une nouvelle association de fitness à Fosses (1), un projet qui me tenait à coeur depuis un bon moment. Il faut dire que le sport en général et tout ce qui a trait à la musculation en particulier représente vraiment beaucoup pour moi, et ce depuis des années... Aussi faire partager cette passion dans un cadre associatif, dans la ville où je vis depuis que j’ai 2, 3 ans, constitue un beau challenge. J’ai vraiment envie de faire passer quelque chose ici, pour créer une structure de remise en forme qui soit aussi un vrai lieu de convivialité. Parce que je suis attachée à Fosses, parce que j’y ai travaillé - notamment au SMJ -, parce que mes proches vivent ici, parce que mon enfant grandit ici... j’entends bien contribuer, à mon niveau, à la préservation d’un certain bien-être typiquement fossatussien ! Harmoniser ainsi vie professionnelle et vie personnelle reste pour moi comme une quadrature du cercle. Je crois que réussir sa vie justement, c’est cela. Parce qu’à l’heure où l’on glose beaucoup sur les jeunes et leurs mal-vivre, je pense qu’il serait bon d’optimiser leurs conditions d’épanouissement, social, culturel professionnel... Souvent j’entends : « Mais que veulent les jeunes d’aujourd’hui ? ». Je peux donner une réponse : « La vie... Et rien d’autre ». (1) Association FIT MOVE BODY. Renseignements sur place, les lundi et mercredi à 20h45, gymnase Cathy Fleury.

GILLES TIDAS, 23 ANS, COMPOSITEUR
Moi, mon truc, c’est la musique. Même si j’ai trouvé un job dans un centre de tri à Bobigny, c’est plus pour assurer les fins de mois qu’autre chose. En fait, je suis compositeur, c’est-à-dire que j’écris des morceaux et que je cherche des artistes pour les interpréter. J’utilise des sons, qui vont du rap au RN’B à la dance ou la house. En tant que producteur, j’ai déjà un CD 2 titres de rap sur le marché, qui commence à bien se vendre, plus quelques autres projets. Il s’agit en fait d’autoproduction, ce qui inclut une part de risque puisque ce sont mes propres deniers qui sont en jeu. Comment ça marche ? Beaucoup par le bouche à oreille, plus par tout un réseau de connaissances que l’on arrive à se forger au fil des disques... Il faut surtout une bonne dose de volonté et de patience pour « y arriver » , comme on dit. D’ailleurs, nous sommes plusieurs jeunes de Fosses à nous investir dans cette voie, ce qui permet de confronter nos expériences, de nous enrichir les uns les autres. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je me sens bien dans cette ville : j’y ai mes amis, mes habitudes, une certaine façon de vivre, ou en tout cas de concevoir la vie. Ce n’est pas Paris ici, une grande entité déshumanisée, mais bien une vraie communauté de gens, cela, je le ressens. Dans le futur, j’aimerais continuer à vivre dans les environs, tant j’ai besoin de nature et de sérénité pour composer... Comment je vois mon avenir ? Dans la musique, c’est sûr, pas pour gagner de l’argent mais pour vivre ma passion. L’idée, c’est d’imposer son style, d’être soi. Pour le reste, on verra...

SALIHA BIYOUD, 18 ANS, LYCEENNE
Mon ambition dans la vie ? Je dois dire que cette question, j’évite un peu de me la poser, tant l’avenir semble incertain dans une société dont l’évolution n’est pas vraiment rassurante... Ce que je sais, c’est que j’aimerais m’orienter vers un métier qui me fasse bouger, où je pourrais voir du monde... Franchement, se lever tous les matins pour aller au bureau, cela m’effraie un peu comme perspective de vie... Avec le bac à l’horizon à la fin de l’année scolaire - au lycée Charles Baudelaire, qui m’a permis de faire un séjour à la montagne l’an passé, d’où la photo ! -, je sais qu’il me faudra pousser plus avant mes études, si je veux m’épanouir professionnellement. C’est dur mais incontournable, selon moi. Si les jeunes vivent bien à Fosses ? J’irais jusqu’à dire qu’ils oublient parfois un peu trop vite la chance qu’ils ont d’habiter cette ville ! Car entre les activités du SMJ, les espaces naturels et le centre de Paris situé à une demi-heure en RER, la palette des activités potentielles est large. Cela ne veut pas dire que je passerai toute ma vie nécessairement ici, mais que je sais d’où je viens et ce que j’y ai fait... Fosses, c’est tout de même presque toute ma jeunesse, une bonne partie de ma vie

LYDIE GOPROU, BINTOU SIDIBE, CYNTHIA THOMAS ET KUYAKU NTAMBWE, DE 17 A 19 ANS, DE RETOUR DU BURKINA FASO
Depuis notre retour du Burkina fin juillet, notre petit groupe de huit jeunes fossatussiens a su renforcer encore ses liens, revenant souvent sur cette expérience pas comme les autres, aussi intense qu’enrichissante... Au départ, ce chantier de coopération en direction d’un pays que l’on savait très pauvre, c’était un peu abstrait pour nous. Qu’est-ce qu’on allait pouvoir apporter concrètement à cette population, du haut de nos 18 ans ? Bien sûr, le service jeunesse de Fosses nous avait expliqué les grandes perspectives de ce projet, mais bon... C’est une fois sur place qu’on a compris. Par la qualité de l’accueil tout d’abord, qui nous a surpris, tant il était spontané et chaleureux... On n’est pas forcément habitués ! Par l’état d’esprit des gens aussi : s’ils n’ont pas tous l’eau ou l’électricité, s’ils ne disposent certes pas de tout notre confort moderne occidental, ils ne sont pas plus malheureux que nous, croyez-le bien ! Même chez les jeunes desquels nous étions les plus proches, la philosophie de la vie est différente de la nôtre ; pour aller vite, on dirait qu’ils ont un peu moins de problèmes existentiels, et un peu plus de prédispositions à la joie et à l’optimisme ! Voilà pourquoi notre intervention sur place nous semble valorisante : au-delà du fait même de planter plusieurs dizaines d’arbres capables de produire du bois de chauffe, c’est un certain rapport avec l’autre qui a su se construire par le biais de rencontres, d’échanges, de croisements. Pour nous, c’est ça la coopération : quelque chose où chacun apporte à l’autre. D’ailleurs, dans notre esprit, c’était clair dès le début, il n’était pas question d’apporter on ne sait quelle aide humanitaire, mais bien plutôt de se confronter pour mieux progresser ensemble... Entre les visites - à Ouagadougou, sur les sites, à Kampti bien sûr -, les réceptions, et tout le travail de "trouaison" comme ils disent là-bas, on peut ainsi vous dire que ce ne fut pas des vacances de tout repos qu’on a passé, bien un vrai investissement où chacun a donné de sa personne ! Le bilan que nous en tirons ? Passionnant et à poursuivre ! Rien ne s’est arrêté à notre retour, tout doit partir de là en effet ! Beaucoup d’entre nous sont prêts à s’y engager de nouveau... Rendez-vous est pris !

   
L’EVENEMENT
SEPTEMBRE 2000  
 
FOSSES FAIT SA RENTREE SUR LE NET

C’est le principal événement de la rentrée (voir page 3) : Fosses a désormais "son" site Internet, qui se veut tout à la fois facile d’accès, rapide d’ouverture, agréable à consulter, riche d’informations sur notre ville... Petit tour d’horizon, pour bien naviguer.

 

PAGE D’ACCUEIL Vous avez bien tapé www.ville-fosses95.fr ? Une animation "flash" se dessine sur votre écran, représentant le logo de Fosses, la ville à la campagne. Immédiatement après, vous arrivez sur la page d’accueil du site, sorte de menu général présentant l’ensemble des rubriques accessibles. Vous avez fait votre (premier) choix ? Cliquez dessus... VOTRE VILLE A LA CAMPAGNE C’est un peu la page de présentation générale de Fosses, sorte de carte d’identité de notre commune. Localisation géographique, nombre d’habitants, surfaces d’espaces naturels... Le portrait de « la ville à la campagne » est brossé, dans ses grandes lignes. Désireux d’en savoir plus, sur tel ou tel aspect ? Pas besoin de revenir à la page d’accueil. Dans la partie supérieure de chaque rubrique, un menu déroule pour vous les autres liens du site... Avec en son sein, un « venez » indiquant les meilleurs trajets pour venir à Fosses, en train ou en voiture... HISTORIQUE ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’histoire de Fosses, de son passé potier à son développement plus récent en passant par la genèse de son nom ou les recherches continues des archéologues au village... LES EQUIPEMENTS Sportifs, Pour les enfants, Pour les jeunes, Culturels, Sociaux, Scolaires : tous les équipements de la ville se présentent à vous, avec adresse, horaires d’ouverture, activités, contacts... Vous avez dit utile ? A VOTRE SERVICE Vous avez besoin de contacter un service municipal ? D’en connaître les activités ou les compétences ? Vous voulez prendre un rendez-vous avec l’avocat ou avec le Pact-Arim ? Vous devez déclarer une naissance ou un mariage ? Vous ne vous souvenez plus du numéro de téléphone de la gare de Fosses-Survilliers ou de l’adresse électronique de la Poste ? Cliquez sur cette rubrique résolument A votre service ! ECONOMIQUE La vi(lle) économique dans tous ses états (des lieux) : Zone Industrielle, marchés, liste des entreprises... ASSOCIEZ-VOUS Les 66 associations fossatussiennes en un clic d’oeil, avec liens pour accéder directement à leurs sites et autres pages persos... OFFICIEL ! Comment obtenir ses papiers, fiche d’état civil, carte d’identité, livret de famille, certificat de concubinage, carte grise... ? Où s’adresser, quelles pièces fournir ? Une rubrique pratique pour toutes vos démarches officielles ! FOSSES MAG’ Retrouvez les grands dossiers de Fosses Mag’ depuis le début de l’année 2000 : Associations d’idées, Recensement, Contrat Local de Sécurité, Gare routière, 10 ans de culture à Germinal... De quoi vous rafraîchir la mémoire ! AGENDA Forcément plus complet que celui de Fosses Mag’, cet Agenda n’a pas de souci de délais, ni de bouclage : en temps (presque) réel, vous pouvez ainsi être informé sur tout ce qui se passer près de chez vous, à Germinal et au cinéma de l’Ysieux bien sûr, mais aussi dans les quartiers, au foyer Bouquet d’Automne, sur les terrains sportifs... ECRIVEZ-NOUS ! Pure création, ce site a vocation à être amélioré et enrichi : n’hésitez pas à cliquer sur la rubrique Ecrivez-nous pour nous y aider ! N.B. (1) : Vous souhaitez intervenir sur tel ou tel aspect de la vie de notre cité, recevoir une réponse à une question précise dans un délai raccourci ? Cette rubrique est aussi là pour cela, profitez-en ! N.B. (2) Vous êtes une association, une entreprise, un particulier ? Vous avez un site ou une page perso ? N’hésitez pas à nous la communiquer, afin de créer un lien via www.ville-fosses95.fr !

   
L’EVENEMENT
JUIN 2000  
 
FÊTE COMME FOSSES

C’est emmenée par l’exubérance et la (petite) folie du carnaval des écoles que la fête de la ville a été lancée, samedi 13 mai au matin. Et de quelle manière ! Au rythme des compagnies, de plusieurs associations et de centaines d’enfants et de parents, Fosses a su d’emblée prouver son caractère de ville... bien fête !

 

Tout l’après-midi, les spectacles se sont succédé sur le site devenu enchanté du jardin de Serres... Comme ici avec la compagnie Le filet d’air ou avec les enfants du centre de loisirs, les couleurs de la fête ont été portées haut, très haut... Parce qu’une fête est aussi un moment privilégié de rencontres, les stands des associations ont su animer la journée de leurs échanges. De quoi ouvrir les appétits de discussions, de projets... et de pommes d’amour, assiettes antillaises, et autres délices gastronomiques ! L’esprit d’une fête, c’est aussi sa part de jeux et de joie : à motos ou sur un clown, avec une pieuvre ou une canne à pêche, maquillé ou sans fard, « Fête comme Fosses » a su renverser la vapeur : « Fosses comme Fête » ! Attention une fête peut en cacher une autre ! Avec celle de toute la ville, l’espace Germinal a voulu célébrer ses 10 années d’existence, toutes au service de la vie culturelle de notre cité. Un anniversaire joyeux mis en scène et en musique par les groupes Man D’Dappa et Au P’tit Bonheur pour deux concerts gratuits et en plein air... De quoi bien augurer les... 10 prochaines années, au moins !


   
L’EVENEMENT
MAI 2000  
 

 

A GERMINAL, 10 ANS DE CULTURE

Quand l’espace Germinal entend le mot culture, il sort son (10ème) anniversaire... Et oui, Germinal a 10 ans ! 10 ans de concerts, de musique, d’opéra, de théâtre, de danse... mais aussi 10 ans de peinture, de sculpture, de photos... Bref, 10 ans de spectacle en tout genre, sur une scène qui a su imposer ses choix, sa vision, ses convictions. Du 10 mai 1990 lorsque Yves Duteil inaugurait les lieux au 13 mai 2000 et les concerts de ManD’Dappa et d’Au P’tit Bonheur (pour une fête de la ville vraiment spéciale), c’est une décennie de politique culturelle que Denis Vemclefs, l’actuel directeur de l’espace, se propose ici de retracer pour nous. Une décennie de combats et d’actions, de volontés et d’ambitions, entre sens des actions passées et projections sur celles à venir...

 

" Le 10 mai 1990, quand l’espace Germinal est inauguré officiellement, c’est le fruit d’un âpre combat pour imposer un équipement culturel digne de ce nom à Fosses. A l’époque, des réticences existaient quant à la pertinence d’un tel engagement - notamment financier -pour notre ville… Ce n’est pas faire œuvre de prétention que d’affirmer aujourd’hui que ces temps sont bien révolus, tant Germinal a su s’imposer comme un acteur important de la vie de notre cité.
Personnellement, voilà maintenant plusieurs saisons que je dirige l’équipe de l’espace Germinal. Ensemble, nous menons un travail basé sur la double notion de découverte de talents et de formation de publics. Autour de la création contemporaine, nous touchons l’ensemble des domaines du spectacle vivant. Avec une conviction majeure, qui ne s’est jamais démentie au fil des années : ne céder en rien aux phénomènes de mode de l’élitisme étriqué, pas plus qu’à ceux du populisme débridé…
Depuis sa création, les missions de l’équipement sont définies par la politique culturelle municipale, selon plusieurs axes :
travail de diffusion et de promotion de spectacles
recherche d’artistes peu médiatisés (aide à la diffusion)
aide logistique et/ou technique en direction des jeunes compagnies ou des artistes locaux animation de séances à caractère pédagogique (en relation avec les établissements scolaires)
aide à la création
accueil des associations fossatussiennes
hall d’exposition mis à la disposition des artistes locaux (peintres, sculpteurs, photographe)…
A mon sens, l’objectif essentiel d’une politique culturelle repose sur l’appropriation par la population des lieux de diffusion. C’est ainsi à nous qu’il appartient d’impulser une dynamique riche et diversifiée afin de créer des lieux de convivialité où chacun pourra trouver sa place, rencontrer l’autre - les autres - autour de pôles d’intérêts communs. Où il est donc question de rencontres : entre la population et les lieux, la population et la culture, la population et les artistes, rencontre aussi des publics entre eux…
Cette recherche d’un public large et diversifié capable de s’emparer des outils culturels anime chacune de nos actions. Elle nécessite un travail considérable, souvent épuisant, parfois décourageant… mais indispensable dès lors que l’on considère que les lieux culturels ne doivent pas être l’apanage de quelques-uns. Notre idée est de retrouver le temps et l’esprit des "militants de l’action culturelle", au prix d’efforts incessants pour convaincre que l’on peut inverser la tendance du repli sur soi et de la non-participation. Ces efforts peuvent être récompensés très largement. Il nous semble ainsi que :
être à l’écoute, sans démagogie, pour créer à partir de ce que sont les individus
impulser une politique culturelle ambitieuse accessible à tous
travailler à la formation des publics riches de leur diversité
ne pas avoir une vision étriquée du mot culture
être avant tout au service de la population…
Tout cela doit être au cœur de notre action, loin de quelque vœux pieux… Pour que la culture devienne cet "espace de liberté" capable de faire naître des citoyens acteurs de la vie de leur cité.
Aujourd’hui, le Ministère de la Culture propose une charte de service public pour définir les responsabilités - artistique, territoriale, sociale et professionnelle - des équipements culturels. Cette Charte exige la présence constante et perceptible d’artistes en recherche, en travail, en dialogue, au cœur de la cité, la démultiplication des manifestations dans et hors les murs, l’ouverture à toutes les disciplines artistiques. Cette offre artistique devant se développer dans un esprit de service qui n’appelle pas toujours un retour d’image.
Le principe est affirmé d’un rapport à une population dans son ensemble réclamant un large réseau de relais dans la vie associative, socio-culturelle ou professionnelle
une politique tarifaire simple et attrative
un travail en direction des populations exclues
des partenariats éducation-culture…
Les structures culturelles devant constituer des pôles de référence ouvertes aux professionnels du secteur comme aux groupes amateurs. Dans les structures culturelles, les dépenses artistiques devront être prioritaires.
Ce texte est une règle du jeu. Cette règle, nous la respectons depuis longtemps, bien avant qu’elle ne prenne la forme d’une charte. Parce qu’elle nous semble être le fondement même d’un service public de la Culture. Parce que nous défendons le service public. Parce que nous croyons aux vertus émancipatrices de la culture… Nous continuerons l’œuvre entreprise. À bientôt à Germinal !
PS : Depuis sa création, l’espace Germinal n’est soutenu financièrement que par la seule municipalité de Fosses, son engagement pour la culture au quotidien ne trouvant pas d’écho auprès des Directions des Affaires Culturelles (Départementale ou Régionale).
Pour la première fois cette année, un espoir semble permis : l’espace Germinal vient en effet d’être retenu comme un des dix lieux du Val d’Oise appelés "Pôle émergent" devant déboucher à terme sur un conventionnement DRAC, Conseil Général.... En plus de l’aide financière que doit apporter ce soutien, il s’agit là d’une réelle reconnaissance du travail accompli, un bel encouragement pour l’avenir…
Denis Vemclefs

L’EVENEMENT  

 

 

  AVRIL 2000

 

LES REUNIONS DE QUARTIERS DU 20 AU 30 MARS

186 : vous avez été 186 à participer à la dernière série de réunions de quartiers organisée par la ville du 20 au 30 mars dernier…
Un nouveau record après celui établi lors de la précédente série, qui avait déjà connu un joli succès avec 160 participants fin 1999 !
Une affluence d’autant mieux bienvenue que les discussions ont porté essentiellement sur la Charte "Vivre Ensemble à Fosses", avec ses premiers retours, commentaires et appréciations…
Dans l’ensemble, les Fossatussiens ayant participé à son écriture y ont retrouvé ce qu’ils avaient proposé, notamment en réunions de quartiers. Avec un questionnement majeur, qui en sous-tend le sens même : comment faire vivre la Charte de sorte qu’elle permette un réel changement de certains comportements ?
Thème par thème et quartier par quartier justement (chacun avec sa spécifité propre), nous vous proposons de retrouver ici quelques-unes des interventions des un(e)s et des autres, à l’heure où la Charte continue à être améliorée au quotidien (voir encadré).

 

QUARTIER : Gare : Lundi 20 mars
nombre de présents : 24 (13*)
Elus :
Djamila Soufi, maire-adjointe à la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité ; Patrick Ventribout, maire-adjoint à l’urbanisme, aux travaux et à l’environnement ; Madeleine Barros, conseillère municipale ; Xavier Richez, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS UNE VILLE A LA CAMPAGNE
"La construction programmée de logements, dans le cadre de la ZAC de la gare, ne va t-elle pas à l’encontre du caractère affirmé de Fosses "ville à la campagne" ?"
Préserver "la ville à la campagne" résulte d’un équilibre difficile entre exigence de développement de notre ville et respect de son identité rurale. Il faut rappeler que 50% du territoire de Fosses n’est pas construit et qu’en 10 ans, la population a augmenté de 400 habitants… Il demeure donc encore raisonnable de construire quelques logements, pour répondre à la demande locale, des jeunes notamment. Cela dans un souci constant de maîtrise de l’urbanisation : les constructions seront du même type que celles de la rue Fernand Picquette, c’est-à-dire faites de petits immeubles de 2 étages. Vivre ensemble dans une ville à la campagne garde donc toute sa vérité, son entière pertinence."

QUARTIER : Jardins Musiciens : mercredi 22 mars
nombre de présents : 50 (32*)
Elus :
Alain Lacombe, maire ; Djamila Soufi, maire-adjointe à la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité ; André Joly, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS LE RESPECT MUTUEL
"Quelles solutions pouvons-nous trouver ensemble pour rétablir le manque de communication et l’absence de compréhension de plus en plus marqués entre jeunes et adultes ?" 
"Tout le monde doit en être bien conscient : chacun a sa place dans la ville. Cela implique de la respecter, donc de respecter celle des autres. Dans certains quartiers comme ceux de l’école Mistral et de la Place Saint-Saëns, le problème de cohabitation jeunes - adultes apparaît de façon récurrente, notamment en ce qui concerne les nuisances sonores et des gênes à la circulation. L’idée d’une réunion est positive, à condition de bien la préparer, dans le sens d’un esprit d’ouverture, et non de dénonciation systématique. Les jeunes sont en droit de ne pas vouloir changer de quartier pour se réunir ; cependant, il doit être possible de négocier avec eux une réduction de certaines nuisances sonores, un comportement plus mesuré aussi parfois. De ce point de vue, la Charte demeure un bon moyen de faire appel à la responsabilité de chacun. En plus de l’ensemble des boîtes aux lettres communales, elle a été distribuée dans tous les établissements scolaires de la ville, des écoles maternelles et primaires, au collège et au lycée…"

QUARTIER : France Foncière : jeudi 23 mars
nombre de présents : 22 (18*)
Elus :
Madeleine Barros, conseillère municipale ; Bélinda Keraron, conseillère municipale
VIVRE ENSEMBLE DANS UN ENVIRONNEMENT DE QUALITE
"Un environnement de qualité ? Pour y arriver réellement, il faudrait vraiment que la ville soit mieux entretenue !"
Des efforts sont faits en permanence dans ce sens, avec une accélération ces dernières semaines qui a vu une réorganisation et un renforcement des Services Techniques Municipaux. Le but est de parvenir à une meilleure répartition des tâches, capable de prendre en compte la totalité des quartiers de la ville. A l’instar de tous les thèmes repris dans la Charte, cet effort doit être partagé avec chaque Fossatussien. La responsabilité individuelle est autant en jeu que celle de la collectivité, notamment pour ce qui concerne l’entretien de sa propriété et de ses environs. La propreté, c’est l’affaire de tous !"

QUARTIER : Provinces : lundi 27 mars
nombre de présents : 34 (27*)
Elus :
Isidore Adéagbo, maire-adjoint à l’emploi, l’activité économique, le commerce et l’artisanat ; André Joly, conseiller municipal ; Jean-Paul Olivier, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE EN TOUTE SECURITE
"Selon nous, l’insécurité est plus qu’un sentiment, cela devient de plus en plus une réalité difficile à vivre. La priorité de la ville doit être la sécurité, sécurité routière, sécurité des biens et des personnes, sécurité de notre environnement…"
Pas de confusion : ce qui a été pointé par le diagnostic préludant au Contrat Local de Sécurité, c’est la disproportion entre le sentiment d’insécurité et les actes délictueux réellement commis : cela ne voulait certes pas dire que l’insécurité n’était qu’un seul sentiment, mais que sa réalité était moins importante que la façon dont elle peut être parfois vécue… Cela dit, face à ce qui constitue un phénomène d’ampleur nationale, la ville a fait clairement le choix de rester vigilante avec la signature d’un Contrat Local de Sécurité, l’engageant sur pas moins de 28 actions concrètes. Des actions qui devront être accompagnées de l’apport de tous - services municipaux, gendarmerie et justice bien sûr, mais aussi les parents, les jeunes…

QUARTIER : Village : mercredi 29 mars
nombre de présents : 22 (23*)
Elus :
Alain Lacombe, maire ; Patrick Ventribout, maire-adjoint à l’urbanisme, aux travaux et à l’environnement ; Eric Vaillant, maire-adjoint à la jeunesse et aux sports ; Arlette Noël, conseillère municipale ; Xavier Richez, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR L’EDUCATION
"Pour l’éducation, il faudrait agir un peu plus vite, un peu plus fort. En responsabilisant plus les parents, en remettant l’enfant au centre des toutes premières préoccupations de la cité…"
Depuis plusieurs années, la ville mène un important travail d’intégration de tous les enfants dans les structures existantes - associations, activités municipales…-, afin qu’ils ne restent pas en groupes isolés. Dans la même optique, la mission Insertion du service Enfance intervient auprès des familles. Par ailleurs, les enfants qui connaissent des difficultés scolaires sont suivis et aidés, notamment par l’association Sakado. Le centre de loisirs a également vocation à être encore mieux un espace de vie pour les enfants : avec, côté bâtiment, quelques aménagements avant une reconstruction complète programmée et, côté vie du centre, la création d’un collectif de parents intervenant directement sur la nature des activités proposées, etc. Il faut savoir également que de nouvelles activités ont été créées cette année pour les jeunes de 10 à 13 ans, une tranche d’âge qu’aucune structure n’accueillait pour le moment… Pour ce qui est de la responsabilisation accrue des parents dans la bonne éducation de leurs enfants, il s’agit là d’un combat de tous les jours, que chacun peut contribuer à faire avancer, à son niveau…

QUARTIER : 3 collines : jeudi 30 mars
nombre de présents : 34 (47*)
Elus :
Alain Lacombe, maire ; Djamila Soufi, maire-adjointe à la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité ; René Masson, conseiller municipal ; M’Baïreh Lisette, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS UNE VILLE SOLIDAIRE ET COMME CITOYEN ACTEUR DE LA VILLE
"C’est au quotidien, dans notre façon de nous comporter en tant que citoyen et avec les autres, que l’on pourra faire vivre cette Charte, lui donner les moyens de son ambition majeure : mieux vivre ensemble…"
C’est une évidence : un texte aussi généreux et ambitieux soit-il, ne peut changer à lui seul tous les comportements. Neanmoins, si chacun s’attache à faire vivre la Charte, nous pourrons peut-être faire avancer quelques mentalités. Pour que les choses changent un peu, il faut que chacun réfléchisse à sa façon d’agir, que l’on discute du sens de cet outil et des problèmes qu’elle peut soulever en famille, ou entre voisins. Ce n’est pas seulement un recueil de grands principes, mais une certaine manière de recueillir des idées simples, des petites choses pratiques, qui permettent d’améliorer la vie collective… Ainsi, elle doit s’entendre comme un appel à réfléchir sur ce que nous faisons nous-mêmes pour améliorer la vie collective… Nous comptons sur les personnes qui peuvent par exemple subir un certain incivisme pour promouvoir et imposer ce texte comme une référence incontournable de notre vie à Fosses."

(*) nombre de présents lors de la précédente réunion.

 

 


   
L’EVENEMENT
AVRIL 2000  
 

VIVRE ENSEMBLE EN TOUTE SECURITE
CHIFFRES DE LA DELINQUANCE : FOSSES TOUJOURS LARGEMENT EN DESSOUS DE LA MOYENNE DU VAL D’OISE

Quasiment en même temps que la signature d’un Contrat Local de Sécurité liant notre ville et l’Etat, les chiffres de la délinquance 1999 pour le Val d’Oise étaient révélés par la Préfecture. Sur l’ensemble du département, les actes de délinquance constatés ont connu une augmentation de 3,61 % par rapport à 1998, soit un taux de délinquance (nombre de faits constatés par rapport à la population) de 81,7 pour mille.
Fosses se situe toujours largement en dessous de cette moyenne, avec un taux de 31,5 pour mille et une faible augmentation des actes délictueux à hauteur de 2,61 %.
Des chiffres rassurants donc, que le CLS devrait encore contribuer à faire baisser, de la même façon que ses actions tenteront d’atténuer un sentiment général d’insécurité manifestement trop important comparé à la réalité de ces données chiffrées...

 

 



 
L’EVENEMENT
 
AVRIL 2000  
 

 

GARE ROUTIERE : TRAVAUX ACCOMPLIS

Débutés à la fin de l’année dernière, les travaux d’aménagement de la gare routière viennent de s’achever : comme prévu, les capacités de circulation de ce lieu de fort passage ont été étendues, son espace étant doublé du côté de ce qui fut un terrain de la SNCF, avec la création d’un rond-point. Ainsi, le trafic des cars des CIF et celui des voitures ont pu être mieux séparés, rendant la circulation globalement plus sûre avec un flux de véhicules mieux régulé. A noter : les deux voies se situant juste devant le bâtiment SNCF sont réservées aux bus et aux taxis. La dépose minute se fait sur le parking zone bleue qui est resté quasi inchangé.
Le garage à vélos a finalement été pris en charge par la SNCF (pose prévue en juin), dans la droite volonté municipale de s’inscrire dans la dynamique du Plan de Déplacement Urbain (1).
Réalisés dans le cadre du syndicat Intercommunal de Réalisation et de Gestion du Parking d’Intérêt Régional (qui regroupe les communes de Fosses, Marly, Survilliers, Saint-Witz pour le Val d’Oise, La Chapelle en Serval et Plailly pour l’Oise), ces aménagements se sont élevés à 5,2 millions de francs (Hors Taxe). Ils ont été financés pour moitié par la région et pour l’autre par le Syndicat des Transports Parisiens, le Syndicat Intercommunal avançant la TVA à l’Etat deux années durant.
Pour l’ensemble du quartier, ces premiers aménagements constituent déjà une amélioration sensible du cadre de vie : avec une gare routière plus aérée et un trafic mieux maîtrisé, l’étau qui étouffait quelque peu les environs, selon le constat de nombreux habitants, va pouvoir se desserrer.
C’est un véritable lieu de vie qui va ainsi peu à peu se dessiner : un lieu de dynamisation lié à son urbanisation ; un lieu de sécurisation aussi, notamment au niveau du Parking d’Intérêt Régional, puisque va se créer une présence - par définition rassurante -, qui manquait beaucoup jusque-là…
Prochaine étape : la Zone d’Aménagement Concerté de la gare avec les réalisations programmées de logements, de commerces, d’activités... L’objectif affiché étant de créer un véritable quartier, doté d’une identité propre.
(1) Dans la même optique, la piste cyclable de la rue de la Haie au Maréchal va être prolongée jusqu’à l’avenue Henri Barbusse : travaux programmés dans les prochains mois. 

   
L’EVENEMENT
MARS 2000  
 

 

MARIE-GEORGE BUFFET A FOSSES :
"LE SPORT DE DEMAIN, QUOI QU’IL ADVIENNE NOUS APPARTIENT… A CONDITION DE S’EN DONNER LES MOYENS"

Fosses a créé l’événement le 14 mars dernier : Marie-George Buffet est venue débattre de sa loi sur le sport, en cours d’adoption, à l’espace Germinal. Un débat placé sous le signe d’un slogan en forme de cri de ralliement : "Le sport de demain, quoi qu’il advienne nous appartient" que la ministre de la Jeunesse et des Sports a voulu apprécier à l’aune de son action : "Si le monde sportif dans son ensemble - et pas seulement son élite -, veut qu’effectivement le sport de demain continue à lui appartenir, il doit se mobiliser sur ses valeurs originelles, et sortir d’une logique qui privilégie trop les intérêts financiers face aux intérêts humains."
C’est tout le sens de la loi qu’elle continue à porter, relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives. En son sein, plusieurs mesures se proposent ainsi de "donner aux acteurs du sport les moyens d’en conserver la maîtrise afin d’en promouvoir les valeurs humanistes et citoyennes qui fondent son utilité sociale." Parmi ces mesures, Marie-George Buffet a insisté sur celles qui "contribuent activement à la cohésion sociale et à la lutte contre les inégalités." Avec en jeu une "volonté politique de reconnaissance et de valorisation du fait social sportif, qui ne pourra se faire qu’en étroite collaboration avec l’ensemble des fédérations sportives."
Près de 200 personnes sont venues à l’espace Germinal participer au débat avec Marie-George Buffet, à l’initiative du Service Municipal de la Jeunesse et des Sports. Du monde associatif ou "simples" amateurs de sport, ils ont ainsi pu échanger avec la ministre de la Jeunesse et des Sports pendant près de deux heures. Du statut des bénévoles aux droits de retransmissions télévisées en passant par la notion de "sport pour tous", les discussions ont balayé un vaste champ de sujets. De façon plus spécifique, des interventions ont également porté sur des activités aussi diverses que le football et l’athlétisme, la natation et l’équitation… "C’est cette mosaïque de pratiques qui fait toute la richesse du sport", a précisé Marie-George Buffet. "Avec elles, on voit bien tout le poids pris par le sport dans la société, qui touche des pans entiers d’activités aux frontières du social, de l’économique, du culturel… Notre orientation est de moderniser les règles d’organisation et d’encadrement des activités physiques et sportives. Ce qui est en jeu ici, c’est le renforcement de la formation, qui peut permettre, qui doit favoriser la création d’emplois dans les associations…"
Un débat sur le "sport de demain" se devait d’être complété par un retour sur celui d’hier : pari gagné avec l’exposition conçue par le Musée National du Sport et prêtée par la Région Ile de France, retraçant "100 ans de sports". Par tranches de 10 ans, grands événements, grands exploits, grands sportifs… ont su faire de la salle de spectacle de Germinal un étonnant terrain de jeux. Très appréciée, notamment par Marie-George Buffet, cette exposition s’est ainsi révélée être une jolie manière de célébrer le passage à l’an 2000 pour le service municipal de la Jeunesse et des Sports.
Tout au long du débat, Marie-George Buffet a prôné un sport "plus égalitaire, plus juste, plus accessible : face aux dérives auxquelles il peut se trouver confronté, le monde sportif dans toute sa diversité se doit de cultiver ce qui l’a toujours constitué, l’humanité, la générosité, la citoyenneté. L’argent n’est pas tout, il doit être maîtrisé, sinon c’est l’esprit sportif tout entier qui va s’en trouver dénaturé. Voilà pourquoi l’un des dispositifs de la loi prévoit d’instaurer une taxe de 5% sur les recettes liées aux retransmissions télévisées, les sommes perçues venant profiter à l’ensemble des associations…
Le sport doit être synonyme d’épanouissement, pas d’asservissement. Ce sont les "petits" clubs tels que ceux qui vivent à Fosses qui font les que les grands existent ; à inverse, c’est grâce aux grands clubs que les petits peuvent rayonner… Il faut bien se dire que les uns ne sont rien sans les autres, que tous font partie d’un même monde où chacun doit pouvoir trouver sa place…" 

L’EVENEMENT  
MARS 2000
 

 

CONTRAT LOCAL DE SECURITE : C’EST SIGNE !

"Vivre ensemble en toute sécurité", cela devient de plus en plus concret à Fosses : notre ville a en effet signé un Contrat Local de Sécurité (CLS) avec l’Etat le 4 mars dernier, s’engageant ainsi fermement dans une perspective tout à la fois de lutte contre la délinquance et pour le bien-vivre des Fossatussiens.
Devant près de 150 personnes réunies à l’espace Germinal, le maire, Alain Lacombe, Michel Mathieu, préfet du Val d’Oise, Xavier Salvat, procureur de la République et Alain Richard, ministre de la Défense, ont apposé leur signature sur un document qui devrait s’avérer très précieux pour le présent et l’avenir de notre commune.
Pour ce premier CLS signé en zone de compétence de Gendarmerie, près d’une trentaine d’actions signifiées en 6 objectifs vont être déployées (1). Parmi celles déjà en œuvre, on peut rappeler le renforcement de l’équipe de gardiennage des logements du centre-ville, la création d’un poste supplémentaire de policier municipal et d’un autre à la Brigade de Gendarmerie de Fosses, l’ouverture d’un point-emploi ANPE au SMIDJ …
A venir, dès les vacances de Pâques, une action associant la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile (dépendant de la gendarmerie nationale) et le service municipal de l’enfance entend prolonger l’effort général. Avec un objectif : sensibiliser un public jeune à des problèmes auxquels il peut être confronté, pour mieux les prévenir. D’abord en intervenant dans 3 établissements scolaires de la ville (Barbusse, Daudet et Mistral) auprès des élèves de CM2 sur des sujets tels que les tags, le vol, le recel… Ensuite en rencontrant une vingtaine de "10 - 13 ans" autour d’une course d’orientation qui se veut un bon moyen de faire se mieux connaître les uns et les autres… En parallèle, il faut également noter la collaboration PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) - OMC (Office Municipal de la Culture) autour d’un projet de brochure détaillant les droits et les devoirs des jeunes et qui devrait sortir dans les prochaines semaines… Le CLS ? La ville le confirme et le signe !

 

   
L’EVENEMENT
MARS 2000  
 

 

POINT-EMPLOI ANPE : C’EST OUVERT !

C’est le 13 mars dernier que le point-emploi ANPE a été officiellement ouvert dans les locaux du SMIDJ : pour l’occasion, une demi-journée portes ouvertes a permis à plus d’une soixantaine de personnes de visiter ce nouvel espace réservé aux demandeurs d’emplois. Chaque lundi (de 09h00 à 12h00), mardi (de 09h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30), mercredi (de 13h30 à 17h30) et jeudi (de 09h00 à 12h00), Stéphanie Penon y assure donc une permanence. Les lundi et jeudi (de 13h30 à 17h30) ainsi que le mardi (de 09h00 à 12h00), c’est au PIJ de Marly-la-ville que cette jeune Fossatussienne recrutée dans le cadre du dispositif emplois-jeunes va poursuivre ses actions en faveur de l’emploi, entre animations d’ateliers de recherches, suivis individuels, mise à disposition d’offres, démarches en direction des entreprises…
Précieux, ces nouveaux points-emplois s’inscrivent donc comme un bon complément de l’antenne ANPE de Gonesse, en rapprochant ses services des Fossatussiens et des Marlysiens. Inscrite dans le cadre du Contrat Local de Sécurité, cette action de "prévention sociale" entend, à son échelle, contrecarrer les ravages causés par cette plaie de nos temps modernes : le chômage.

 

L’EVENEMENT  
MARS 2000
 

 

BUDGET 2000 : MAITRISE ET DEVELOPPEMENT

Voté le 28 mars dernier par le Conseil municipal, le budget primitif 2000 respecte les engagements pris ces dernières années par la municipalité, qui entendent concilier maîtrise de la fiscalité et développement conjugué des réalisations et des services. 
Approuvé en équilibre à hauteur de plus de 74 millions de francs, ce budget se décompose ainsi :
Près de 17 millions de francs sont dévolus à la partie investissement. A noter, l’effort particulier porté en 2000 sur les travaux de voirie, puisque près de 2,3 millions de francs vont y être consacrés. Il faut savoir que la ville va pouvoir bénéficier cette année de la subvention TRASERR du Conseil Général, dont la suppression l’an passé avait pesé lourd sur le budget. Par ailleurs, la deuxième tranche de travaux de restructuration des restaurants scolaires est prévue, 2,5 millions de francs étant engagés dans cette opération visant à améliorer la qualité des repas servis et rendue obligatoire par l’évolution des normes. D’autres crédits d’investissement en direction des écoles, du centre de loisirs et des équipements sportifs vont être déployés, l’enjeu pour la ville étant de poursuivre le développement et la viabilité de l’ensemble de ses équipements. Une nouveauté : la ville a décidé d’acquérir un véhicule électrique, dans la droite ligne de son engagement en faveur de la protection de l’environnement. Un engagement dans la même optique que celui prévoyant l’enfouissement des réseaux (électriques, de télécommunications ou du câble) dès cette année…
Pour une bonne part, la réalisation des dépenses d’investissement va dépendre des incidences du dernier recensement, notamment en ce qui concerne les dotations de péréquations - dotations de solidarité, Fond National de Péréquation, Fond de Solidarité de la Région Ile de France - que Fosses va percevoir cette année.
Pour le budget de fonctionnement, l’équilibre est atteint à hauteur d’un peu moins de 57 millions de francs. Ses recettes relèvent des dispositions de loi de finances 2000 votée par le Parlement. Ses dépenses correspondent à la volonté municipale d’optimiser la qualité et le niveau de l’ensemble des services, avec une attention toute particulière portée cette année encore sur les secteurs de l’enfance en général et des écoles en particulier. La création du Point-Emploi ANPE, la mise en place du dispositif pour les 10 - 13 ans, le renforcement de la Police Municipale… représentant autant de nouveaux services donc de nouveaux postes de dépenses.
Côté impôts locaux, les taux communaux restent au même niveau que ceux de l’an dernier. Seule une légère augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 5 francs par habitant a été votée, pour prendre en compte l’évolution du coût de ce service et la mise en place de la collecte sélective.
En tout, c’est un budget 2000 tout à la fois raisonnable et capable de répondre aux besoins des Fossatussiens qui a été approuvé, selon la ligne de conduite que s’est fixée la municipalité depuis plusieurs années.
Pour les années à venir, l’orientation est de développer plus avant la collaboration avec les villes avoisinantes. Avec ce principe intercommunal de mise en commun des moyens techniques, financiers et humains, des projets auront ainsi plus de latitude à se réaliser. La gare routière dont l’aménagement s’achève en est un parfait exemple, puisque l’essentiel de ses travaux a été financé par le syndicat intercommunal du PIR…

 

   
L’EVENEMENT
FEVRIER 2000  
 

 

FOSSES-KAMPTI, LE RETOUR

Après "l’aller" en juin 1999 à Fosses, le jumelage "retour" entre notre ville et le département de Kampti a eu lieu au Burkina Faso, le 12 février dernier (photo). Le "protocole d’amitié" entre les deux territoires est donc bien scellé, sous le double signe de la coopération et de la solidarité.
Accueillie pendant près d’une semaine, la délégation française composée des représentants du comité de jumelage Fosses-Kampti a pu mieux découvrir un pays qui reste un des plus pauvres de la planète… Les échanges et les rencontres ont pu ainsi se succéder, qui doivent déboucher, à terme, sur un certain nombre de projets à bâtir en commun.
Dans cette optique, le Service Municipal de la Jeunesse et des Sports a organisé un week-end à Bury (Oise), début février, réunissant une douzaine de jeunes fossatussiens de 17 à 23 ans, autour justement du Burkina Faso et de cette problématique au cœur du jumelage engagé : celle de la solidarité. C’est une véritable formation autour de l’organisation d’un chantier de ce type qui s’est ainsi mise en place, d’une approche du pays aux meilleures façons de s’en rapprocher. Un rapprochement qui devrait d’ailleurs prendre une forme encore plus concrète pour ces jeunes, puisqu’un séjour à Kampti est en préparation, sur le principe d’un auto-financement complet du projet (avec ce que cela suppose de démarches de subventions et de responsabilisation des uns et des autres)…
Régulièrement, Fosses Mag’ fera ainsi le point sur ces initiatives qui donneront à ce jumelage tout son sens, toutes ses valeurs.

L’EVENEMENT  
FEVRIER 2000
 

 

RECENSEMENT : NOUS SOMMES 10 045 !

10 045 : rendus officiels par l’INSEE, les premiers chiffres du recensement réalisé au printemps dernier indiquent que nous sommes un peu plus de 10 000 donc à habiter Fosses. Explications d’un chiffre (1).

 

Pour mémoire, 9638 Fossatussiens étaient comptabilisés lors du précédent recensement de 1990. En 9 ans, c’est donc une progression de 407 habitants qui est constatée, soit une augmentation de 4,22 %. Par définition, les chiffres ne mentant pas, c’est donc une croissance très largement mesurée du nombre de Fossatussiens qui est révélée.
Loin des rumeurs alarmistes qui ont pu se développer par moments et consistant à affirmer que la ville allait allègrement franchir le cap des 11 000 habitants, le dernier recensement démontre bien la logique d’une politique de logements qui s’est toujours voulue équilibrée et maîtrisée. En presque 10 ans, la seule opération d’envergure a ainsi consisté en l’aménagement du centre-ville, qui a vu la construction de 400 habitations.
Au jour d’aujourd’hui, plus de 300 demandes de logements sont répertoriées à Fosses, avec notamment un nombre conséquent d’enfants de Fossatussiens qui veulent désormais s’installer en restant dans leur ville. Il faut savoir que, pour le moment, les seules habitations laissées vacantes pour cause de départ peuvent être récupérées : c’est ainsi que pour l’année 1998, 77 Fossatussiens ont pu être relogés, selon ces seuls mouvements internes.
Avec l’aménagement de la ZAC de la gare, entre 100 et 120 nouveaux logements devraient voir le jour d’ici 2002 : entre locatifs et accessions à la propriété, une mixité dans les propositions sera ainsi proposée, selon la volonté municipale. Actuellement à la recherche d’un maître d’oeuvre, la ville entend également respecter des critères stricts, notamment au niveau de la hauteur du bâti qui ne devra pas dépasser R+2.
Côté dotations de l’Etat, ce passage à plus de 10 000 habitants devraient offrir de nouvelles subsides à la ville, sans qu’il soit réellement possible à l’heure actuelle d’en cerner la hauteur.
Au total, c’est donc bien un renouvellement de la population dans la continuité d’une ambition pour la ville qui ressort du recensement. Où il apparaît également que les Fossatussiens sont bien dans leur ville telle qu’elle est aujourd’hui dessinée : une ville qui sait se développer en gardant son identité. Une ville résolument tournée vers demain mais qui préserve hier. Une ville à la campagne...

(1) Selon l’état d’avancée des travaux de l’INSEE, plus de détails sur le dernier recensement (nombre d’hommes et de femmes, tranches d’âge, niveaux socioprofessionnels, etc.) seront communiqués prochainement.

 

 

 


   
L’EVENEMENT
FEVRIER 2000  
 

 

HISTOIRE DE SCULPTURE

L’an 2000 à Fosses... Ca se précise, avec le jeune étudiant en architecture, Pierre Barros, qui poursuit son travail dans les écoles... et qui soulève une partie du rideau d’un projet qui devrait marquer l’an 2000 :
"D’où venons-nous, qui sommes-nous ? Chacun peut y répondre à sa manière.
Nous sommes de Paris, sa banlieue, ou d’ailleurs en France, en Europe, voire dans le monde. Nous sommes ouvriers, cadres, artisans, chefs d’entreprises, étudiants ou sans emploi. Chacun de nous connaît sa propre histoire et existe de différentes manières sous différentes étiquettes, dans la même ville. Mais cette ville, d’où vient elle, qui est elle ? Comment imaginer son visage, son identité ?
Les architectures, la composition urbaine et les accès modèlent la ville en lui donnant une silhouette. La population qu’elle recueille lui donne une âme ainsi qu’une existence.
L’existence, la provenance, depuis des milliers d’années des artistes tentent à leurs manières de percer ces mystères en y apportant la passion, laissant des oeuvres qui feront office de témoignages et de symboles, car la vie, seule, ne suffit pas.
La ville se développe, avec ses avenues, les parcs, des immeubles s’élèvent. Entre les formes merveilleusement libres et équilibrées des arbres, leur couleur changeante avec les saisons et la rigueur des constructions, il est bon que certaines véhémences animent les réalisations des urbanistes, des architectes et placent des oeuvres plastiques .
Leurs gratuité n’est qu’apparente, et si on dit qu’elles ne servent à rien, c’est le rien que l’on appelle vide, celui qui entoure, lie les choses les unes aux autres et les fait exister..."

 

L’EVENEMENT  
JANVIER 2000
 

 

ASSOCIATIONS D’IDEES

Déjà signées par quatre associations (1), de nouvelles formes de partenariat liant celles-ci à la ville sur un certain nombre d’actions - à vocations sociale et éducative notamment -, vont se déployer tout au long des mois à venir.
Avec ces conventions d’un genre nouveau, c’est le profil futur de ces pratiques éminemment citoyennes qui est en jeu.
Pour lancer ce mouvement, Fosses Mag’ a rencontré quelques-unes de ces associations : une à vocation sanitaire et sociale : Vie Libre ; deux sportives : l’Union Fosses Football et l’Entente Fosses-Marly-Louvres-Vemars Basket Club ; une à dominante culturelle : l’AEP ; une autre de loisirs : Les Marcheurs de Fosses ;une enfin à tendance solidaire : Femmes Solidaires.
Trois questions leur ont été posées :
Comment vivez-vous au quotidien ?
Quel sens donnez-vous à vos activités ?
Comment vous situez-vous par rapport à ces conventions naissantes ?
Réponses... Où l’on s’aperçoit qu’à Fosses, si on n’a pas de pétrole, on a des associations... qui ont des idées.

(1) L’Union Fosses Football, Culture Sport Plus, L’association Tennis de Fosses, Le comité de jumelage Fosses Kampti.

 

VIE LIBRE
Par Daniel Conway et André Armez, militants

1) Vie Libre est une association de lutte contre l’alcoolisme qui existe au plan national depuis 1953. Le comité de Fosses est né en mars 1999, de la volonté de regrouper plusieurs d’entre nous, qui sommes de la ville, et qui faisions auparavant partie de la section de Gonesse. Nous sommes ouverts aux malades alcooliques qui veulent venir, à tous ceux confrontés à la détresse et à la dépendance. Nous sommes tous des buveurs guéris, qui donnons de notre temps pour dire : "Regardez, c’est possible de s’en sortir, on l’a fait !"
2) En à peine un an, une dizaine de personnes sont venues spontanément nous voir ; notre rôle est de les écouter, de tenter de les accompagner dans une démarche basée sur l’aide, et même l’entraide : c’est en effet en aidant les autres qu’on arrive aussi à s’aider soi. Avoir la Vie Libre, c’est ça en fait : c’est être bien sans avoir besoin d’alcool, ou de quelque palliatif que ce soit.
3) Dans le cadre du Contrat Local de Sécurité que la ville va bientôt signer (fin février 2000, NDLR), des actions de prévention initiées par notre association sont programmées, en partenariat avec la Gendarmerie. L’idée est de sensibiliser à tous les dangers représentés par l’alcool, avec notamment un effort important à faire porter sur ce fléau que constitue l’alcool au volant. Notre but est également d’intervenir au lycée, au collège, là où il est encore temps de prévenir, plutôt que d’avoir ensuite à guérir. Voilà pourquoi nous nous sentons très concernés par ces conventions nouvelles, dans lesquelles nous aimerions développer l’aspect éducatif notamment. Pour nous, c’est affaire de volontarisme, autant que de volonté.

ENTENTE FOSSES-MARLY-LOUVRES-VEMARS BASKET CLUB
Par Sylvain Lutton, président
1) A cheval sur plusieurs villes, notre club se porte plutôt bien depuis quelques années. Dans les environs, nous faisons un peu figure de référence, puisqu’il faut aller jusqu’à Goussainville pour trouver un club de même importance. Avec une dizaine d’équipes et 150 joueurs, ainsi qu’un bon niveau départemental, notre association a su se structurer. Seul petit hic : une tendance à la désaffection chez les cadets, ceux qui ont entre 16 et 18 ans, et sur laquelle nous n’avons guère de prise...
2) L’ambition générale du club est de faire progresser tous ses joueurs, des plus doués naturellement à ceux qui possèdent moins d’atoûts au départ. Nous sommes une association où tous doivent pouvoir s’exprimer, des filles aux garçons, des débutants aux confirmés. Notre philosophie peut se résumer d’un mot : progression.
3) La mise en place de conventions établissant clairement un certain nombre d’orientations capables de faire se développer le basket et son esprit à Fosses... pourquoi pas ? Ce sport est trop souvent réduit à des clichés de cités ou de joueurs inaccessibles, de telle sorte qu’il peut s’en trouver parfois déshumanisé. Nous aimerions ainsi pouvoir continuer à promouvoir certaines valeurs collectives, sans pour autant les matraquer à nos adhérents... Le plus dur pour nous à l’heure actuelle, c’est justement un manque de retour sur nos activités. Nous tous qui sommes bénévoles, avons besoin d’être reconnus, valorisés... Il en va de notre motivation, donc de la survie du club.

ASSOCIATION D’EDUCATION POPULAIRE
Par Peggy Bourdier, présidente

1) Entre la danse de salon, la gym douce, la Bande-Dessinée et les arts plastiques, l’AEP a su diversifier ses activités, à la plus grande satisfaction de nos adhérents, qui sont près de 170 cette année encore. L’éveil à la danse, notamment, marche très bien, avec un rapport prof - enfants de plus en plus fort...
2) C’est à la demande des adhérents que nos choix d’expressions se sont portés sur des domaines culturel et artistique. C’est également selon leurs souhaits que nous tentons de maintenir un certain niveau dans la qualité de l’enseignement... Avec un revers à cette médaille : le niveau des cotisations, qui servent en fait à rémunérer les personnes chargées de l’animation des ateliers... Pour l’association, c’est un axe assumé, car si on baisse nos tarifs, on ne pourra plus avoir cette qualité de professeurs, ce qui entraînera automatiquement une déception et donc une désaffection des adhérents... C’est donc presque d’un non-choix dont il s’agit même si, effectivement, cela nous pose question... A notre actif, il faut quand même savoir que nous avons mis en place un certain nombre d’aides, qui vont des facilités de paiement aux bons CAF, en passant par les chèque-vacances, etc.
3) A partir du moment où la ville nous soutient comme elle le fait, aussi bien matériellement que financièrement, je trouve pour ma part assez normal de ne pas développer nos activités dans notre coin, mais de les faire vivre dans un mouvement plus général, selon des axes donnés. La vocation d’une association comme la nôtre, c’est justement ce que porte son nom : l’Education Populaire...

MARCHEURS DE FOSSES
Par René Chauveau, président et Michèle Coïa, trésorière
1) Les Marcheurs de Fosses vont vientôt avoir 4 ans. De la petite dizaine de marcheurs des débuts, nous sommes passés à quarante adhérents, une belle preuve de santé pour nous. Nous faisons deux randonnées pédestres dans la semaine et une autre plus longue, un dimanche par mois : sur un bon rythme qui ne soit ni celui d’une quelconque compétition mais pas non plus celui d’une complète flânerie... Nous sommes même affiliés à la Fédération Française de Randonnée, un gage du sérieux de nos activités...
2) Nous sommes dans une optique de sport dans la détente. En marchant, on peut parler, se rencontrer, se rapprocher. Certes, il y a essentiellement des personnes du 3ème âge qui nous rejoignent, mais ce n’est pas par sectarisme : tout au contraire, nous appelons les jeunes à venir partager avec nous quelques bons moments à pieds... Cette convivialité fait partie intégrante de notre association.
3) Au niveau éducatif, il y a une initiative qui marche bien depuis quelques années : chaque été, nous emmenons un groupe de jeunes enfants du centre de loisirs en promenade. Là, un autre regard sur la forêt, sur la découverte de la nature peut s’opérer, qui mèle aspects ludique et pédagogique. C’est ce genre d’actions que nous aimerions désormais développer pour, on insiste, ouvrir Les Marcheurs de Fosses à toutes les générations...

UNION FOSSES FOOTBALL
Par Patrick Aubignat, président

1) L’UFF, c’est près de 250 joueurs, des 6 ans aux vétérans en passant par l’équipe seniors et celle qui dispute le Championnat du Dimanche Matin. Une distinction dont nous sommes fiers : celle qui récompense tous les ans, sous forme de challenge départemental, le club qui a non pas les meilleurs résultats, mais l’encadrement le plus performant, la formation la plus pertinente... Voilà plusieurs années que nous y figurons dans les 10 premiers, avec même des saisons où nous l’avons remporté. Pour nous, c’est une formidable reconnaissance de notre travail de terrain.


2) Ce qu’on voudrait arriver à faire entrer dans les moeurs de clubs modestes comme le nôtre, c’est pouvoir garder les jeunes, de 6 ans à l’âge adulte. Malheureusement ce n’est pas simple car on en perd beaucoup entre 14 ans et l’âge seniors. Ce sont là des périodes difficiles, où l’adolescent se cherche, et où visiblement il ne se retouve pas dans le sport, les autres pratiques connaissant le même genre de phénomène. A court terme, c’est dans ce sens que nous voudrions travailler, seul moyen d’assurer la pérennité même de notre association.


3) Nous avons signé la convention avec la ville fin décembre dernier ; pour nous, c’est donc tout neuf. Nous la considérons comme un vrai engagement, qu’on pourrait presque résumer ainsi : la ville met à notre disposition équipements et encadrement (avec notamment le renfort récent d’un éducateur sportif) ; l’association met à la disposition de la ville la pratique accessible au plus grand nombre du football. Nous l’envisageons donc comme le prolongement de ce que nous avons su développer depuis plusieurs années, des actions dans les écoles à la formation d’éducateurs en passant par un certain rapport à ce sport de masse qui en privilégie le sens plus que l’efficacité. En raccourci, apprendre à un gamin à jongler, c’est bien ; lui inculquer l’esprit du sport, du groupe, de l’individu dans le collectif, c’est mieux...

FEMMES SOLIDAIRES
Par Viviane Schillé, présidente et Sabine Salmon, trésorière


1) Femmes Solidaires est issue de l’Union des Femmes Françaises, nées des comités féminins de la Résistance en 1945. Il s’agit donc d’une association internationale, fidèle aux valeurs de ses fondatrices : la liberté, la solidarité, l’égalité, la lutte contre les guerres et les intégrismes, pour la paix et le désarmement. En France, Femmes Solidaires veut apporter sa contribution originale au mouvement social en s’impliquant dans une démarche de solidarité réciproque avec toutes celles qui luttent : il est composé, animé et dirigé par des femmes françaises et immigrées. A Fosses, nous avons voulu créer un comité ancré au milieu de la cité : c’était le 8 mars dernier, et ça se développe progressivement...


2) C’est au quotidien que nos activités doivent prendre tout leur sens. Pour les Fossatussiennes, dans leur vie personnelle et professionnelle, nous pouvons aider celles qui en ont besoin, que ce soit dans le domaine social, celui de la santé, ou dans les rapports de couples. Nous nous situons donc comme un lieu d’acceuil et d’écoute, une référence à laquelle il ne faut surtout pas hésiter à faire appel. Répétons-le : chaque femme peut y trouver sa place, toute sa place.


3) Nous souhaitons pouvoir travailler en partenariat avec les institutions présentes sur la ville. Le comité de Fosses n’a pas qu’une vocation sociale ; il entend aussi créer des rencontres culturelles, en participant ainsi pleinement à la vie locale.