|
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| NOVEMBRE
2000 |
|
| |
SEMAINE
DES DROITS DE L'ENFANT ...
AU COEUR DE LA CITE
«VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR LEDUCATION» : Cest un
des thèmes de la Charte «Vivre Ensemble à Fosses». Du lundi 20 au samedi
25 novembre, la semaine des droits de lenfant organisée par la ville
se propose de mettre en actions cette volonté. Parce que les petits Fossatussiens
daujourdhui deviendront les grands citoyens de demain, cette semaine
est axée autour dun questionnement fort : LENFANT AU COEUR DE LA CITE,
soit ce quil y vit, ce quil y fait, ce quil y crée. Entre cinéma (du
15 au 20 novembre pour bien lancer la semaine !), expositions, nouvelles
technologies, animations, bal et débats, tous les genres déclineront ainsi
le sens de cette initiative, basée sur la convention internationale sur
les Droits de lEnfant adoptée par lAssemblée Générale des Nations Unies
le20 novembre1989.
LE FESTIVAL DE
CINEMA Pour la deuxième année consécutive, le cinéma de lYsieux organise
un festival de cinéma autour des Droits de lEnfant. En 7 films, ce sont
les différents parcours dun enfant dans des cités et des pays comme la
France, mais aussi le japon, lIran, les Pays-Bas, le Mozambique ou la
Chine qui sont suivis, pour une semaine exceptionnelle véritable lancement
de LENFANT AU COEUR DE LA CITE, du mercredi 15 au lundi 20 novembre. MERCREDI
15 JEUDI16 VENDREDI17 SAMEDI 18 DIMANCHE 19 LUNDI 20 CINEMA DE LYSIEUXTarifs
: habituels pour le 1er film ; + 14 francs à partir du 2ème, avec accès
à tous les films !* Séances supplémentaires pour les groupes, sur demande
! LE VILLAGE DE MES REVES, de Yoichi Higashi (Japon)15h00*DON, de Abolfazl
Jalili (Iran)17h00*SOIREE DINAUGURATION : JEUX INTERDITS, de René Clément
(France)21h00(Soirée gratuite sur présentation dun carton dinvitation
à retirer à lEspace Germinal : 01 34 72 88 80 (Les moins de 18 ans doivent
être accompagnés dun adulte) LE GARCON QUI NE VOULAIT PLUS PARLER, de
Ben Sombogaart (Pays-Bas)21h00* LE GARCON QUI NE VOULAIT PLUS PARLER,
de Ben Sombogaart (Pays-Bas)18h00*DON, de Abolfazl Jalili (Iran)21h00*
LE VILLAGE DE MES REVES, de Yoichi Higashi (Japon)15h00*LI, de Marion
Hänsel (Allemagne)17h00*COMEDIA INFANTIL, de Solveig Nordlund (Suède-Portugal-Mozambique)21h00*
LI, de Marion Hänsel (Allemagne)15h00*LE CERCLE PARFAIT, dAdemir Kenovic
(Bosnie)17h00* COMEDIA INFANTIL, de Solveig Nordlund (Suède-Portugal-Mozambique)18h00*LE
CERCLE PARFAIT, dAdemir Kenovic (Bosnie)21h00* LES EXPOSITIONS Du lundi
20 au samedi 25 novembre, trois expositions seront organisées à lAgora
: une en direction des adultes, une autre pour les jeunes autour de la
citoyenneté, une enfin plus spécifiquement consacrée aux enfants et à
leurs droits. Avec un fil rouge : celui de faire « Vivre Ensemble » tous
les âges au coeur de la cité... Expositions ouvertes au public aux heures
douverture de lAgora (01 34 72 49 30), avec accueil des écoles de Fosses
en journée. NB : mercredi 22, des animations seront spécialement organisées
pour les enfants du centre de loisirs, ainsi que pour ceux du quartier.
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES Du lundi 20 au samedi 25 novembre, des animations
seront menées au Cyber-Espace de lAgora, à partir de CD-Rom et de sites
Internet consacrés aux Droits de lEnfant. Les écoles seront également
accueillies pour participer à ces ateliers interactifs et ludiques. Animations
ouvertes au public aux heures douverture de lAgora (01 34 72 49 30),
avec accueil des écoles de Fosses en journée. LES ANIMATIONS DU CENTRE
DE LOISIRS Mercredi 22 novembre, grande journée spéciale Droits de lEnfant
avec... Pour les primaires : Le matin : La projection dun film - surprise
au cinéma de lYsieux. Laprès-midi : Lorganisation dun rallye-citoyenneté,
avec jeux de questions-réponses à travers toute la ville, pour bien ancrer
lenfant au coeur de la cité ! Rallye suivi dune visite à lAgora ! Pour
les maternelles : Le matin : Accueil des parents au centre de loisirs
autour dune exposition autour des rythmes de lenfant. LE BAL Mercredi
22 novembre à partir de 16h30 : Grand spectacle pour tous les enfants
du centre de loisirs en perspective avec ce moment qui sannonce joyeux...
et animé ! (Sous réserve) NB : Les parents pourront récupérer leurs enfants
sur place à la fin de la fête... AVEC LES ECOLES Sous réserve : une exposition
pourrait tourner dans les différents établissements scolaires de la ville,
avec la participation dintervenants... LE GROUPE DE PAROLE DE PARENTS
« Comment préparer notre premier enfant à son entrée en école maternelle
? » « Depuis que bébé est là, les nuits sont difficiles ! » « Jaimerais
reprendre mon travail, mais comment sorganiser avec les enfants ? » «
Depuis la naissance de son petit frère, ma fille est très jalouse... que
faire ? »... Autant de questions que les parents peuvent se poser au quotidien
; autant déchanges que la halte-jeux et le relais assistantes maternelles
PIROUETTE se proposent de mettre en place chaque mois à partir du mardi
21 novembre prochain. Cest donc à loccasion de la semaine des Droits
de lEnfant que cette initiative « PARENTS, VOUS AVEZ LA PAROLE » est
lancée, tant elle sinscrit parfaitement dans sa thématique générale :
« VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR LEDUCATION ». Avec cette action bien
concrète, il sera ainsi possible aux parents de sinformer et de sexprimer
autour de leurs expériences avec dautres, pour mieux avancer ensemble
sur cette voie, parfois délicate, de la parentalité... PARENTS, VOUS AVEZ
LA PAROLE, mardi 21 novembre à partir de 19h30, PIROUETTE. Soirée-débat
en présence du monde éducatif local, délus et de Jean Epstein, psycho-sociologue,
en partenariat avec la CAF : « DEVENIR GRAND, de lacquisition de la marche
à lentrée en école maternelle (socialisation, éveil et développement
de lenfant) ». Ouvert à tout public, réservation PIROUETTE : 01 34 31
11 31. CONVENTION INTERNATIONALE SUR LES DROITS DE LENFANT Adoptée par
lAssemblée Générale des Nations Unies le 20.11.1989 1. Lenfant a le
droit à la vie. Il doit profiter des meilleures conditions pour son développement.
2. Lenfant a droit à la santé. Il doit recevoir les soins nécessités
par son état. 3. Lenfant a droit à léducation. Il doit pouvoir apprendre
à lire et à écrire et avoir des loisirs. 4. Lenfant a droit à une famille.
5. Lenfant a droit à une protection contre le racisme et toute forme
de discrimination. 6. Lenfant a droit à une protection contre lexploitation
sexuelle et la maltraitance. Il doit savoir que son corps est à lui et
que tout adulte doit le respecter. 7. Lenfant a droit à une protection
contre lexploitation dans le travail. 8. Lenfant a droit à une protection
contre la guerre et la privation de la liberté. 9. Lenfant a droit à
une identité culturelle et religieuse. 10. Lenfant a droit à lexpression
sur tout ce qui le concerne dans sa vie de tous les jours. Fosses Mag
décembre 2000 Titre de la une : Rétro 2000 Fosses entre modernité et citoyenneté
RETRO 2000 La citoyenneté dans la modernité ou la modernité dans la citoyenneté
: cest la quadrature du cercle de lannée 2000 pour notre ville. La citoyenneté,
parce quelle constitue le socle du développement de Fosses, ce qui donne
son sens aux actions menées. La modernité parce que le 3ème millénaire
est là quil faut affronter, avec les nouveaux défis dune société en
permanente évolution. Fosses ville moderne et citoyenne, cest donc le
thème générique de cette rétro de lannée 2000, qui rime avec ville... janvier
2000 Avec le début des travaux de la gare routière, lannée 2000 débutait
résolument sous le signe de la modernisation de la ville, cette face indispensable
à toute modernité. Pendant plus de 4 mois, laménagement des lieux a progressé,
pour sachever au printemps. Avec notamment la création dun rond-point,
côté terrain SNCF, les capacités de circulation ont été étendues, permettant
une meilleure régulation du flux de véhicules. Pour lensemble du quartier,
ces premiers aménagements constituent déjà une amélioration sensible du
cadre de vie. Cest en effet une gare routière plus aérée, avec un trafic
mieux maîtrisé et un environnement bonifié, qui a su se construire. De
quoi bien envisager les prochaines étapes inscrites dans le cadre de la
Zone dAménagement Concerté du quartier, qui devraient démarrer dans les
prochains mois. Pour faire de la gare un véritable lieu de vie de la ville...
février 2000 De 9 638 habitants en 1990, Fosses est passé à 10 045 en
2000... Les premiers chiffres du recensement réalisé par lINSEE sont rendus
officiels. Puisque, par définition, ils ne mentent pas, démonstration
est faite : si notre ville a su développer services et équipements ces
dernières années, sa population na, elle, guère progressé. A peine 400
habitants de plus en 10 ans, cest en effet bien en dessous de la moyenne
constatée au niveau national. Preuve que le pari de la ville à finir et
de la campagne à préserver continue dêtre relevé. Fosses la ville à la
campagne ? Cest plus que jamais dactualité ! mars 2000 La ministre de
la Jeunesse et des Sports à Fosses : lévénement a marqué lannée locale.
Placé sous le signe dun slogan fort « Le sport de demain, quoi quil
advienne nous appartient », le débat organisé à lespace Germinal a permis
à Marie-George Buffet de préciser le sens de son action, dans la perspective
de ladoption en cours de sa loi sur le sport. Avec un credo majeur, résumé
dune phrase : « Si le monde sportif dans son ensemble, et pas seulement
son élite, veut queffectivement le sport de demain continue à lui appartenir,
il doit se mobiliser sur ses valeurs originelles, et sortir dune logique
qui privilégie trop les intérêts financiers face aux intérêts humains
». Avec elle et le public venu en nombre, un plateau dintervenants a
su nourrir la discussion : Alain Lacombe, le maire de Fosses et son adjoint
à la Jeunesse et aux Sports Eric Vaillant, bien sûr ; mais aussi Francis
Parny, vice-président du Conseil Régional dIle de France ; Elie Le port,
directeur départemental de la Jeunesse et des Sports ; Jean-Claude Giraud,
sous-préfet de Montmorency ; Nicole Abar, présidente de lassociation
Liberté aux Joueuses... Un vrai temps fort donc qui a su dynamiser autant
que valoriser les nombreuses associations sportives fossatussiennes... Autre
temps fort dun printemps qui sannonçait ambitieux pour notre ville :
la signature dun Contrat Local de Sécurité avec lEtat. Devant près de
150 personnes réunies à lespace Germinal, le maire, Alain Lacombe, Alain
Richard, ministre de la défense, Michel Mathieu, préfet du Val dOise
et Xavier Salvat, procureur de la République, ont validé un document engageant
près dune trentaine dactions capables de renforcer le bien-vivre à Fosses.
Des actions vouées à se développer dans le temps, avec lensemble des
partenaires concernés. Pour quavec modernité et citoyenneté, la ville
puisse faire rimer le mot sécurité... avril 2000 C"a y est, elle est sortie
et distribuée dans tous les foyers depuis un petit mois : la CHARTE «
VIVRE ENSEMBLE A FOSSES » existe, et cest son premier mérite. « Outil
de travail sur nos droits et nos devoirs en collectivité, réflexion sur
la place et le rôle de chacun dans la cité », cette première version est
pour une bonne part le fruit des contributions des participants aux réunions
de quartiers. Les sept thématiques développées en son sein sont en effet
directement issues de ces rencontres citoyennes... Après quelques mois de
"vie", un premier bilan de la Charte a pu être établi, qui démontre que
si plusieurs centaines de Fossatussiens sen sont saisies, sa vocation
majeure consiste toujours en sa capacité à rester en mouvement. Aussi
les propositions susceptibles d« améliorer la vie de la ville » doivent-elles
continuer à affluer. Rendez-vous est donc pris pour les semaines, les
mois, les années à venir, à construire... mai 2000 « Fête comme Fosses »,
cétait le carnaval des écoles et ses centaines denfants et de parents,
des spectacles et des animations au jardin de Serres, des stands à foison
au rythme des associations, de la joie, de la bonne humeur, de la convivialité...
Une grande fête de la ville donc doublée dune autre : celle du 10ème
anniversaire de lespace Germinal... Célébré par les concerts gratuits des
groupes Man DDappa et Au Ptit Bonheur, ce haut lieu de toutes les cultures
a su ainsi prendre date pour les 10 prochaines années à venir... Au moins
! été 2000 Du 1er au 21 juillet, ils étaient une dizaine de jeunes fossatussiens
à participer à un chantier de coopération avec un des pays les plus pauvres
du monde, le Burkina Faso. Encadrée par le Service Municipal de la Jeunesse
et des Sports, cette initiative se voulait comme un prolongement des actions
engagées par notre ville, dans le cadre du jumelage conclu avec le département
de Kampti. Entre échanges, rencontres et projets de solidarité, ce séjour
pas comme les autres a su poser de nouveaux jalons sur la longue route
de la coopération à suivre pour progresser ensemble... Progresser et vivre
ensemble : tout au long de lété, de 3 ans à... beaucoup plus, le programme
des activités de la ville a décliné cette proposition. Au centre de loisirs,
avec des sorties et séjours jusquà 10 ans ; pour les 10 - 13 ans, avec
le nouveau dispositif mis en place, entre activités déveil et sorties
plurielles ; jusquà 17 ans, avec le Point-jeunes, du sport, des séjours,
des activités proposés par le service Jeunesse et Sport... Avec aussi les
deux journées à la mer organisées par le service Action Social, la bibliothèque,
la piscine, le foyer Bouquet dAutomne pour les anciens... De quoi bien
vivre lété à Fosses ! septembre 2000 www.ville-fosses95.fr : cétait
lévénement de la rentrée 2000 : Fosses a désormais "son" site Internet.
Ses ambitions de fond ? Inscrire un peu plus notre ville dans le réseau
des Nouvelles Technologies, cet aspect incontournable de la modernité...
tout en privilégiant lidentité de la ville en faisant de ce site un forum
interactif et citoyen. Ses objectifs de forme ? Rendre le site facile
daccès, rapide douverture, agréable à consulter et bien sûr riche dinformations
sur notre ville... Connectez-vous ! Autre événement de la rentrée : la fête
du sport et le forum des associations, qui ont mobilisé plus de 50 associations
en tout, pendant près de trois semaines. Animations, portes ouvertes ou
soirée de remise des trophées ont su marquer lédition 2000... ça Fosses
Fort, et ce nest pas fini ! octobre 2000 Pour la dernière série de réunions
de quartiers du millénaire, tous les records de participation ont été
battus, démontrant bien le succès grandissant de ces véritables forums
citoyens. Du diagnostic de la ville aux problèmes spécifiques à chaque
quartier en passant par la saison culturelle, les débats ont su, encore
une fois, être aussi riches quanimés ! Tous les moments forts, pages
10 et 11, en Visions de Quartiers... et rendez-vous à lannée prochaine.
Aux actes citoyens ! Des citoyens bien dans leur ville, bien dans leur
peau... et à laise avec leur coup de fourchette : les 172 convives du traditionnel
banquet dautomne du foyer ont su montrer toute leur ardeur à bien vivre
leur retraite... Une nouvelle vie de plus en plus active, toujours animée,
souvent heureuse... et cest une nouvelle jeunesse qui apparaît, un nouveau
printemps qui voit le jour : vive les bouquets de printemps ! novembre
2000 Lenfant au coeur de la cité : cétait le thème de la semaine consacrée
à leurs droits et organisée par la ville. Parce que les petits citoyens
daujourdhui feront la cité de demain, cette initiative a su sinscrire
dans la perspective dun des thèmes fondamentaux de la Charte : « Vivre
Ensemble en agissant pour léducation ». Débats, expos, festival de cinéma...
Tout ce qui sest passé durant cette semaine, cest dans Fosses Mag de
janvier, à ne pas rater ! Autre événement à ne pas manquer dans le 1er
numéro du millénaire de votre magazine dinformations locales : le retour
sur la belle fin de siècle de la bibliothèque Georges Brassens, avec lexposition
consacrée aux Bandes Dessinées fantastiques, le « petit marché du livre
» toujours très attendu, ou le festival « Le conte en fête », organisé
par lassociation CIBLE 95 des bibliothèques du Val dOise... De quoi effectivement
tourner la page de lan 2000 ! décembre 2000 Déjà passée lan 2000 ???
Et à quelle vitesse !!! Un dernier clin doeil sur la première bonne nouvelle
de cette année pas comme les autres : le premier petit fossatussien, Martin
Emelin... Qui a presque un an à lheure où vous le voyez présentement en
photo... Déjà ? ! ? Et voilà 2001, nouvelle borne, prochain siècle, nouveau
millénaire qui sera donc fossatussien, citoyen et moderne, ou ne sera
pas... Mais avant, et comme le veut la tradition, les animations commerciales
se succéderont en ville les 16, 23 et 24 décembre pour célébrer Noël,
comme il se doit ! Sans trop en dévoiler, de nombreuses surprises sont
attendues... Dont le père Noël bien sûr, qui fera également un crochet par
les écoles maternelles de la ville vendredi 22 décembre... Joyeuses fêtes
et bonne année à toutes et à tous !
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| OCTOBRE
2000 |
|
| |
PAROLE(S)
DE JEUNES
Ils ont entre 18 et 26 ans, vivent à Fosses ou y ont grandi.
Ils sont entrés dans la vie active ou poursuivent leurs études, se passionnent
pour la musique ou simpliquent dans des chantiers de coopération, se
sentent déjà mûrs ou pas du tout adultes, à laise dans leurs baskets
ou pas trop bien dans leur peau... Ils ou elles donc, ce sont ces jeunes
fossatussien(ne)s, véritables forces vives de notre communauté, eux (elles)
qui représentent plus dun tiers de notre population totale... Ces jeunes
se racontent ici et maintenant, entre jeunesse au présent et espoirs au
futur. Ce quils veulent ? « La vie et rien dautre ».
VANESSA LIAUTEY,
24 ANS, COMEDIENNE
Une petite
nana de banlieue qui évolue dans le milieu du théâtre parisien... Si je
vous dis que cest pas facile, vous me croyez ? Et pourtant, depuis sept
ans que je me suis lancée là-dedans, jaime cette vie, de plus en plus.
Au point que pour moi, cest clair : je veux grandir, maffirmer avec
ma passion, ma vocation qui est celle dêtre, de devenir chaque jour un
peu plus, un peu mieux comédienne... Comment cest né ? Dès lâge de 6 ans,
ma mère ma inscrit au conservatoire de danse... Adolescente, jétais de
plus en plus attirée par la scène, javais la trouille de messayer au
théâtre, qui me paraissait aussi fascinant queffrayant... Du coup, je suis
allée voir ce quil en retournait à latelier-théâtre de ma ville, Fosses.
Jai pris mes premiers cours, sous la direction de Xavier Lemaire, me
suis coltinée avec un poême de Victor Hugo... Là, jai senti que quelque
chose se passait pour moi, quelque chose qui allait peser sur ma vie...
7 ans plus tard, jai appris beaucoup, progressé sûrement, exerçant ce
métier à temps plein, profondément, assidûment. Le clin doeil de lhistoire,
cest que je vais repasser dans ma ville le 27 octobre prochain, sur les
planches de lespace Germinal (voir page 13, La vie culturelle)... Et pas
en tant que comédienne, mais carrément comme metteur en scène dune pièce
dun auteur qui mest cher : Xavier Durringer. Non pas que je veuille
changer de direction : il sagit plus ici dun concours de circonstances,
dailleurs assez précieux en ce quil me force à écouter et à voir mieux
le travail des autres acteurs. Et puis, je bosse avec ma famille de comédiens,
la compagnie Ananas Compasus, que lon a créée à quelques-uns à la sortie
des cours, il y a deux, trois ans... Mon futur ? Il passe par la scène,
devenu un enjeu vital pour moi. Avec toute la sincérité, toute lhonnêteté
dont je peux faire preuve, avec comme moteur cette intégrité qui me pousse
à faire ce qui me plaît, plutôt quà chercher ce qui pourrait me réussir...
Je vais ainsi enchaîner Durringer et la scène nationale de Sête, Molière
- avec Xavier Lemaire, dailleurs - et Feydeau, traçant ma route. Une
route que je veux la plus belle, la plus accomplie possible...
JEAN-MARC LEBARBE, 20 ANS, JEUNE TRAVAILLEUR
Très vite, jai su que les études, ça nétait pas pour moi. Je naccrochais
pas, et puis javais envie dentrer dans la vie active, de massumer seul.
Jai arrêté lécole après un BEP de comptabilité, une filière qui ne me
ressemblait pas. Jai trouvé du travail dans la foulée. Actuellement,
je suis vacataire à lespace Germinal, où je fais essentiellement un boulot
de régisseur lumières. Japprends sur le tas ce métier, qui me plaît de
plus en plus, car jy fais pas mal de rencontres. Dans mon esprit, cest
clair : je sais que je peux réussir, même sans avoir fait détudes poussées.
Dès que jai cherché un peu sérieusement, jai trouvé un emploi... Pour
moi, cest une question de volonté et de courage. Fosses ? ça a changé
en 10 ans ! La ville a pris de lampleur, ne serait-ce que dans ses activités
ou ses équipements. Bien sûr, cela manque toujours un peu danimations,
mais enfin cest tout de même un endroit où il fait bon vivre... Ce qui
ne veut pas dire quil ny ait pas de problèmes, notamment pour les jeunes.
Habitant le quartier des 3 Collines, jai été confronté avec quelques-uns
de mes copains à des situations de conflits avec des adultes, qui narrivent
guère à se régler encore aujourdhui. Tout se passe un peu comme si la
seule présence dun groupe de jeunes quelque part devait nécessairement
générer des problèmes. Alors que, concrètement, quest-ce quon fait la
plupart du temps ? On discute, on samuse, rien de bien méchant. Si on
fait un peu de brouhahas, on essaie de se calmer. Je crois que tout le
monde gagnerait à être un peu plus tolérant. Et cest valable aussi pour
nous. A bon entendeur...
JENNY LIENNEL, 26 ANS, EDUCATEUR SPORTIF
Avec un Brevet dEtat dEducateur Sportif en poche, je viens de créer
une nouvelle association de fitness à Fosses (1), un projet qui me tenait
à coeur depuis un bon moment. Il faut dire que le sport en général et tout
ce qui a trait à la musculation en particulier représente vraiment beaucoup
pour moi, et ce depuis des années... Aussi faire partager cette passion
dans un cadre associatif, dans la ville où je vis depuis que jai 2, 3
ans, constitue un beau challenge. Jai vraiment envie de faire passer
quelque chose ici, pour créer une structure de remise en forme qui soit
aussi un vrai lieu de convivialité. Parce que je suis attachée à Fosses,
parce que jy ai travaillé - notamment au SMJ -, parce que mes proches
vivent ici, parce que mon enfant grandit ici... jentends bien contribuer,
à mon niveau, à la préservation dun certain bien-être typiquement fossatussien
! Harmoniser ainsi vie professionnelle et vie personnelle reste pour moi
comme une quadrature du cercle. Je crois que réussir sa vie justement,
cest cela. Parce quà lheure où lon glose beaucoup sur les jeunes et
leurs mal-vivre, je pense quil serait bon doptimiser leurs conditions
dépanouissement, social, culturel professionnel... Souvent jentends :
« Mais que veulent les jeunes daujourdhui ? ». Je peux donner une réponse
: « La vie... Et rien dautre ». (1) Association FIT MOVE BODY. Renseignements
sur place, les lundi et mercredi à 20h45, gymnase Cathy Fleury.
GILLES TIDAS, 23 ANS, COMPOSITEUR
Moi, mon truc, cest la musique. Même si jai trouvé un job dans un centre
de tri à Bobigny, cest plus pour assurer les fins de mois quautre chose.
En fait, je suis compositeur, cest-à-dire que jécris des morceaux et
que je cherche des artistes pour les interpréter. Jutilise des sons,
qui vont du rap au RNB à la dance ou la house. En tant que producteur,
jai déjà un CD 2 titres de rap sur le marché, qui commence à bien se
vendre, plus quelques autres projets. Il sagit en fait dautoproduction,
ce qui inclut une part de risque puisque ce sont mes propres deniers qui
sont en jeu. Comment ça marche ? Beaucoup par le bouche à oreille, plus
par tout un réseau de connaissances que lon arrive à se forger au fil
des disques... Il faut surtout une bonne dose de volonté et de patience
pour « y arriver » , comme on dit. Dailleurs, nous sommes plusieurs jeunes
de Fosses à nous investir dans cette voie, ce qui permet de confronter
nos expériences, de nous enrichir les uns les autres. Cest aussi une
des raisons pour lesquelles je me sens bien dans cette ville : jy ai
mes amis, mes habitudes, une certaine façon de vivre, ou en tout cas de
concevoir la vie. Ce nest pas Paris ici, une grande entité déshumanisée,
mais bien une vraie communauté de gens, cela, je le ressens. Dans le futur,
jaimerais continuer à vivre dans les environs, tant jai besoin de nature
et de sérénité pour composer... Comment je vois mon avenir ? Dans la musique,
cest sûr, pas pour gagner de largent mais pour vivre ma passion. Lidée,
cest dimposer son style, dêtre soi. Pour le reste, on verra...
SALIHA BIYOUD, 18 ANS, LYCEENNE
Mon ambition dans la vie ? Je dois dire que cette question, jévite un
peu de me la poser, tant lavenir semble incertain dans une société dont
lévolution nest pas vraiment rassurante... Ce que je sais, cest que jaimerais
morienter vers un métier qui me fasse bouger, où je pourrais voir du
monde... Franchement, se lever tous les matins pour aller au bureau, cela
meffraie un peu comme perspective de vie... Avec le bac à lhorizon à la
fin de lannée scolaire - au lycée Charles Baudelaire, qui ma permis
de faire un séjour à la montagne lan passé, doù la photo ! -, je sais
quil me faudra pousser plus avant mes études, si je veux mépanouir professionnellement.
Cest dur mais incontournable, selon moi. Si les jeunes vivent bien à
Fosses ? Jirais jusquà dire quils oublient parfois un peu trop vite
la chance quils ont dhabiter cette ville ! Car entre les activités du
SMJ, les espaces naturels et le centre de Paris situé à une demi-heure
en RER, la palette des activités potentielles est large. Cela ne veut
pas dire que je passerai toute ma vie nécessairement ici, mais que je
sais doù je viens et ce que jy ai fait... Fosses, cest tout de même presque
toute ma jeunesse, une bonne partie de ma vie
LYDIE GOPROU, BINTOU SIDIBE, CYNTHIA THOMAS ET KUYAKU NTAMBWE, DE 17 A
19 ANS, DE RETOUR DU BURKINA FASO
Depuis notre retour du Burkina fin juillet, notre petit groupe de huit
jeunes fossatussiens a su renforcer encore ses liens, revenant souvent
sur cette expérience pas comme les autres, aussi intense quenrichissante...
Au départ, ce chantier de coopération en direction dun pays que lon
savait très pauvre, cétait un peu abstrait pour nous. Quest-ce quon
allait pouvoir apporter concrètement à cette population, du haut de nos
18 ans ? Bien sûr, le service jeunesse de Fosses nous avait expliqué les
grandes perspectives de ce projet, mais bon... Cest une fois sur place
quon a compris. Par la qualité de laccueil tout dabord, qui nous a
surpris, tant il était spontané et chaleureux... On nest pas forcément
habitués ! Par létat desprit des gens aussi : sils nont pas tous leau
ou lélectricité, sils ne disposent certes pas de tout notre confort
moderne occidental, ils ne sont pas plus malheureux que nous, croyez-le
bien ! Même chez les jeunes desquels nous étions les plus proches, la
philosophie de la vie est différente de la nôtre ; pour aller vite, on
dirait quils ont un peu moins de problèmes existentiels, et un peu plus
de prédispositions à la joie et à loptimisme ! Voilà pourquoi notre intervention
sur place nous semble valorisante : au-delà du fait même de planter plusieurs
dizaines darbres capables de produire du bois de chauffe, cest un certain
rapport avec lautre qui a su se construire par le biais de rencontres,
déchanges, de croisements. Pour nous, cest ça la coopération : quelque
chose où chacun apporte à lautre. Dailleurs, dans notre esprit, cétait
clair dès le début, il nétait pas question dapporter on ne sait quelle
aide humanitaire, mais bien plutôt de se confronter pour mieux progresser
ensemble... Entre les visites - à Ouagadougou, sur les sites, à Kampti bien
sûr -, les réceptions, et tout le travail de "trouaison" comme ils disent
là-bas, on peut ainsi vous dire que ce ne fut pas des vacances de tout
repos quon a passé, bien un vrai investissement où chacun a donné de
sa personne ! Le bilan que nous en tirons ? Passionnant et à poursuivre
! Rien ne sest arrêté à notre retour, tout doit partir de là en effet
! Beaucoup dentre nous sont prêts à sy engager de nouveau... Rendez-vous
est pris !
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| SEPTEMBRE
2000 |
|
| |
FOSSES
FAIT SA RENTREE SUR LE NET
Cest le principal événement de la rentrée (voir page 3) : Fosses a désormais
"son" site Internet, qui se veut tout à la fois facile daccès, rapide
douverture, agréable à consulter, riche dinformations sur notre ville...
Petit tour dhorizon, pour bien naviguer.
PAGE DACCUEIL
Vous avez bien tapé www.ville-fosses95.fr ? Une animation "flash" se dessine
sur votre écran, représentant le logo de Fosses, la ville à la campagne.
Immédiatement après, vous arrivez sur la page daccueil du site, sorte
de menu général présentant lensemble des rubriques accessibles. Vous
avez fait votre (premier) choix ? Cliquez dessus... VOTRE VILLE A LA CAMPAGNE
Cest un peu la page de présentation générale de Fosses, sorte de carte
didentité de notre commune. Localisation géographique, nombre dhabitants,
surfaces despaces naturels... Le portrait de « la ville à la campagne »
est brossé, dans ses grandes lignes. Désireux den savoir plus, sur tel
ou tel aspect ? Pas besoin de revenir à la page daccueil. Dans la partie
supérieure de chaque rubrique, un menu déroule pour vous les autres liens
du site... Avec en son sein, un « venez » indiquant les meilleurs trajets
pour venir à Fosses, en train ou en voiture... HISTORIQUE ! Tout ce que
vous avez toujours voulu savoir sur lhistoire de Fosses, de son passé
potier à son développement plus récent en passant par la genèse de son
nom ou les recherches continues des archéologues au village... LES EQUIPEMENTS
Sportifs, Pour les enfants, Pour les jeunes, Culturels, Sociaux, Scolaires
: tous les équipements de la ville se présentent à vous, avec adresse,
horaires douverture, activités, contacts... Vous avez dit utile ? A VOTRE
SERVICE Vous avez besoin de contacter un service municipal ? Den connaître
les activités ou les compétences ? Vous voulez prendre un rendez-vous
avec lavocat ou avec le Pact-Arim ? Vous devez déclarer une naissance
ou un mariage ? Vous ne vous souvenez plus du numéro de téléphone de la
gare de Fosses-Survilliers ou de ladresse électronique de la Poste ?
Cliquez sur cette rubrique résolument A votre service ! ECONOMIQUE La
vi(lle) économique dans tous ses états (des lieux) : Zone Industrielle,
marchés, liste des entreprises... ASSOCIEZ-VOUS Les 66 associations fossatussiennes
en un clic doeil, avec liens pour accéder directement à leurs sites et
autres pages persos... OFFICIEL ! Comment obtenir ses papiers, fiche détat
civil, carte didentité, livret de famille, certificat de concubinage,
carte grise... ? Où sadresser, quelles pièces fournir ? Une rubrique pratique
pour toutes vos démarches officielles ! FOSSES MAG Retrouvez les grands
dossiers de Fosses Mag depuis le début de lannée 2000 : Associations
didées, Recensement, Contrat Local de Sécurité, Gare routière, 10 ans
de culture à Germinal... De quoi vous rafraîchir la mémoire ! AGENDA Forcément
plus complet que celui de Fosses Mag, cet Agenda na pas de souci de
délais, ni de bouclage : en temps (presque) réel, vous pouvez ainsi être
informé sur tout ce qui se passer près de chez vous, à Germinal et au
cinéma de lYsieux bien sûr, mais aussi dans les quartiers, au foyer Bouquet
dAutomne, sur les terrains sportifs... ECRIVEZ-NOUS ! Pure création, ce
site a vocation à être amélioré et enrichi : nhésitez pas à cliquer sur
la rubrique Ecrivez-nous pour nous y aider ! N.B. (1) : Vous souhaitez
intervenir sur tel ou tel aspect de la vie de notre cité, recevoir une
réponse à une question précise dans un délai raccourci ? Cette rubrique
est aussi là pour cela, profitez-en ! N.B. (2) Vous êtes une association,
une entreprise, un particulier ? Vous avez un site ou une page perso ?
Nhésitez pas à nous la communiquer, afin de créer un lien via www.ville-fosses95.fr
!
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| JUIN
2000 |
|
| |
FÊTE
COMME FOSSES
Cest
emmenée par lexubérance et la (petite) folie du carnaval des écoles que
la fête de la ville a été lancée, samedi 13 mai au matin. Et de quelle
manière ! Au rythme des compagnies, de plusieurs associations et de centaines
denfants et de parents, Fosses a su demblée prouver son caractère de
ville... bien fête !
Tout laprès-midi,
les spectacles se sont succédé sur le site devenu enchanté du jardin de
Serres... Comme ici avec la compagnie Le filet dair ou avec les enfants
du centre de loisirs, les couleurs de la fête ont été portées haut, très
haut... Parce quune fête est aussi un moment privilégié de rencontres,
les stands des associations ont su animer la journée de leurs échanges.
De quoi ouvrir les appétits de discussions, de projets... et de pommes damour,
assiettes antillaises, et autres délices gastronomiques ! Lesprit dune
fête, cest aussi sa part de jeux et de joie : à motos ou sur un clown,
avec une pieuvre ou une canne à pêche, maquillé ou sans fard, « Fête comme
Fosses » a su renverser la vapeur : « Fosses comme Fête » ! Attention
une fête peut en cacher une autre ! Avec celle de toute la ville, lespace
Germinal a voulu célébrer ses 10 années dexistence, toutes au service
de la vie culturelle de notre cité. Un anniversaire joyeux mis en scène
et en musique par les groupes Man DDappa et Au Ptit Bonheur pour deux
concerts gratuits et en plein air... De quoi bien augurer les... 10 prochaines
années, au moins !
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| MAI
2000 |
|
| |
A
GERMINAL, 10 ANS DE CULTURE
Quand lespace Germinal entend le mot culture, il sort son (10ème) anniversaire...
Et oui, Germinal a 10 ans ! 10 ans de concerts, de musique, dopéra, de
théâtre, de danse... mais aussi 10 ans de peinture, de sculpture, de photos...
Bref, 10 ans de spectacle en tout genre, sur une scène qui a su imposer
ses choix, sa vision, ses convictions. Du 10 mai 1990 lorsque Yves Duteil
inaugurait les lieux au 13 mai 2000 et les concerts de ManDDappa et dAu
Ptit Bonheur (pour une fête de la ville vraiment spéciale), cest une
décennie de politique culturelle que Denis Vemclefs, lactuel directeur
de lespace, se propose ici de retracer pour nous. Une décennie de combats
et dactions, de volontés et dambitions, entre sens des actions passées
et projections sur celles à venir...
" Le 10 mai
1990, quand lespace Germinal est inauguré officiellement,
cest le fruit dun âpre combat pour imposer un équipement
culturel digne de ce nom à Fosses. A lépoque, des
réticences existaient quant à la pertinence dun tel
engagement - notamment financier -pour notre ville
Ce nest
pas faire uvre de prétention que daffirmer aujourdhui
que ces temps sont bien révolus, tant Germinal a su simposer
comme un acteur important de la vie de notre cité.
Personnellement, voilà maintenant plusieurs saisons que je dirige
léquipe de lespace Germinal. Ensemble, nous menons
un travail basé sur la double notion de découverte de talents
et de formation de publics. Autour de la création contemporaine,
nous touchons lensemble des domaines du spectacle vivant. Avec une
conviction majeure, qui ne sest jamais démentie au fil des
années : ne céder en rien aux phénomènes de
mode de lélitisme étriqué, pas plus quà
ceux du populisme débridé
Depuis sa création, les missions de léquipement sont
définies par la politique culturelle municipale, selon plusieurs
axes :
travail de diffusion et de promotion de spectacles
recherche dartistes peu médiatisés (aide à
la diffusion)
aide logistique et/ou technique en direction des jeunes compagnies ou
des artistes locaux animation de séances à caractère
pédagogique (en relation avec les établissements scolaires)
aide à la création
accueil des associations fossatussiennes
hall dexposition mis à la disposition des artistes locaux
(peintres, sculpteurs, photographe)
A mon sens, lobjectif essentiel dune politique culturelle
repose sur lappropriation par la population des lieux de diffusion.
Cest ainsi à nous quil appartient dimpulser une
dynamique riche et diversifiée afin de créer des lieux de
convivialité où chacun pourra trouver sa place, rencontrer
lautre - les autres - autour de pôles dintérêts
communs. Où il est donc question de rencontres : entre la population
et les lieux, la population et la culture, la population et les artistes,
rencontre aussi des publics entre eux
Cette recherche dun public large et diversifié capable de
semparer des outils culturels anime chacune de nos actions. Elle
nécessite un travail considérable, souvent épuisant,
parfois décourageant
mais indispensable dès lors que
lon considère que les lieux culturels ne doivent pas être
lapanage de quelques-uns. Notre idée est de retrouver le
temps et lesprit des "militants de laction culturelle",
au prix defforts incessants pour convaincre que lon peut inverser
la tendance du repli sur soi et de la non-participation. Ces efforts peuvent
être récompensés très largement. Il nous semble
ainsi que :
être à lécoute, sans démagogie, pour
créer à partir de ce que sont les individus
impulser une politique culturelle ambitieuse accessible à tous
travailler à la formation des publics riches de leur diversité
ne pas avoir une vision étriquée du mot culture
être avant tout au service de la population
Tout cela doit être au cur de notre action, loin de quelque
vux pieux
Pour que la culture devienne cet "espace de
liberté" capable de faire naître des citoyens acteurs
de la vie de leur cité.
Aujourdhui, le Ministère de la Culture propose une charte
de service public pour définir les responsabilités - artistique,
territoriale, sociale et professionnelle - des équipements culturels.
Cette Charte exige la présence constante et perceptible dartistes
en recherche, en travail, en dialogue, au cur de la cité,
la démultiplication des manifestations dans et hors les murs, louverture
à toutes les disciplines artistiques. Cette offre artistique devant
se développer dans un esprit de service qui nappelle pas
toujours un retour dimage.
Le principe est affirmé dun rapport à une population
dans son ensemble réclamant un large réseau de relais dans
la vie associative, socio-culturelle ou professionnelle
une politique tarifaire simple et attrative
un travail en direction des populations exclues
des partenariats éducation-culture
Les structures culturelles devant constituer des pôles de référence
ouvertes aux professionnels du secteur comme aux groupes amateurs. Dans
les structures culturelles, les dépenses artistiques devront être
prioritaires.
Ce texte est une règle du jeu. Cette règle, nous la respectons
depuis longtemps, bien avant quelle ne prenne la forme dune
charte. Parce quelle nous semble être le fondement même
dun service public de la Culture. Parce que nous défendons
le service public. Parce que nous croyons aux vertus émancipatrices
de la culture
Nous continuerons luvre entreprise. À
bientôt à Germinal !
PS : Depuis sa création, lespace Germinal nest soutenu
financièrement que par la seule municipalité de Fosses,
son engagement pour la culture au quotidien ne trouvant pas décho
auprès des Directions des Affaires Culturelles (Départementale
ou Régionale).
Pour la première fois cette année, un espoir semble permis
: lespace Germinal vient en effet dêtre retenu comme
un des dix lieux du Val dOise appelés "Pôle émergent"
devant déboucher à terme sur un conventionnement DRAC, Conseil
Général.... En plus de laide financière que
doit apporter ce soutien, il sagit là dune réelle
reconnaissance du travail accompli, un bel encouragement pour lavenir
Denis Vemclefs
|
| LEVENEMENT |
|
|
| |
AVRIL
2000 |
|
LES
REUNIONS DE QUARTIERS DU 20 AU 30 MARS
186
: vous avez été 186 à participer
à la dernière série de réunions de quartiers
organisée par la ville du 20 au 30 mars dernier
Un nouveau record après celui établi lors de la précédente
série, qui avait déjà connu un joli succès
avec 160 participants fin 1999 !
Une affluence dautant mieux bienvenue que les discussions ont porté
essentiellement sur la Charte "Vivre Ensemble à Fosses",
avec ses premiers retours, commentaires et appréciations
Dans lensemble, les Fossatussiens ayant participé à
son écriture y ont retrouvé ce quils avaient proposé,
notamment en réunions de quartiers. Avec un questionnement majeur,
qui en sous-tend le sens même : comment faire vivre la Charte de
sorte quelle permette un réel changement de certains comportements ?
Thème par thème et quartier par quartier justement (chacun
avec sa spécifité propre), nous vous proposons de retrouver
ici quelques-unes des interventions des un(e)s et des autres, à
lheure où la Charte continue à être améliorée
au quotidien (voir encadré).
QUARTIER : Gare
: Lundi 20 mars
nombre de présents : 24 (13*)
Elus : Djamila Soufi, maire-adjointe à la vie des quartiers,
la citoyenneté et la sécurité ; Patrick Ventribout,
maire-adjoint à lurbanisme, aux travaux et à lenvironnement
; Madeleine Barros, conseillère municipale ; Xavier Richez, conseiller
municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS UNE VILLE A LA CAMPAGNE
"La construction programmée de logements, dans le cadre
de la ZAC de la gare, ne va t-elle pas à lencontre du caractère
affirmé de Fosses "ville à la campagne" ?"
Préserver "la ville à la campagne" résulte
dun équilibre difficile entre exigence de développement
de notre ville et respect de son identité rurale. Il faut rappeler
que 50% du territoire de Fosses nest pas construit et quen
10 ans, la population a augmenté de 400 habitants
Il demeure
donc encore raisonnable de construire quelques logements, pour répondre
à la demande locale, des jeunes notamment. Cela dans un souci constant
de maîtrise de lurbanisation : les constructions seront du
même type que celles de la rue Fernand Picquette, cest-à-dire
faites de petits immeubles de 2 étages. Vivre ensemble dans une
ville à la campagne garde donc toute sa vérité, son
entière pertinence."
QUARTIER : Jardins
Musiciens : mercredi 22 mars
nombre de présents : 50 (32*)
Elus : Alain Lacombe, maire ; Djamila Soufi, maire-adjointe
à la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité
; André Joly, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS LE RESPECT MUTUEL
"Quelles solutions pouvons-nous trouver ensemble pour rétablir
le manque de communication et labsence de compréhension de
plus en plus marqués entre jeunes et adultes ?"
"Tout le monde doit en être bien conscient : chacun a sa place
dans la ville. Cela implique de la respecter, donc de respecter celle
des autres. Dans certains quartiers comme ceux de lécole
Mistral et de la Place Saint-Saëns, le problème de cohabitation
jeunes - adultes apparaît de façon récurrente, notamment
en ce qui concerne les nuisances sonores et des gênes à la
circulation. Lidée dune réunion est positive,
à condition de bien la préparer, dans le sens dun
esprit douverture, et non de dénonciation systématique.
Les jeunes sont en droit de ne pas vouloir changer de quartier pour se
réunir ; cependant, il doit être possible de négocier
avec eux une réduction de certaines nuisances sonores, un comportement
plus mesuré aussi parfois. De ce point de vue, la Charte demeure
un bon moyen de faire appel à la responsabilité de chacun.
En plus de lensemble des boîtes aux lettres communales, elle
a été distribuée dans tous les établissements
scolaires de la ville, des écoles maternelles et primaires, au
collège et au lycée
"
QUARTIER : France
Foncière : jeudi 23 mars
nombre de présents : 22 (18*)
Elus : Madeleine Barros, conseillère municipale ; Bélinda
Keraron, conseillère municipale
VIVRE ENSEMBLE DANS UN ENVIRONNEMENT DE QUALITE
"Un environnement de qualité ? Pour y arriver réellement,
il faudrait vraiment que la ville soit mieux entretenue !"
Des efforts sont faits en permanence dans ce sens, avec une accélération
ces dernières semaines qui a vu une réorganisation et un
renforcement des Services Techniques Municipaux. Le but est de parvenir
à une meilleure répartition des tâches, capable de
prendre en compte la totalité des quartiers de la ville. A linstar
de tous les thèmes repris dans la Charte, cet effort doit être
partagé avec chaque Fossatussien. La responsabilité individuelle
est autant en jeu que celle de la collectivité, notamment pour
ce qui concerne lentretien de sa propriété et de ses
environs. La propreté, cest laffaire de tous !"
QUARTIER : Provinces
: lundi 27 mars
nombre de présents : 34 (27*)
Elus : Isidore Adéagbo, maire-adjoint à lemploi,
lactivité économique, le commerce et lartisanat
; André Joly, conseiller municipal ; Jean-Paul Olivier, conseiller
municipal
VIVRE ENSEMBLE EN TOUTE SECURITE
"Selon nous, linsécurité est plus quun
sentiment, cela devient de plus en plus une réalité difficile
à vivre. La priorité de la ville doit être la sécurité,
sécurité routière, sécurité des biens
et des personnes, sécurité de notre environnement
"
Pas de confusion : ce qui a été pointé par le diagnostic
préludant au Contrat Local de Sécurité, cest
la disproportion entre le sentiment dinsécurité et
les actes délictueux réellement commis : cela ne voulait
certes pas dire que linsécurité nétait
quun seul sentiment, mais que sa réalité était
moins importante que la façon dont elle peut être parfois
vécue
Cela dit, face à ce qui constitue un phénomène
dampleur nationale, la ville a fait clairement le choix de rester
vigilante avec la signature dun Contrat Local de Sécurité,
lengageant sur pas moins de 28 actions concrètes. Des actions
qui devront être accompagnées de lapport de tous -
services municipaux, gendarmerie et justice bien sûr, mais aussi
les parents, les jeunes
QUARTIER : Village
: mercredi 29 mars
nombre de présents : 22 (23*)
Elus : Alain Lacombe, maire ; Patrick Ventribout, maire-adjoint à
lurbanisme, aux travaux et à lenvironnement ; Eric
Vaillant, maire-adjoint à la jeunesse et aux sports ; Arlette Noël,
conseillère municipale ; Xavier Richez, conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE EN AGISSANT POUR LEDUCATION
"Pour léducation, il faudrait agir un peu plus vite,
un peu plus fort. En responsabilisant plus les parents, en remettant lenfant
au centre des toutes premières préoccupations de la cité
"
Depuis plusieurs années, la ville mène un important travail
dintégration de tous les enfants dans les structures existantes
- associations, activités municipales
-, afin quils
ne restent pas en groupes isolés. Dans la même optique, la
mission Insertion du service Enfance intervient auprès des familles.
Par ailleurs, les enfants qui connaissent des difficultés scolaires
sont suivis et aidés, notamment par lassociation Sakado.
Le centre de loisirs a également vocation à être encore
mieux un espace de vie pour les enfants : avec, côté bâtiment,
quelques aménagements avant une reconstruction complète
programmée et, côté vie du centre, la création
dun collectif de parents intervenant directement sur la nature des
activités proposées, etc. Il faut savoir également
que de nouvelles activités ont été créées
cette année pour les jeunes de 10 à 13 ans, une tranche
dâge quaucune structure naccueillait pour le moment
Pour ce qui est de la responsabilisation accrue des parents dans la bonne
éducation de leurs enfants, il sagit là dun
combat de tous les jours, que chacun peut contribuer à faire avancer,
à son niveau
QUARTIER : 3 collines
: jeudi 30 mars
nombre de présents : 34 (47*)
Elus : Alain Lacombe, maire ; Djamila Soufi, maire-adjointe à
la vie des quartiers, la citoyenneté et la sécurité
; René Masson, conseiller municipal ; MBaïreh Lisette,
conseiller municipal
VIVRE ENSEMBLE DANS UNE VILLE SOLIDAIRE ET COMME CITOYEN ACTEUR DE
LA VILLE
"Cest au quotidien, dans notre façon de nous comporter
en tant que citoyen et avec les autres, que lon pourra faire vivre
cette Charte, lui donner les moyens de son ambition majeure : mieux vivre
ensemble
"
Cest une évidence : un texte aussi généreux
et ambitieux soit-il, ne peut changer à lui seul tous les comportements.
Neanmoins, si chacun sattache à faire vivre la Charte, nous
pourrons peut-être faire avancer quelques mentalités. Pour
que les choses changent un peu, il faut que chacun réfléchisse
à sa façon dagir, que lon discute du sens de
cet outil et des problèmes quelle peut soulever en famille,
ou entre voisins. Ce nest pas seulement un recueil de grands principes,
mais une certaine manière de recueillir des idées simples,
des petites choses pratiques, qui permettent daméliorer la
vie collective
Ainsi, elle doit sentendre comme un appel à
réfléchir sur ce que nous faisons nous-mêmes
pour améliorer la vie collective
Nous comptons sur les personnes
qui peuvent par exemple subir un certain incivisme pour promouvoir et
imposer ce texte comme une référence incontournable de notre
vie à Fosses."
(*) nombre
de présents lors de la précédente réunion.
|
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| AVRIL
2000
|
|
| |
VIVRE
ENSEMBLE EN TOUTE SECURITE
CHIFFRES DE LA DELINQUANCE : FOSSES TOUJOURS LARGEMENT EN DESSOUS DE LA
MOYENNE DU VAL DOISE
Quasiment
en même temps que la signature dun Contrat Local de Sécurité
liant notre ville et lEtat, les chiffres de la délinquance
1999 pour le Val dOise étaient révélés
par la Préfecture. Sur lensemble du département, les
actes de délinquance constatés ont connu une augmentation
de 3,61 % par rapport à 1998, soit un taux de délinquance
(nombre de faits constatés par rapport à la population)
de 81,7 pour mille.
Fosses se situe toujours largement en dessous de cette moyenne, avec un
taux de 31,5 pour mille et une faible augmentation des actes délictueux
à hauteur de 2,61 %.
Des chiffres rassurants donc, que le CLS devrait encore contribuer à
faire baisser, de la même façon que ses actions tenteront
datténuer un sentiment général dinsécurité
manifestement trop important comparé à la réalité
de ces données chiffrées...
|
| |
LEVENEMENT
|
|
| AVRIL
2000 |
|
| |
GARE
ROUTIERE : TRAVAUX ACCOMPLIS
Débutés
à la fin de lannée dernière, les travaux daménagement
de la gare routière viennent de sachever : comme prévu,
les capacités de circulation de ce lieu de fort passage ont été
étendues, son espace étant doublé du côté
de ce qui fut un terrain de la SNCF, avec la création dun
rond-point. Ainsi, le trafic des cars des CIF et celui des voitures ont
pu être mieux séparés, rendant la circulation globalement
plus sûre avec un flux de véhicules mieux régulé.
A noter : les deux voies se situant juste devant le bâtiment SNCF
sont réservées aux bus et aux taxis. La dépose minute
se fait sur le parking zone bleue qui est resté quasi inchangé.
Le garage à vélos a finalement été pris en
charge par la SNCF (pose prévue en juin), dans la droite volonté
municipale de sinscrire dans la dynamique du Plan de Déplacement
Urbain (1).
Réalisés dans le cadre du syndicat Intercommunal de Réalisation
et de Gestion du Parking dIntérêt Régional (qui
regroupe les communes de Fosses, Marly, Survilliers, Saint-Witz pour le
Val dOise, La Chapelle en Serval et Plailly pour lOise), ces
aménagements se sont élevés à 5,2 millions
de francs (Hors Taxe). Ils ont été financés pour
moitié par la région et pour lautre par le Syndicat
des Transports Parisiens, le Syndicat Intercommunal avançant la
TVA à lEtat deux années durant.
Pour lensemble du quartier, ces premiers aménagements constituent
déjà une amélioration sensible du cadre de vie :
avec une gare routière plus aérée et un trafic mieux
maîtrisé, létau qui étouffait quelque
peu les environs, selon le constat de nombreux habitants, va pouvoir se
desserrer.
Cest un véritable lieu de vie qui va ainsi peu à peu
se dessiner : un lieu de dynamisation lié à son urbanisation
; un lieu de sécurisation aussi, notamment au niveau du Parking
dIntérêt Régional, puisque va se créer
une présence - par définition rassurante -, qui manquait
beaucoup jusque-là
Prochaine étape : la Zone dAménagement Concerté
de la gare avec les réalisations programmées de logements,
de commerces, dactivités... Lobjectif affiché
étant de créer un véritable quartier, doté
dune identité propre.
(1) Dans la même optique, la piste cyclable de la rue de la Haie
au Maréchal va être prolongée jusquà
lavenue Henri Barbusse : travaux programmés dans les prochains
mois.
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| MARS
2000 |
|
| |
MARIE-GEORGE
BUFFET A FOSSES :
"LE SPORT DE DEMAIN, QUOI QUIL ADVIENNE NOUS APPARTIENT
A CONDITION DE SEN DONNER LES MOYENS"
Fosses
a créé lévénement le 14 mars dernier
: Marie-George Buffet est venue débattre de sa loi sur le sport,
en cours dadoption, à lespace Germinal. Un débat
placé sous le signe dun slogan en forme de cri de ralliement :
"Le sport de demain, quoi quil advienne nous appartient"
que la ministre de la Jeunesse et des Sports a voulu apprécier
à laune de son action : "Si le monde sportif dans son
ensemble - et pas seulement son élite -, veut queffectivement
le sport de demain continue à lui appartenir, il doit se mobiliser
sur ses valeurs originelles, et sortir dune logique qui privilégie
trop les intérêts financiers face aux intérêts
humains."
Cest tout le sens de la loi quelle continue à porter,
relative à lorganisation et à la promotion des activités
physiques et sportives. En son sein, plusieurs mesures se proposent ainsi
de "donner aux acteurs du sport les moyens den conserver la
maîtrise afin den promouvoir les valeurs humanistes et citoyennes
qui fondent son utilité sociale." Parmi ces mesures, Marie-George
Buffet a insisté sur celles qui "contribuent activement à
la cohésion sociale et à la lutte contre les inégalités."
Avec en jeu une "volonté politique de reconnaissance et de
valorisation du fait social sportif, qui ne pourra se faire quen
étroite collaboration avec lensemble des fédérations
sportives."
Près de 200 personnes sont venues à lespace Germinal
participer au débat avec Marie-George Buffet, à linitiative
du Service Municipal de la Jeunesse et des Sports. Du monde associatif
ou "simples" amateurs de sport, ils ont ainsi pu échanger avec
la ministre de la Jeunesse et des Sports pendant près de deux heures.
Du statut des bénévoles aux droits de retransmissions télévisées
en passant par la notion de "sport pour tous", les discussions
ont balayé un vaste champ de sujets. De façon plus spécifique,
des interventions ont également porté sur des activités
aussi diverses que le football et lathlétisme, la natation
et léquitation
"Cest cette mosaïque
de pratiques qui fait toute la richesse du sport", a précisé
Marie-George Buffet. "Avec elles, on voit bien tout le poids pris
par le sport dans la société, qui touche des pans entiers
dactivités aux frontières du social, de léconomique,
du culturel
Notre orientation est de moderniser les règles
dorganisation et dencadrement des activités physiques
et sportives. Ce qui est en jeu ici, cest le renforcement de la
formation, qui peut permettre, qui doit favoriser la création demplois
dans les associations
"
Un débat sur le "sport de demain" se devait dêtre
complété par un retour sur celui dhier : pari
gagné avec lexposition conçue par le Musée
National du Sport et prêtée par la Région Ile de France,
retraçant "100 ans de sports". Par tranches de 10 ans,
grands événements, grands exploits, grands sportifs
ont su faire de la salle de spectacle de Germinal un étonnant terrain
de jeux. Très appréciée, notamment par Marie-George
Buffet, cette exposition sest ainsi révélée
être une jolie manière de célébrer le passage
à lan 2000 pour le service municipal de la Jeunesse et des
Sports.
Tout au long du débat, Marie-George Buffet a prôné
un sport "plus égalitaire, plus juste, plus accessible : face
aux dérives auxquelles il peut se trouver confronté, le
monde sportif dans toute sa diversité se doit de cultiver ce qui
la toujours constitué, lhumanité, la générosité,
la citoyenneté. Largent nest pas tout, il doit être
maîtrisé, sinon cest lesprit sportif tout entier
qui va sen trouver dénaturé. Voilà pourquoi
lun des dispositifs de la loi prévoit dinstaurer une
taxe de 5% sur les recettes liées aux retransmissions télévisées,
les sommes perçues venant profiter à lensemble des
associations
Le sport doit être synonyme dépanouissement, pas dasservissement.
Ce sont les "petits" clubs tels que ceux qui vivent à Fosses qui
font les que les grands existent ; à inverse, cest grâce
aux grands clubs que les petits peuvent rayonner
Il faut bien se
dire que les uns ne sont rien sans les autres, que tous font partie dun
même monde où chacun doit pouvoir trouver sa place
"
|
|
LEVENEMENT |
|
| MARS
2000 |
|
| |
CONTRAT
LOCAL DE SECURITE : CEST SIGNE !
"Vivre
ensemble en toute sécurité", cela devient de plus en
plus concret à Fosses : notre ville a en effet signé
un Contrat Local de Sécurité (CLS) avec lEtat le 4
mars dernier, sengageant ainsi fermement dans une perspective tout
à la fois de lutte contre la délinquance et pour le bien-vivre
des Fossatussiens.
Devant près de 150 personnes réunies à lespace
Germinal, le maire, Alain Lacombe, Michel Mathieu, préfet du Val
dOise, Xavier Salvat, procureur de la République et Alain
Richard, ministre de la Défense, ont apposé leur signature
sur un document qui devrait savérer très précieux
pour le présent et lavenir de notre commune.
Pour ce premier CLS signé en zone de compétence de Gendarmerie,
près dune trentaine dactions signifiées en 6
objectifs vont être déployées (1). Parmi celles déjà
en uvre, on peut rappeler le renforcement de léquipe
de gardiennage des logements du centre-ville, la création dun
poste supplémentaire de policier municipal et dun autre à
la Brigade de Gendarmerie de Fosses, louverture dun point-emploi
ANPE au SMIDJ
A venir, dès les vacances de Pâques, une action associant
la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile
(dépendant de la gendarmerie nationale) et le service municipal
de lenfance entend prolonger leffort général.
Avec un objectif : sensibiliser un public jeune à des problèmes
auxquels il peut être confronté, pour mieux les prévenir.
Dabord en intervenant dans 3 établissements scolaires de
la ville (Barbusse, Daudet et Mistral) auprès des élèves
de CM2 sur des sujets tels que les tags, le vol, le recel
Ensuite
en rencontrant une vingtaine de "10 - 13 ans" autour dune
course dorientation qui se veut un bon moyen de faire se mieux connaître
les uns et les autres
En parallèle, il faut également
noter la collaboration PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) - OMC
(Office Municipal de la Culture) autour dun projet de brochure détaillant
les droits et les devoirs des jeunes et qui devrait sortir dans les prochaines
semaines
Le CLS ? La ville le confirme et le signe !
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| MARS
2000 |
|
| |
POINT-EMPLOI
ANPE : CEST OUVERT !
Cest le 13
mars dernier que le point-emploi ANPE a été officiellement
ouvert dans les locaux du SMIDJ : pour loccasion, une demi-journée
portes ouvertes a permis à plus dune soixantaine de personnes
de visiter ce nouvel espace réservé aux demandeurs demplois.
Chaque lundi (de 09h00 à 12h00), mardi (de 09h00 à 12h00
et de 13h30 à 17h30), mercredi (de 13h30 à 17h30) et jeudi
(de 09h00 à 12h00), Stéphanie Penon y assure donc une permanence.
Les lundi et jeudi (de 13h30 à 17h30) ainsi que le mardi (de 09h00
à 12h00), cest au PIJ de Marly-la-ville que cette jeune Fossatussienne
recrutée dans le cadre du dispositif emplois-jeunes va poursuivre
ses actions en faveur de lemploi, entre animations dateliers
de recherches, suivis individuels, mise à disposition doffres,
démarches en direction des entreprises
Précieux, ces nouveaux points-emplois sinscrivent donc comme
un bon complément de lantenne ANPE de Gonesse, en rapprochant
ses services des Fossatussiens et des Marlysiens. Inscrite dans le cadre
du Contrat Local de Sécurité, cette action de "prévention
sociale" entend, à son échelle, contrecarrer les ravages
causés par cette plaie de nos temps modernes : le chômage.
|
|
LEVENEMENT |
|
| MARS
2000 |
|
| |
BUDGET
2000 : MAITRISE ET DEVELOPPEMENT
Voté
le 28 mars dernier par le Conseil municipal, le budget primitif 2000 respecte
les engagements pris ces dernières années par la municipalité,
qui entendent concilier maîtrise de la fiscalité et développement
conjugué des réalisations et des services.
Approuvé en équilibre à hauteur de plus de 74 millions
de francs, ce budget se décompose ainsi :
Près de 17 millions de francs sont dévolus à la partie
investissement. A noter, leffort particulier porté en 2000
sur les travaux de voirie, puisque près de 2,3 millions de francs
vont y être consacrés. Il faut savoir que la ville va pouvoir
bénéficier cette année de la subvention TRASERR du
Conseil Général, dont la suppression lan passé
avait pesé lourd sur le budget. Par ailleurs, la deuxième
tranche de travaux de restructuration des restaurants scolaires est prévue,
2,5 millions de francs étant engagés dans cette opération
visant à améliorer la qualité des repas servis et
rendue obligatoire par lévolution des normes. Dautres
crédits dinvestissement en direction des écoles, du
centre de loisirs et des équipements sportifs vont être déployés,
lenjeu pour la ville étant de poursuivre le développement
et la viabilité de lensemble de ses équipements. Une
nouveauté : la ville a décidé dacquérir
un véhicule électrique, dans la droite ligne de son engagement
en faveur de la protection de lenvironnement. Un engagement dans
la même optique que celui prévoyant lenfouissement
des réseaux (électriques, de télécommunications
ou du câble) dès cette année
Pour une bonne part, la réalisation des dépenses dinvestissement
va dépendre des incidences du dernier recensement, notamment en
ce qui concerne les dotations de péréquations - dotations
de solidarité, Fond National de Péréquation, Fond
de Solidarité de la Région Ile de France - que Fosses va
percevoir cette année.
Pour le budget de fonctionnement, léquilibre est atteint
à hauteur dun peu moins de 57 millions de francs. Ses recettes
relèvent des dispositions de loi de finances 2000 votée
par le Parlement. Ses dépenses correspondent à la volonté
municipale doptimiser la qualité et le niveau de lensemble
des services, avec une attention toute particulière portée
cette année encore sur les secteurs de lenfance en général
et des écoles en particulier. La création du Point-Emploi
ANPE, la mise en place du dispositif pour les 10 - 13 ans, le renforcement
de la Police Municipale
représentant autant de nouveaux services
donc de nouveaux postes de dépenses.
Côté impôts locaux, les taux communaux restent au même
niveau que ceux de lan dernier. Seule une légère augmentation
de la taxe denlèvement des ordures ménagères
de 5 francs par habitant a été votée, pour prendre
en compte lévolution du coût de ce service et la mise
en place de la collecte sélective.
En tout, cest un budget 2000 tout à la fois raisonnable et
capable de répondre aux besoins des Fossatussiens qui a été
approuvé, selon la ligne de conduite que sest fixée
la municipalité depuis plusieurs années.
Pour les années à venir, lorientation est de développer
plus avant la collaboration avec les villes avoisinantes. Avec ce principe
intercommunal de mise en commun des moyens techniques, financiers et humains,
des projets auront ainsi plus de latitude à se réaliser.
La gare routière dont laménagement sachève
en est un parfait exemple, puisque lessentiel de ses travaux a été
financé par le syndicat intercommunal du PIR
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| FEVRIER
2000 |
|
| |
FOSSES-KAMPTI,
LE RETOUR
Après
"laller" en juin 1999 à Fosses, le jumelage "retour"
entre notre ville et le département de Kampti a eu lieu au Burkina
Faso, le 12 février dernier (photo). Le "protocole damitié"
entre les deux territoires est donc bien scellé, sous le double
signe de la coopération et de la solidarité.
Accueillie pendant près dune semaine, la délégation
française composée des représentants du comité
de jumelage Fosses-Kampti a pu mieux découvrir un pays qui reste
un des plus pauvres de la planète
Les échanges et
les rencontres ont pu ainsi se succéder, qui doivent déboucher,
à terme, sur un certain nombre de projets à bâtir
en commun.
Dans cette optique, le Service Municipal de la Jeunesse et des Sports
a organisé un week-end à Bury (Oise), début février,
réunissant une douzaine de jeunes fossatussiens de 17 à
23 ans, autour justement du Burkina Faso et de cette problématique
au cur du jumelage engagé : celle de la solidarité.
Cest une véritable formation autour de lorganisation
dun chantier de ce type qui sest ainsi mise en place, dune
approche du pays aux meilleures façons de sen rapprocher.
Un rapprochement qui devrait dailleurs prendre une forme encore
plus concrète pour ces jeunes, puisquun séjour à
Kampti est en préparation, sur le principe dun auto-financement
complet du projet (avec ce que cela suppose de démarches de subventions
et de responsabilisation des uns et des autres)
Régulièrement, Fosses Mag fera ainsi le point sur
ces initiatives qui donneront à ce jumelage tout son sens, toutes
ses valeurs.
|
|
LEVENEMENT |
|
| FEVRIER
2000 |
|
| |
RECENSEMENT
: NOUS SOMMES 10 045 !
10
045 : rendus officiels par lINSEE, les premiers chiffres du recensement
réalisé au printemps dernier indiquent que nous sommes un
peu plus de 10 000 donc à habiter Fosses. Explications dun
chiffre (1).
Pour mémoire,
9638 Fossatussiens étaient comptabilisés lors du précédent
recensement de 1990. En 9 ans, cest donc une progression de 407
habitants qui est constatée, soit une augmentation de 4,22 %. Par
définition, les chiffres ne mentant pas, cest donc une croissance
très largement mesurée du nombre de Fossatussiens qui est
révélée.
Loin des rumeurs alarmistes qui ont pu se développer par moments
et consistant à affirmer que la ville allait allègrement
franchir le cap des 11 000 habitants, le dernier recensement démontre
bien la logique dune politique de logements qui sest toujours
voulue équilibrée et maîtrisée. En presque
10 ans, la seule opération denvergure a ainsi consisté
en laménagement du centre-ville, qui a vu la construction
de 400 habitations.
Au jour daujourdhui, plus de 300 demandes de logements sont
répertoriées à Fosses, avec notamment un nombre conséquent
denfants de Fossatussiens qui veulent désormais sinstaller
en restant dans leur ville. Il faut savoir que, pour le moment, les seules
habitations laissées vacantes pour cause de départ peuvent
être récupérées : cest ainsi que pour
lannée 1998, 77 Fossatussiens ont pu être relogés,
selon ces seuls mouvements internes.
Avec laménagement de la ZAC de la gare, entre 100 et 120
nouveaux logements devraient voir le jour dici 2002 : entre locatifs
et accessions à la propriété, une mixité dans
les propositions sera ainsi proposée, selon la volonté municipale.
Actuellement à la recherche dun maître doeuvre,
la ville entend également respecter des critères stricts,
notamment au niveau de la hauteur du bâti qui ne devra pas dépasser
R+2.
Côté dotations de lEtat, ce passage à plus de
10 000 habitants devraient offrir de nouvelles subsides à la ville,
sans quil soit réellement possible à lheure
actuelle den cerner la hauteur.
Au total, cest donc bien un renouvellement de la population dans
la continuité dune ambition pour la ville qui ressort du
recensement. Où il apparaît également que les Fossatussiens
sont bien dans leur ville telle quelle est aujourdhui dessinée
: une ville qui sait se développer en gardant son identité.
Une ville résolument tournée vers demain mais qui préserve
hier. Une ville à la campagne...
(1) Selon létat
davancée des travaux de lINSEE, plus de détails
sur le dernier recensement (nombre dhommes et de femmes, tranches
dâge, niveaux socioprofessionnels, etc.) seront communiqués
prochainement.
|
| |
|
LEVENEMENT
|
| FEVRIER
2000 |
|
| |
HISTOIRE
DE SCULPTURE
Lan
2000 à Fosses... Ca se précise, avec le jeune étudiant
en architecture, Pierre Barros, qui poursuit son travail dans les écoles...
et qui soulève une partie du rideau dun projet qui devrait
marquer lan 2000 :
"Doù venons-nous, qui sommes-nous ? Chacun peut y répondre
à sa manière.
Nous sommes de Paris, sa banlieue, ou dailleurs en France, en Europe,
voire dans le monde. Nous sommes ouvriers, cadres, artisans, chefs dentreprises,
étudiants ou sans emploi. Chacun de nous connaît sa propre
histoire et existe de différentes manières sous différentes
étiquettes, dans la même ville. Mais cette ville, doù
vient elle, qui est elle ? Comment imaginer son visage, son identité
?
Les architectures, la composition urbaine et les accès modèlent
la ville en lui donnant une silhouette. La population quelle recueille
lui donne une âme ainsi quune existence.
Lexistence, la provenance, depuis des milliers dannées
des artistes tentent à leurs manières de percer ces mystères
en y apportant la passion, laissant des oeuvres qui feront office de témoignages
et de symboles, car la vie, seule, ne suffit pas.
La ville se développe, avec ses avenues, les parcs, des immeubles
sélèvent. Entre les formes merveilleusement libres
et équilibrées des arbres, leur couleur changeante avec
les saisons et la rigueur des constructions, il est bon que certaines
véhémences animent les réalisations des urbanistes,
des architectes et placent des oeuvres plastiques .
Leurs gratuité nest quapparente, et si on dit quelles
ne servent à rien, cest le rien que lon appelle vide,
celui qui entoure, lie les choses les unes aux autres et les fait exister..."
|
|
LEVENEMENT |
|
| JANVIER
2000 |
|
| |
ASSOCIATIONS
DIDEES
Déjà
signées par quatre associations (1), de nouvelles formes de partenariat
liant celles-ci à la ville sur un certain nombre dactions
- à vocations sociale et éducative notamment -, vont se
déployer tout au long des mois à venir.
Avec ces conventions dun genre nouveau, cest le profil futur
de ces pratiques éminemment citoyennes qui est en jeu.
Pour lancer ce mouvement, Fosses Mag a rencontré quelques-unes
de ces associations : une à vocation sanitaire et sociale : Vie
Libre ; deux sportives : lUnion Fosses Football et lEntente
Fosses-Marly-Louvres-Vemars Basket Club ; une à dominante culturelle
: lAEP ; une autre de loisirs : Les Marcheurs de Fosses ;une enfin
à tendance solidaire : Femmes Solidaires.
Trois questions leur ont été posées :
Comment vivez-vous au quotidien ?
Quel sens donnez-vous à vos activités ?
Comment vous situez-vous par rapport à ces conventions naissantes
?
Réponses... Où lon saperçoit quà
Fosses, si on na pas de pétrole, on a des associations...
qui ont des idées.
(1)
LUnion Fosses Football, Culture Sport Plus, Lassociation Tennis
de Fosses, Le comité de jumelage Fosses Kampti.
VIE
LIBRE
Par Daniel Conway et André Armez, militants
1) Vie Libre est une association de lutte contre lalcoolisme
qui existe au plan national depuis 1953. Le comité de Fosses est
né en mars 1999, de la volonté de regrouper plusieurs dentre
nous, qui sommes de la ville, et qui faisions auparavant partie de la
section de Gonesse. Nous sommes ouverts aux malades alcooliques qui veulent
venir, à tous ceux confrontés à la détresse
et à la dépendance. Nous sommes tous des buveurs guéris,
qui donnons de notre temps pour dire : "Regardez, cest possible
de sen sortir, on la fait !"
2) En à peine un an, une dizaine de personnes sont venues spontanément
nous voir ; notre rôle est de les écouter, de tenter de les
accompagner dans une démarche basée sur laide, et
même lentraide : cest en effet en aidant les autres
quon arrive aussi à saider soi. Avoir la Vie Libre,
cest ça en fait : cest être bien sans avoir besoin
dalcool, ou de quelque palliatif que ce soit.
3) Dans le cadre du Contrat Local de Sécurité que la ville
va bientôt signer (fin février 2000, NDLR), des actions de
prévention initiées par notre association sont programmées,
en partenariat avec la Gendarmerie. Lidée est de sensibiliser
à tous les dangers représentés par lalcool,
avec notamment un effort important à faire porter sur ce fléau
que constitue lalcool au volant. Notre but est également
dintervenir au lycée, au collège, là où
il est encore temps de prévenir, plutôt que davoir
ensuite à guérir. Voilà pourquoi nous nous sentons
très concernés par ces conventions nouvelles, dans lesquelles
nous aimerions développer laspect éducatif notamment.
Pour nous, cest affaire de volontarisme, autant que de volonté.
ENTENTE FOSSES-MARLY-LOUVRES-VEMARS
BASKET CLUB
Par Sylvain Lutton, président
1) A cheval sur plusieurs villes, notre club se porte plutôt bien
depuis quelques années. Dans les environs, nous faisons un peu
figure de référence, puisquil faut aller jusquà
Goussainville pour trouver un club de même importance. Avec une
dizaine déquipes et 150 joueurs, ainsi quun bon niveau
départemental, notre association a su se structurer. Seul petit
hic : une tendance à la désaffection chez les cadets, ceux
qui ont entre 16 et 18 ans, et sur laquelle nous navons guère
de prise...
2) Lambition générale du club est de faire progresser
tous ses joueurs, des plus doués naturellement à ceux qui
possèdent moins datoûts au départ. Nous sommes
une association où tous doivent pouvoir sexprimer, des filles
aux garçons, des débutants aux confirmés. Notre philosophie
peut se résumer dun mot : progression.
3) La mise en place de conventions établissant clairement un certain
nombre dorientations capables de faire se développer le basket
et son esprit à Fosses... pourquoi pas ? Ce sport est trop souvent
réduit à des clichés de cités ou de joueurs
inaccessibles, de telle sorte quil peut sen trouver parfois
déshumanisé. Nous aimerions ainsi pouvoir continuer à
promouvoir certaines valeurs collectives, sans pour autant les matraquer
à nos adhérents... Le plus dur pour nous à lheure
actuelle, cest justement un manque de retour sur nos activités.
Nous tous qui sommes bénévoles, avons besoin dêtre
reconnus, valorisés... Il en va de notre motivation, donc de la
survie du club.
ASSOCIATION DEDUCATION
POPULAIRE
Par Peggy Bourdier, présidente
1) Entre la danse de salon, la gym douce, la Bande-Dessinée
et les arts plastiques, lAEP a su diversifier ses activités,
à la plus grande satisfaction de nos adhérents, qui sont
près de 170 cette année encore. Léveil à
la danse, notamment, marche très bien, avec un rapport prof - enfants
de plus en plus fort...
2) Cest à la demande des adhérents que nos choix dexpressions
se sont portés sur des domaines culturel et artistique. Cest
également selon leurs souhaits que nous tentons de maintenir un
certain niveau dans la qualité de lenseignement... Avec un
revers à cette médaille : le niveau des cotisations, qui
servent en fait à rémunérer les personnes chargées
de lanimation des ateliers... Pour lassociation, cest
un axe assumé, car si on baisse nos tarifs, on ne pourra plus avoir
cette qualité de professeurs, ce qui entraînera automatiquement
une déception et donc une désaffection des adhérents...
Cest donc presque dun non-choix dont il sagit même
si, effectivement, cela nous pose question... A notre actif, il faut quand
même savoir que nous avons mis en place un certain nombre daides,
qui vont des facilités de paiement aux bons CAF, en passant par
les chèque-vacances, etc.
3) A partir du moment où la ville nous soutient comme elle le fait,
aussi bien matériellement que financièrement, je trouve
pour ma part assez normal de ne pas développer nos activités
dans notre coin, mais de les faire vivre dans un mouvement plus général,
selon des axes donnés. La vocation dune association comme
la nôtre, cest justement ce que porte son nom : lEducation
Populaire...
MARCHEURS DE FOSSES
Par René Chauveau, président et Michèle Coïa,
trésorière
1) Les Marcheurs de Fosses vont vientôt avoir 4 ans. De la petite
dizaine de marcheurs des débuts, nous sommes passés à
quarante adhérents, une belle preuve de santé pour nous.
Nous faisons deux randonnées pédestres dans la semaine et
une autre plus longue, un dimanche par mois : sur un bon rythme qui ne
soit ni celui dune quelconque compétition mais pas non plus
celui dune complète flânerie... Nous sommes même
affiliés à la Fédération Française
de Randonnée, un gage du sérieux de nos activités...
2) Nous sommes dans une optique de sport dans la détente. En marchant,
on peut parler, se rencontrer, se rapprocher. Certes, il y a essentiellement
des personnes du 3ème âge qui nous rejoignent, mais ce nest
pas par sectarisme : tout au contraire, nous appelons les jeunes à
venir partager avec nous quelques bons moments à pieds... Cette
convivialité fait partie intégrante de notre association.
3) Au niveau éducatif, il y a une initiative qui marche bien depuis
quelques années : chaque été, nous emmenons un groupe
de jeunes enfants du centre de loisirs en promenade. Là, un autre
regard sur la forêt, sur la découverte de la nature peut
sopérer, qui mèle aspects ludique et pédagogique.
Cest ce genre dactions que nous aimerions désormais
développer pour, on insiste, ouvrir Les Marcheurs de Fosses à
toutes les générations...
UNION FOSSES FOOTBALL
Par Patrick Aubignat, président
1) LUFF,
cest près de 250 joueurs, des 6 ans aux vétérans
en passant par léquipe seniors et celle qui dispute le
Championnat du Dimanche Matin. Une distinction dont nous sommes fiers
: celle qui récompense tous les ans, sous forme de challenge
départemental, le club qui a non pas les meilleurs résultats,
mais lencadrement le plus performant, la formation la plus pertinente...
Voilà plusieurs années que nous y figurons dans les 10
premiers, avec même des saisons où nous lavons remporté.
Pour nous, cest une formidable reconnaissance de notre travail
de terrain.
2) Ce quon voudrait arriver à faire entrer dans les moeurs
de clubs modestes comme le nôtre, cest pouvoir garder les
jeunes, de 6 ans à lâge adulte. Malheureusement ce
nest pas simple car on en perd beaucoup entre 14 ans et lâge
seniors. Ce sont là des périodes difficiles, où
ladolescent se cherche, et où visiblement il ne se retouve
pas dans le sport, les autres pratiques connaissant le même genre
de phénomène. A court terme, cest dans ce sens que
nous voudrions travailler, seul moyen dassurer la pérennité
même de notre association.
3) Nous avons signé la convention avec la ville fin décembre
dernier ; pour nous, cest donc tout neuf. Nous la considérons
comme un vrai engagement, quon pourrait presque résumer
ainsi : la ville met à notre disposition équipements et
encadrement (avec notamment le renfort récent dun éducateur
sportif) ; lassociation met à la disposition de la ville
la pratique accessible au plus grand nombre du football. Nous lenvisageons
donc comme le prolongement de ce que nous avons su développer
depuis plusieurs années, des actions dans les écoles à
la formation déducateurs en passant par un certain rapport
à ce sport de masse qui en privilégie le sens plus que
lefficacité. En raccourci, apprendre à un gamin
à jongler, cest bien ; lui inculquer lesprit du sport,
du groupe, de lindividu dans le collectif, cest mieux...
FEMMES SOLIDAIRES
Par Viviane Schillé, présidente et Sabine Salmon, trésorière
1) Femmes Solidaires est issue de lUnion des Femmes Françaises,
nées des comités féminins de la Résistance
en 1945. Il sagit donc dune association internationale,
fidèle aux valeurs de ses fondatrices : la liberté, la
solidarité, légalité, la lutte contre les
guerres et les intégrismes, pour la paix et le désarmement.
En France, Femmes Solidaires veut apporter sa contribution originale
au mouvement social en simpliquant dans une démarche de
solidarité réciproque avec toutes celles qui luttent :
il est composé, animé et dirigé par des femmes
françaises et immigrées. A Fosses, nous avons voulu créer
un comité ancré au milieu de la cité : cétait
le 8 mars dernier, et ça se développe progressivement...
2) Cest au quotidien que nos activités doivent prendre
tout leur sens. Pour les Fossatussiennes, dans leur vie personnelle
et professionnelle, nous pouvons aider celles qui en ont besoin, que
ce soit dans le domaine social, celui de la santé, ou dans les
rapports de couples. Nous nous situons donc comme un lieu dacceuil
et découte, une référence à laquelle
il ne faut surtout pas hésiter à faire appel. Répétons-le
: chaque femme peut y trouver sa place, toute sa place.
3) Nous souhaitons pouvoir travailler en partenariat avec les institutions
présentes sur la ville. Le comité de Fosses na pas
quune vocation sociale ; il entend aussi créer des rencontres
culturelles, en participant ainsi pleinement à la vie locale.
|
|