Historique

De la préhistoire aux Gallo-romains
Moyen Age
Renaissance
Révolution
XIXe siècle
XXe siècle
XXIe siècle

 

De la Préhistoire aux Gallo-romains

Des vestiges d’habitat et d’activité humaine de l’époque néolithique (7.000 ans avant JC) ont été découverts sur la commune en 1993 par la JPGF . Le paysage et le sol expliquent les activités de ces premiers Fossatussiens : culture des céréales sur le plateau limoneux, élevage dans la vallée fertile. Bientôt, les techniques se développant, ils extraient du grès et fabriquent de meules à grain sur le plateau, dès le Néolithique et jusqu’au Moyen Age. Quant à l’extraction de l’argile et à la production potière dans la vallée, elle a vraisemblablement débuté à l’époque gallo-romaine, dès le IVe ou Ve siècle. L’avenue de Beaumont, une voie gallo-romaine commerciale reliant Meaux au port de Beaumont-sur-Oise, longe le nord de l’actuel territoire de Fosses. Elle permettait alors d’écouler les productions locales des nombreuses villae, grosses fermes disséminées, vers d’autres marchés.

 

Moyen Age

L’activité potière est avérée au VIe siècle après JC et elle évolue progressivement en véritable industrie locale. Aux IXe et Xe siècles, les poteries de Fosses sont diffusées dans toute la région. Les fouilles effectuées au village de Fosses entre 1991 et 2001 confirment un apogée de la production potière aux XIIe et XIIIe siècles, avec des dizaines d’ateliers en activité en même temps.
Les parties les plus anciennes de l’église Saint Etienne datent du XIIe siècle et sont de style roman : le chevet et le clocher. Le portail est gothique et date du XIIIe siècle. Quant au bas côté sud, le long de la Grand Rue, il est typique de la Renaissance.

 

Renaissance

L’église de Fosses semble être un but de pèlerinage important car elle abrite entre autres les reliques de Saint Etienne, Saint Vit (ou Guy), Saint Modeste et Sainte Crescence. Elles sont l’objet d’une vénération populaire et attirent des pèlerins. Cela justifie la construction au XVe siècle d’un reliquaire en pierre unique dans la région.
L’activité potière perdure et s’améliore, certaines pièces vernissées sont destinées à des châteaux et abbayes lointains. Cependant, l’argile s’épuise et les potiers-laboureurs suivent le filon d’argile et s’établissent plus à l’ouest, vers Bellefontaine, Lassy. En 1770, Fosses compte seulement 125 habitants, qui vivent principalement d’agriculture.

 

Révolution

 

Le château de Fosses, qui ressemblait plutôt à une ferme fortifiée, est démoli. Le fils du dernier seigneur de Fosses, Alexandre Lucien Letourneur, est inhumé dans l’église Saint Etienne le 16 mars 1789 à l’âge de 6 ans. Si les seigneurs de Fosses n’ont pas laissé de souvenirs marquants, le tiers état local (18 des 54 feux recensés sur Fosses) s’est acquitté avec zèle de la rédaction de son cahier de doléances. Il revendique l’abrogation de la taxe sur le sel et d’autres privilèges. Jean Jaurès le citera plus tard comme exemplaire.
Photo : plan de Fosses du

 

XIXe siècle

Fosses, petit village blotti autour de son église a oublié son histoire potière et vit principalement de l’agriculture. En 1859, la ligne de chemin de fer Paris-Chantilly-Creil est mise en service et passe entre Fosses et Survilliers. La gare se trouve à trois kilomètres du bourg, plus près de Survilliers, mais apporte un élan économique. « Il y a 260 habitants, une féculerie, un moulin à blé, il y transite de la vannerie, des grains, des vins, du charbon de terre, de la pierre de Marly et le cresson . » Les cressonnières de Fosses seront productives jusqu’à la 2nde Guerre Mondiale.

 

XXe siècle

De moins de 300 habitants au début du siècle, Fosses quadruple sa population en 30 ans. Une première vague d’urbanisation a lieu dans les années 20 avec le développement des jardins ouvriers et le lotissement de la France Foncière (350 pavillons) proche de la gare. L’école Henri Barbusse est construite entre 1932 et 1936.
Dans les années 40-50, le phénomène se répète : les cabanes de jardins ouvriers se transforment peu à peu en résidences principales de part et d’autre de la rue Camille Laverdure.
Dans les années 1970, une nouvelle vague d’urbanisation accélérée démarre. La ZAC du Plateau est créée. Le programme est constitué de 1 500 maisons individuelles et de 300 logements collectifs HLM. Fosses passe de 2 292 habitants en 1971 à 5 011 en 1973, à 7 039 en 1976.
Une équipe municipale de gauche est élue en 1977 et s’efforce de freiner cette expansion, de préserver les terres agricoles, le village, l’environnement, tout en construisant les équipements nécessaires à la nouvelle population jeune et active : écoles élémentaires Mistral et Daudet, stade Auguste Delaune et gymnase Cathy Fleury, Espace Germinal, Cinéma de l’Ysieux, Espace Loisirs Mosaïque… La population continue de croître mais plus doucement : 9 200 habitants en 1985, 10 045 en 1999, 9802 au dernier recensement (effectué en 2008).
Découverts en 1989 par la JPGF, des ateliers de poteries médiévales sont mis au jour. Des fouilles archéologiques se déroulent au village de 1991 à 2001, révélant d’abord mille ans d’histoire potière et plus récemment la fabrication de meules en grès de Fosses dès l’Antiquité.

 

XXIe siècle

 

A l’aube de l’an 2000, une réflexion est entamée sur le « centre ville » et un projet de rénovation est bâti en concertation avec les habitants. En 2006, le projet est approuvé par l’ANRU . Après les phases d’étude et de planification, les premiers travaux doivent débuter en 2010. Pour en savoir plus sur le projet de rénovation du centre ville cliquer ici.
Fosses n’oublie pas pour autant son passé et entend développer au village un centre d’interprétation autour de son passé potier dans le cadre d’Archéa, le musée intercommunal d’archéologie.